LE PROJET 2012 DE RÉPUBLIQUE SOLIDAIRE

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Le vote dans assemblées.

Wed, May 25 2011 10:57am CEST 1
Biloo
Biloo
247 Messages
Bonjour à tous et à toutes,

http://www.laviedesidees.fr/La-democratie-directe-de-la-Puerta.html?lang=fr

En lisant l'article suivant vous découvrirez peut être ce qui se passe en Espagne et dans le monde depuis le 15 mai. Néanmoins le point intéressant de cet article n'est pas l'évènement en lui même mais le descriptif détaillé de l'organisation du mouvement. Vous remarquerez que toutes les prises de décisions sont faites de manière rapide, efficace et démocratique par des assemblée de plusieurs dizaines voire centaines de personnes.
Le fait interessant c'est que toutes les décisions sont prises sans vote. Les idées et actions sont adoptée par l'assemblée par consensus, ainsi il n'y a pas de phénomène de majorité. Ces assemblées étant manifestement composé de gens d'horizons politiques et d'ages différents, ils arrivent à débattre, se mettre d'accord et valider une action politique (sens vrai du terme).

La question que je me pose est la suivante: Pour éviter les effets de majorité au sein du gouvernement Français, peut on se passer du vote? Peut on gouverner un pays sans vote à l'assemblée nationale? En ne fonctionnant que sur le système du consensus?
Le mot consensus est important car dans un sytème de vote, il y a ceux qui sont pour et ceux qui sont contre. Si une loi est votée, c'est qu'elle a été validée par une majorité de gens mais il y a toujours des gens qui n'en sont pas satisfait. Il y a donc plus de 50% de gens satisfaits et moins de 50% de gens insatisfaits par 100% de la décision. Dans le cadre du consensus, il y a 100% de gens satisfait par plus de 50% de la décision.
Dans le vote, il y a les pour et les contre. Dans la philosophie du consensus, il y a plus de liberté: "Je suis contre parce que... Je ne validerais ce choix que si.... "
C'est une approche autrement différente de la démocratie. Il ne s'agit pas d'imposer sa décision mais que la décision satisfasse toutes les parties à la fois, y compris les minorités.

Pensez vous qu'une telle approche soit applicable à nos assemblées nationales et régionales etc.. En considérant la réduction du nombre de sièges et avec un système de garde fou. Une adoption par le vote serait mise en place dans le cas ou le consensus ne semblerait pas possible. (Après un temps définit jugé trop long ou que le débat s'enlise)
Je pense pour ma part qu'il s'agit là d'une piste d'amélioration de notre système de décision important qu'il convient de considérer. Pour une démocratie réelle.

Thu, May 26 2011 12:07pm CEST 2
ChristianB
ChristianB
152 Messages
Rien ne vaut un vote qui passe par l'isoloir. Il faut du courage pour lever la main quand on est perdu au milieu d'une foule.
Entre cette philosophie et la réalité du terrain il y a un gouffre infranchissable. Il suffit qu'il y ait un petit groupe bien déterminé pour influer le vote dans le sens désiré.
On ne peut toujours être d'accord avec la majorité, c'est pour cette raison que le vote proportionnel doit être pris en compte. De même qu'un vote blanc doit être validé, ceci afin d'indiquer qu'aucune des solution proposées ne convient à l'électeur.
Ce qui se passe à l'étranger, dans la plupart des cas ne fonctionnera pas en France en raison de la mentalité Française. Ce qui n'empêche pas d'étudier ce qui se passe en dehors des frontières pour en tirer des leçons.
Thu, May 26 2011 12:25pm CEST 3
Biloo
Biloo
247 Messages
BIen d'accord avec la prise en compte du vote blanc. Si il était mis en place d'ici 2012, beaucoup de ménage serait fait!!

Après la il ne s'agit justement pas de vote. Les conditions de vote anonymes peuvent être garanties mais dans le cadre du consensus, techniquement, le texte n'est adopté qu'a 100% de pour. Ce qui en soit fait une enorme différence puisque personne ne peut se retrouvé en situation d'avantage par le texte. Le bi-partisme (gauche droite) qui nous déchire s'en voit disparaitre car le texte ne passe qu'en cas de consensus complet entre la majorité et l'opposition.
Thu, May 26 2011 01:13pm CEST 4
Stephane Berbigier
Stephane Berbigier
87 Messages
L'idée est intéressante mais ne risque-t-on pas de voir réduit chaque projet soumis à délibération à ses composantes les moins polémiques? Sera-t-il encore possible de faire des réformes en profondeur, de voir des changements de caps ou sera-t-on contraint de se contenter de demi-mesures et de compromis sans portée?
Thu, May 26 2011 02:12pm CEST 5
Biloo
Biloo
247 Messages
La cours des comptes par exemple est tombée sur l'impôt sur le revenu et à demandé une réforme. Tout le paysage politique est d'accord la dessus. Une réforme de la fiscalité va se faire, avec un profond changement de l'impôt sur le revenu. Avec le vote de la majorité, une nouvelle fiscalité tout aussi profitable aux plus riche est possible. Alors que si toutes les parties se mettent d'accord, il y a plus de chance que la réforme fiscale soit juste et équilibrée.

Le changement de cap ou la réforme en profondeur n'est pas conditionnée par le manque de compromis. Elle dépend entièrement de la majorité qui va imposer son point de vue. C'est ce que l'on observe dans la politique d'aujourd'hui et c'est sans doute une des raisons du bi partisme. Dans la mesure ou il y a des pour et des contre, il y a conflit (d'intérêt?). Aujourd'hui il y a la majorité et l'opposition. Le compromis c'est de briser ce système et d'avoir enfin des gens qui travaillent ensemble? C'e n'est évident du tout, car il faudra ranger les querelles de récréation que le bi-partisme à mis en place. C'est un fait. Mais c'est aussi justement le but de cette idée.
Mon, Jul 25 2011 01:58am CEST 6
Balouman
Balouman
2 Messages
L'idée serait pas mal pour les collectivités locales où je pense qu'il faut une plus grande démocratie directe. Cependant, au niveau national, je pense que le "consensus" va paralyser la machine législative et donner des lois vide de substance ou des demi-mesures dues au compromis. En effet, si en 1981, il aurait fallu le consensus pour voter l'abolition de la peine de mort, cette dernière aurait admise encore quelques années en France.

J'approuve l'idée de consensus pour briser la tyrannie de la majorité ou des parties politiques (qui nuit à l'appareil législatif) mais elle n'est pas la solution selon moi.

L'exemple que vous donnez Biloo, sur la réforme fiscale et plus précisément, l'impôt sur le revenu des personnes physiques, le consensus va être difficile car il y a trop de positions. Par contre, je pense que pour briser la tyrannie de la majorité parlementaire sur un sujet très important qu'est la fiscalité, on pourrait faire une réforme constitutionnelle pour que le projet de loi de finances et loi de financement de la sécurité sociale soit adopté par le Parlement, il faut deux tiers des voix pour permettre un certain consensus entre les différents courants politiques.

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