Le CONTRAT....
By lib'
Lire le dernier livre des 2 journalistes de Mediapart ,F Arfi et F Lhomme sur l’affaire de Karachi qui a conduit à la mort de 11 français, ingénieurs de la DCN et accrédite la thèse de rétrocommissions françaises à des fins de financement politique est un devoir pour tout citoyen qui croît encore à la démocratie et à la Justice.
Il y a, en fait, deux affaires, deux contrats de vente d’armes
par l’Etat français, l’un avec le Pakistan, l’autre avec les
Saoudiens.
Ces 2 contrats sont entachés d’opacités troubles,
d’intermédiaires sulfureux imposés au dernier moment, de montages
financiers d’une rare complexité via les paradis fiscaux qui
laissent présager une action d’envergure très pro.
Se trouvent en première ligne le monde Balladuro-sarkozien avec Pasqua, Léotard, Donnedieu de Vabres, Bazire, Guéant, Hortefeux, Copé dans une certaine mesure, au sein d’une guerre fratricide et sanglante avec les chiraquiens pour le pouvoir. Balladur perdra la première manche mais NS gagnera en 2007.
Ces contrats ont été signés tandis que Balladur était 1er Ministre, NS ministre du budget. Agosta le 21 Septembre 1994 et Sawari II en novembre 1994. Ce qui contredit la « fable » de Guéant hier !
C’est une histoire complexe, sous l’enquête des juges et d’une commission parlementaire freinées par une obstruction totale du gouvernement, arguant du « secret défense » pour ne livrer aucun document d’importance.
Des preuves sont avancées montrant la responsabilité de l’ouverture de compte off-shore au Luxembourg afin d’heberger les commissions qui disparaissent ensuite dans une nébuleuse via l’intermédiaire balladuro-sarkoziste : Ziad Takieddine et d’autres îles « off shore » et la police luxembourgeoise affirme qu’une partie des fonds passés au Luxembourg est revenu en France pour financer des campagnes politiques françaises ! Cette enquête est basée sur l’impressionnante masse de documents saisis à la société Heine(ouverte avec l’aval de NS) et chez ses anciens dirigeants.
De plus, une partie des documents n’ont pas été saisis « sur demande des enquêteurs français sur place ». Du jamais vu !
Quid du bordereau de dépôt d’une conséquente somme en espèce, versée au compte de campagne de Balladur en grosses coupures et dont le trésorier même de Balladur ne se souvient pas… ?
Quid des nombreux témoignages de personnalités autour de ce contrat s’étonnant de l’opacité inhabituelle, des procédures inhabituelles, des sommes inhabituelles de commissions demandées par les intermédiaires imposés par Balladur-NS ? Quid de Boivin, ancien dirigeant de Heine qui a fait chanter le gouvernement 6 mois après l’élection de NS français en réclamant 8 millions d’Euros afin de se taire ?
Enfin citons MEDIAPART :
« Axel Poniatowski, président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale A DIT Interrogé sur LCI mercredi 2 juin, le député UMP a déclaré: «Je suis absolument scandalisé par ces amalgames mis bout à bout pour salir le président de la République. Il y a eu Clearstream, est-ce qu'on va assister à un Clearstream 2 avec l'affaire de Karachi? Qui est derrière tout ça et qui veut salir le président de la République?» Il a ajouté: «Dans cette affaire il y a un détournement d'attention, parce que le sujet ce n'est pas les rétrocommissions [...] le sujet c'est pourquoi est-ce que vous avez des ingénieurs de la DCN qui ont été assassinés. Et je ne crois pas une seconde que ce soit pour des histoires de rétrocommissions mais beaucoup plus pour des histoires de commissions.»
La tentative de “clearstreamisation” de l'affaire de Karachi venant d'un député UMP est singulièrement intrigante. Elle rejoint, quasiment mot pour mot, la stratégie de défense de l'homme d'affaires d'origine libanaise Ziad Takieddine, l'un des intermédiaires«imposés» dans le contrat Agosta sur lequel pèsent les soupçons de rétrocommissions. L'intermédiaire est défendu depuis peu par MeOlivier Pardo, l'avocat d'Imad Lahoud qui a brutalement “chargé” – en vain – Dominique de Villepin lors du procès Clearstream. M. Takieddine, qui a tenté de faire interdire en justice la publication du livre-enquête Le Contrat – Karachi, l'affaire que Sarkozy voudrait oublier, se défend pourtant aujourd'hui d'être un proche des sarkozystes, malgré ses propres déclarations passées et, pour ne prendre qu'un seul exemple, son intervention en août 2007, avec l'aval de l'Elysée, dans la libération des infirmières bulgares, événement majeur du début de la présidence de Nicolas Sarkozy.
On ajoutera que l'analogie avec Clearstream (destinée à faire croire que l'affaire de Karachi serait un complot villepiniste) est tout bonnement absurde: Clearstream repose à la base sur un montage grossier, avec la fabrication de faux listings destinés à mettre en cause diverses personnalités. L'affaire dite de Karachi repose, elle, sur des milliers de documents et de témoignages dont l'authenticité ne saurait être sérieusement mise en doute.
Mais le plus savoureux dans la “sortie” d'Axel Poniatowski est son interprétation du possible mobile de l'attentat de Karachi, qui a tué le 8 mai 2002 onze employés de la DCN qui travaillaient à l'exécution du contrat Agosta. «Je ne crois pas une seconde que ce soit pour des histoires de rétrocommissions mais beaucoup plus pour des histoires de commissions», assure-t-il. En clair, si les Français sont morts, il faut s'en prendre à Jacques Chirac. Selon une des hypothèses d'enquête de la justice française, l'attentat de Karachi pourrait être la conséquence de l'arrêt, en 1996, par le pouvoir chiraquien, du versement de commissions dues à des intermédiaires suspectés d'être intervenus sur plusieurs marchés d'armement à la seule fin de financer de manière occulte les balladuriens.
Or, si les chiraquiens ont stoppé ces versements, en marge du contrat Agosta mais aussi de Sawari II, c'est précisément parce que l'ancien président de la République et sa garde rapprochée avaient acquis la conviction qu'un système de rétrocommissions avait été mis en place par le gouvernement Balladur dans le but de financer illégalement la campagne présidentielle de celui-ci. La déclaration de M. Poniatowski confirme donc que faire un lien entre les commissions versées sur ces deux contrats d'armement et l'attentat est pertinent, en contradiction totale avec M. Sarkozy qui a qualifié cette hypothèse de «fable»... »
La LDH condamne la justice d'exception.
By Hervé CheuzevilleSOS, on coule !
By lib'Texte d'un haut magistrat qui replace les choses à leurs places dans le débat actuel sur notamment la reforme de la procédure pé
By RAMHI 94Loppsi 2....
By lib'L’Assemblée Nationale planche aujourd’hui sur la Sécurité Intérieure (Loppsi 2) dans l’indifférence générale et pourtant….
En Septembre 2007 nait de la fusion des RG et de la DST , voulue par NS, le géant du renseignement policier : la DCRI.
Tout y est couvert par « le secret de la défense Nationale » : activités, moyens d’action, fichier Cristina, personnels et effectifs, organigramme…
Cette police peut travailler à l’abri des regards parlementaires, judiciaires et journalistiques !
Le champ secret défense a été élargi considérablement à l’été 2009 au détour d’une loi de « programmation militaire »
L’effectif de la police de l’ombre a, au bas mot, doublé ses effectifs que nul ne connaît vraiment. L’arsenal juridique des services policiers a été renforcé .
En 2 ans tous les responsables du renseignement français ont été nommé par NS qui contrôle toutes ces instances dotées de moyen hors normes, des fonds secrets à l’autorisation de mettre des personnes sur « écoutes gouvernementales », après avoir écarté Matignon une fois encore .
Le gouvernement a aussi créer des « lieux classifiés » où les juges d’instruction ne pourront plus entrer ou perquisitionner. Jusqu’alors, seuls les documents pouvaient être classés « secret défense ».
La capacité d’investigation des magistrats est encore réduite et le champ de la raison d’Etat accru sans limite et sans contrôle !
Où sont les contre-pouvoirs ?
La DCRI, nouveauté, contrôle « les individus, groupes, organisations et phénomènes de société, susceptibles… de porter atteinte à la sécurité nationale »
Qui sera visé dans cette nébuleuse ? Souvenons-nous de l’affaire de Tarnac et de l’arrestation de Julien Coupat et ses amis accusés de terrorisme « ultra-gauche » ( ????) et qu’il a fallu piteusement relâché faute de preuves…
Le doute est de mise sur la tentation de NS à transformer « sa » police secrète en police politique !
La justice aux ordres à savoir la relaxe de Dominique de Villepin, le Président aurait prononcé une autre phrase assassine.
By didier gibbsOn a tous compris pourquoi l’Omniscient veut la suppression du juge d’instruction. Le procès Villepin (pardon Clearstream) en est un parfait exemple. Marin a obéi par deux fois au president . En voici, si besoin était, une autre preuve et sous condition que le Canard Enchaîné ne nous raconte pas des cracs.
Monsieur Fillon pris en flagrant délit de mensonge !
By Pierre-Marseille de Saboulin
Mercredi matin, sur Europe
1, le locataire de Matignon s'est exprimé
pour le première fois sur l'affaire Clearstream. Et son
intervention a de quoi faire frémir non seulement les juristes,
mais plus globalement tout les justiciables, tout les citoyens
Français.
Il commence par affirmer qu'il « n'avait pas l'habitude de
commenter les décisions de justice ». La suite de son
intervention permet immédiatement de comprendre pourquoi. Le
premier ministre affirme de façon péremptoire, sûr de lui, une
contre-vérité saisissante :
« Tous les gens qui connaissent le fonctionnement de la
justice (...) savent que l'appel était automatique, il était
obligatoire (...) Ce qui aurait été anormal, c'est qu'il n'y eut
pas d'appel". »
Si Arias1
a tout lu, a tout vu, d'un pays du
Nord, Monsieur Fillon lui a tout lu, a tout vu de la justice, de
la justice de son propre pays... Les caractères sont décidément
immuables et évoluent peu, car force est de reconnaître que ni
l'un, ni l'autre ne sont des « honnêtes-hommes ».
On peut tout d'abord s'étonner de voir le subordonné d'un
« justiciable ordinaire » -ou qui souhaite se faire
passé comme tel- s'exprimer ès qualité de premier ministre, de
supérieur hiérarchique du garde des sceaux, elle-même supérieure
hiérarchique du procureur. Au nom de quoi s'exprime-t-il
concernant -ce qui est censé être- une affaire privé dans
laquelle le citoyen Sarkozy est partie civile ? Mais sur ce point
je crains que plus un seul habitant de ce pays ne soit
dupe.
Sur le fond de sa déclaration, Monsieur Fillon avance que l'appel
est obligatoire. De quel appel parle-t-il ? D'un appel général ou
d'un appel partiel ?
Certes à partir du moment ou un prévenu, condamné en première
instance, fait appel, le procureur fait un appel « en
réponse », pour « contrer l'argumentation » de
l'appelant. Si c'est sur ce point que s'est basé, un des
conseillers du premier ministre, pour lui souffler qu'il y a
avait automaticité de l'appel, il est urgent qu'il s'en sépare !
Dire qu'un appel est obligatoire, c'est considéré que ce dernier
est forcé, imposé, conforme... C'est donc ignorer la loi, et
l'espèce: l'affaire Clearstream ! Car le procureur peut faire un
appel partiel d'un jugement de première instance, en ne
contestant que les points qui lui paraissent juridiquement
faible, mal motivés. Et c'est précisément le cas quand le
procureur Marin ne fait pas appel de la relaxe de Denis Robert.
Passons.. L'appel de la relaxe de Dominique de Villepin est
sûrement plus obligatoire que celle de Monsieur
Robert.
Nul n'est censé ignoré la loi, surtout quand il s'exprime
publiquement à ce propos. Mais là encore Monsieur Fillon ne sait
pas que le parquet dispose de l'opportunité des poursuites, à
tout les stades de la procédure, tant au niveau du déclenchement
des poursuites, que des suites à donner, dont l'appel. On peut
d'ailleurs ldégager expressément d'une circulaire administrative
de la Chancellerie et de la doctrine du parquet, comme dit
précédemment, deux points:
- on ne fait d'appel général automatique, il faut évaluer au cas
par cas ;
- on interjette appel lorsque le prévenu est relaxé et que le
dossier est juridiquement faible.
Mais peut-être, qu'en l'occurrence, et plus précisément
concernant le relaxé Villepin, le premier ministre considère
qu'opportunité est synonyme d'obligatoire. Mais il s'agit dès
lors d'opportunité politique.
De l'avis d'une grande majorité des juristes ce qui est faible
dans ce dossier c'est le chef d'inculpation « complicité de
dénonciation calomnieuse par abstention », et non le
jugement du tribunal correctionnel, très clair et précis, on ne
peut plus motivé au vue des 327 pages qui le composent.
A l'appui de sa déclaration, Monsieur Fillon oppose, aux
commentateurs ignares que sont selon lui les journalistes, les
gens qui connaissent la justice. Est ce qu'un avocat membre du
conseil de l'ordre est un professionnel du droit pour le premier
ministre ? Apparemment non puisque l'une d'entre eux déclarait:
« le droit français laisse la possibilité au parquet de
faire un appel limité. Il est donc faux de dire que l'appel
général est automatique et obligatoire ».
Si monsieur Fillon se considère comme un fin connaisseur de la
justice, il devrait s'interroger sur la cohérence de ses paroles
et de ses actes. Car si l'appel est obligatoire dans la
conception qu'il se fait de la justice française et de son
fonctionnement, il ne faut pas supprimer les juges d'instruction
mais les procureurs et les remplacer par de simples greffiers. Il
est également inutile de lutter contre l'engorgement des
tribunaux, puisque ce dernier devient aussi automatique que
l'appel dans son système. Système véritablement kafkaïen car tout
citoyen accusé à tord ne pourra être reconnu innocent que devant
la juridiction suprême et encore... appel automatique
oblige.
Cette déclaration laisse tellement pantois, qu'on se demande si
le chef du gouvernement n'a pas confondu l'appel obligatoire et
la journée d'appel à la défense (obligatoire) ? Mais non. C'est
sa conception de la justice qui semble plus proche de celle d'un
régiment -qui doit obéir au commandant, le président de la
république-, qu'a cette justice du pays des droits de l'Homme,
ayant comme piliers son indépendance et l'égalité des
justiciables.
Non monsieur le premier ministre, ce n'est pas sur le parquet que
pèse une obligation d'appel, ou appel obligatoire ; mais sur vous
que pèse une obligation de résultat, ou résultat obligatoire.
Résultats en matière de croissance, de baisse du chômage, de
réduction des déficits, eu égard au mandat que vous a confié le
peuple français. Mais force est d'admettre, que vous êtes dans
ces domaines tout aussi incompétent qu'en droit.
1Personnage des « Caractères » de La Bruyère
Malaise dans la justice à Sciences-Politique (alias "assis-en-ce-pot")
By Christian BitardJ'ai trouvé "ça" dans ma boîte-aux-lettres, et je transmets à l'intention de ceux qui pourraient se rendre à cette journée d'étude intéressante et de circonstance (comme dirait Jacques Brel dans "Les ramparts de Varsovie").
Invitation Sciences Po Paris Journée d’étude exceptionnelle Malaise dans la justice Les mauvais jours finiront-ils ?A l’occasion de la sortie et de la projection du film ciné-frontières de Thomas Lacoste, Les Mauvais jours finiront. 40 ans de justice en France, plusieurs associations d’étudiants et L’Université alternative de Sciences Po Paris vous convient, en partenariat avec La Bande Passante et la participation de l’ANAFE, d’ATTAC, de la LDH, de MEDEL et du Syndicat de la Magistrature, à une journée d’étude autour des grands débats contemporains qui agitent la Justice en cette période de crise.
Le samedi 13 février 2010
Amphithéâtre Emile Boutmy, 27 rue Saint-Guillaume, Paris
VIIe
(Entrée gratuite sur inscription et casse-croûte (6€) sur
réservation impérative en cliquant
ici)
8h45 : Accueil du public et des intervenants
9h15 : Présentation et introduction de la journée par le
sociologue Frédéric Neyrat (modérateur de la journée d’étude) en
présence du cinéaste Thomas Lacoste et de Jonathan Bartoli
(coorganisateur pour l’Université Alternative de Sciences
Po)
9h30 : Le droit des mineurs par Marie-Pierre Hourcade et
Marie-José Marand-Michon (magistrates, respectivement
vice-présidentes au tribunal de grande instance de Paris et au
tribunal de grande instance de Créteil)
10h15 : Les droits des étrangers par Patrick Henriot (magistrat,
substitut général à la Cour d'appel de Paris)
11h : Pause café
11h15 : La justice face aux plus démunis par Aïda Chouk
(magistrate, vice-présidente au tribunal d'instance de
Vincennes)
12h : Le droit du travail : un rapport de forces permanent par
Patrice de Charette (magistrat, président de la chambre sociale à
la Cour d'appel de Toulouse)
12h45 : Pause déjeuner (casse-croûte, 6 €, sur réservation
impérative en cliquant ici)
13h30 : Corruption et criminalité économique et financière par
temps de crise avec Renaud Van Ruymbeke (magistrat, premier juge
d'instruction au pôle financier du tribunal de Paris) et Eric Alt
(magistrat, conseiller référendaire à la Cour de cassation,
vice-président de MEDEL – Magistrats européens pour la démocratie
et les libertés)
15h : Pause
15h15 : Projection du film ciné-frontières de Thomas Lacoste «
Les mauvais jours finiront. 40 ans de justice en France aux côtés
du Syndicat de la magistrature »
17h30 : Echange (ils veulent dire : "discussion") avec le
cinéaste Thomas Lacoste
17h45 : Conférence conclusive « Les droits de l’Homme par temps
de crise » par Jean-Pierre Dubois (président de la Ligue des
droits de l'Homme, professeur de droit constitutionnel et
d’histoire des idées politiques à l’Université Paris-Sud)
18h30 : Clôture.
Débat
Les communications seront impérativement inférieures à 30 minutes
pour permettre une reprise de 10 minutes avec la salle après
chaque intervention.
Site
Sciences Po Paris
Amphithéâtre Emile Boutmy
27 rue Saint-Guillaume
Paris 75007
Voir le plan
Accès
Métros : Saint-Germain-des-Prés (ligne 4) ou Rue du Bac (ligne
12)
Bus : lignes 39, 63, 68, 69, 83, 84, 86, 94 et 95
Déjeuner
Pour le déjeuner, compte tenu du programme dense et du peu de
lieux de restauration dans les environs, un « casse-croûte »
(sandwichs variés, boissons et café) sera assuré par la Maison
Julhès pour 6 € au sein de Sciences Po. Pour des raisons
inhérentes au règlement intérieur de l'Institut, il est impératif
de pré-réserver votre repas à cette adresse :
http://www.labandepassante.org/journee-justice-sciences-po-paris.php
(le règlement se fera à votre arrivée par chèque – à l'ordre de
L'Autre association – ou en espèces).
Sur place
Une table présentera les films et entretiens consacrés à la
justice réalisés par Thomas Lacoste ainsi que les ouvrages de
l’ensemble des invités.
Filmographie
http://www.labandepassante.org/lbp_dvdlist.php
Diffusion
Afin que cette journée soit un succès, nous vous invitons à
diffuser largement ce programme auprès de vos réseaux.
Contact
journeejustice@gmail.com
http://www.labandepassante.org
Dominique de Villepin et l’après Clearstream
By ReversusLe verdict de l’affaire Clearstream est enfin tombé : Dominique de Villepin a été relaxé de toutes les charges qui pesaient contre lui. Plus qu’une défaite morale, c’est un véritable Trafalgar politique que vit aujourd’hui N. Sarkozy. Mais il continue malgré tout de peser de tout son poids institutionnel sur la Justice…
Justice aux ordres
Plus la date fatidique de ce procès se rapprochait, plus Dominique de Villepin affichait une parfaite sérénité. Comme je l’avais évoqué après le procès, sa relaxe relevait de l’évidence.. Une victoire médiatique et judiciaire nette et sans bavures, auréolée du lapsus de N. Sarkozy à New York. Tout aurait donc pu s’arrêter à cette relaxe…
Aujourd’hui, N. Sarkozy ne supporte pas l’idée d’avoir perdu. Pourtant présent de bout en bout au cours de ce procès par l’intermédiaire de son avocat Thierry Herzog, qui a soutenu l’accusation sans relâche, il continue à a vouloir influencer la Justice et a poussé le procureur J.C Marin à faire appel. Ce n’est malheureusement pas la première fois que le Procureur de Paris, que l’on dit « doté d’un grand sens politique », se laisse dicter sa conduite.
En juin 2008, l’ancien hôte de Matignon avait été renvoyé devant le Tribunal de Grande Instance de Paris pour « complicité d’usage de faux, recel de vol et abus de confiance ». Le tribunal avait jugé peu crédible ces hypothèses : Jean-Claude Marin lui-même clamait en juin 2008 que les « charges n’apparaissaient pas suffisantes » pour justifier le renvoi de Dominique de Villepin devant le tribunal correctionnel. L’ancien secrétaire général de l’Elysée espérait donc le « non-lieu parfait », mais la position adoptée par Jean-Claude Marin a été contradictoire : vraisemblablement mis sous pression par l’Elysée, celui-ci a réclamé des juges Pons et d’Huy des « investigations complémentaires de contexte». L’avocat Yves Richard s’en était alors étonné : « La presse s’était fait l’écho que le procureur s’orientait vers un non-lieu pour M. de Villepin. Mais au final, le parquet a requis son renvoi en correctionnelle a minima après quelques mesures d’instruction qui n’ont rien apporté de neuf ».
Mais Jean-Claude Marin ne s’est pas contenté de cela. En tant que Procureur de Paris, il a soutenu en personne les charges d’accusation et, fait encore plus rare, il s’est exprimé en ce sens quelques semaines avant l’ouverture du procès sur Europe 1. Ainsi, il n’hésitait pas à claironner que Dominique de Villepin est « l’un des bénéficiaires collatéraux mais parfaitement conscient » de cette affaire, et d’annoncer qu’in fine, il « aurait raison ». Dans son réquisitoire, Jean-Claude Marin avait eu la main lourde. Jamais nous n’avions vu un procureur réclamer une peine aussi sévère pour une affaire de complicité par abstention : 18 mois de prison avec sursis, assortis d’une amende de 45.000 euros. Mais le Tribunal l’a débouté en réfutant point par point tous les élément de son réquisitoire. Après 5 ans d’instruction, les preuves se font toujours attendre.
Ceci n’a pas empêché pas Jean-Claude Marin d’annoncer, en passant une nouvelle fois sur Europe 1 sous l’œil attendri et bienveillant de J.P Elkabbach, qu’il ferait appel de cette décision. Dominique de Villepin affirme que cette décision a été prise par l’Elysée, ce que d’ailleurs tous les juristes soutiennent. Robert Badinter déclarait dans une interview au Monde que dans « le cas de Monsieur de Villepin, il est évident que la décision de faire appel n’a pas été prise sans l’accord – sinon à l’initiative – de la chancellerie et de l’Elysée. » La question est de savoir pourquoi l’Elysée a voulu prolonger ce « spectacle pitoyable » pour reprendre l’expression de l’ancien Premier Ministre ?
Les dessous de l’affaire Clearstream
Ce qu’il y a de plus frappant, outre la nouvelle bourde présidentielle, ce sont les sentences prononcées d’une même voix par les snipers de l’UMP. A travers ce déferlement d’attaques, on perçoit le degré de désarroi qui secoue la majorité… Pourquoi N. Sarkozy tient-il tant à prolonger l’affaire Clearstream ? La question demeure complexe.
Le premier objectif, c’est d’abord d’altérer au maximum l’image de Dominique de Villepin, de le faire passer pour un éternel justiciable aux yeux de l’opinion publique, pour un homme plus souvent dans les tribunaux que sur le terrain…
Ensuite, considérant que Dominique de Villepin est fermement déterminé à se présenter en 2012, l’idée est d’entraver au maximum sa campagne présidentielle. Le verdict judiciaire de l’affaire Clearstream restant en suspens, la candidature de l’ancien Premier Ministre paraît moins crédible. Dans l’attente de ce jugement, Dominique de Villepin n’aura que plus de difficultés à trouver des soutiens…
Enfin, il ne faut pas oublier que l’affaire Clearstream reste avant tout un formidable paravent derrière lequel se cache une autre affaire, bien plus importante celle-ci : l’affaire des rétro-commissions concernant les ventes de frégates françaises à Taïwan. Qui donc était Ministre du Budget à cette époque ? Nicolas Sarkozy. Malheureusement, ce dossier reste toujours frappé du Secret Défense, et tant que la première affaire Clearstream ne sera pas résolue, ce secret ne sera pas levé…
L’après Clearstream
A l’UMP, les déçus du sarkozysme sont légion. Dans les rangs de la majorité, beaucoup n’osaient pas jusque là afficher publiquement leur soutien à Dominique de Villepin, par peur de représailles. Mais, dans la journée qui suivait sa relaxe, toute une partie de la droite s’est littéralement décomplexée. Les chiraquiens d’abord : J. Chirac et A. Juppé sont très vite rentrés en contact avec l’ancien Premier Ministre pour le féliciter. Un F. Baroin qui s’était jusqu’alors toujours montré assez distant s’est même permis de défendre ce dernier publiquement. Bruno Le Maire a lui aussi rompu le silence en regrettant que cet appel l’empêche de revoir « son ami », rendu inaccessible par le contrôle judiciaire. Le Ministre de l’Agriculture a affirmé à plusieurs reprises qu’il « eût été bon de tourner la page ».
Nicolas Dupont-Aignan s’est quant à lui permis de frapper encore plus fort, en affirmant que cet appel est un « abus de l’appareil d’Etat, une instrumentalisation « décomplexée » de la Justice, jamais vus sous la 5ème République, [qui] sont indignes de notre pays et s’apparentent à une conception bananière de la pratique du pouvoir. » Il poursuit en tendant implicitement la main à Dominique de Villepin en vue d’un rassemblement gaulliste : « Que ceux qui doutaient à un moment de mon choix de quitter l’UMP il y a deux ans et de bâtir une vraie force politique indépendante, gaulliste, sociale et républicaine, ouvrent enfin les yeux : tout compromis avec ce régime, qui entraîne la majorité à sa perte, est impossible. Il faut faire allégeance au pouvoir, au clan, à la famille, ou essuyer ses foudres impitoyables. »
La preuve que la droite gaulliste et chiraquienne n’attend plus qu’une étincelle pour s’embraser. Si Dominique de Villepin parvient à faire oublier ce procès en étant force de propositions jusqu’en 2011, puis s’il réussit lors de cette nouvelle épreuve judiciaire à se poser une nouvelle fois en victime d’un abus de pouvoir présidentiel, il en sortira renforcé. Le second procès Clearstream devra être un catalyseur, et sa candidature un aboutissement logique de son combat. N’a-t-il pas déclaré cette semaine que « lorsqu’au sommet de l’Etat, l’exemple fait défaut, il faut que d’autres hommes se mettent à porter le fardeau du pouvoir » ?
Pearltrees sur le second procès (articles et vidéos) :
Star Clearstream Wars
By FMLLa Fédération Sarkozyste prend très mal la décision de stopper l'ascension de leur leader Naboo. Les tentatives de rapprochement font partie d'un complot visant à envahir la planète Matignon. Les Jedi parviennent à éviter l'intrusion de Naboo dans cette illustre demeure. Mais la galaxie subit une lourde perte, lors de la condamnation de Juppéus.
Dans le même temps, Naboo tend un piège Clearstream à son ennemi historique DDV, ministre du gouvernement et ennemi historique, en criant au scandale lorsqu'il apprend que ce dernier sait que son nom est sur une liste de comptes offshores et qu'il ne lui a pas dit.
Il devient difficile de contrer Naboo pour la prise de la planète UMP : les Jedi l'excluent alors du gouvernement, fonction incompatible... et nomment DDV premier ministre. Naboo, sonné, ronge son frein. Et jure la perte du jedi DDV, dont il va s'occuper à travers le complot Clearstream.
L'ATTAQUE DES CLONES
Roi de la planète UMP, Naboo met en place une armée. De son côté, le premier ministre DDV est menacé et défendu par les Jedi. Il échappe à une tentative de collusion, dans le dossier CPE.
Lors de son enquête, Obi-Wan découvre une mystérieuse armée de clones : les Sarkostroopers. Il suffit d'appuyer sur une commande pour lancer une attaque médiatique.
LA REVANCHE DES SITHS
Les complots qui minent la droite risquent d'emmener sa chute. Les querelles sont acharnées entre les Sarkozystes de Naboo, qui ont pris plusieurs milliers de planètes et les Jedis.
Naboo parvient à se faire élire président de l'UMP, et se fait voter des pouvoirs exceptionnels. Seul candidat à l'investiture pour la course à la magistrature suprême, il devient candidat, et l'emporte face à une gauche désorientée. Prenant plusieurs Jedi sous son aile, il entreprend de les mener vers le côté obscur de la Force...
Naboo demande à Anakin, un jedi justicier, également procureur, de renvoyer le Jedi DDV devant le juge dans le dossier Clearstream, histoire de le neutraliser.
UN NOUVEL ESPOIR
Naboo, devenu empereur, règne sur une galaxie désormais sous le contrôle des forces du mal, et continue d'explorer la Force pour étendre son royaume. L'ordre Jedi, décimé à son accession au pouvoir, n'est plus constitué que de quelques rebelles.
« Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine.. C'est une époque de guerre civile. À bord de vaisseaux spatiaux opérant à partir d'une base cachée, les Rebelles ont remporté leur première victoire sur le maléfique Empire galactique.
Au cours de la bataille, des espions Rebelles ont réussi à déchiffrer les plans secrets de l'arme absolue de l'Empire : Clearstream, un dossier explosif dotée d'un armement assez puissant pour anihiler la planète Chiraquie toute entière.
Poursuivie par les sbires sinistres de l'Empire, le prince Metzner file vers sa base dans son vaisseau cosmique, porteurs des plans volés à l'ennemi qui pourront sauver son client de l'inégibilité et restaurer la liberté dans la galaxie...»
Lors de la grande bataille judiciaire Clearstream, et malgré les efforts de Darth Marin, les rebelles remportent une première bataille sur l'Empire, avec la relaxe du Jedi DDV, détruisant ainsi Clearstream, l'arme de l'Empereur.
Liesse parmi les rebelles et leurs supporters. Furher de l'empereur.
L'EMPIRE CONTRE-ATTAQUE
Après la défaite subie au palais de Justice, l'Empire met tous ses moyens pour traquer les rebelles, et envoie Vador mener une nouvelle bataille : faisant appel, Vador contraint le Jedi DDV à affronter une nouvelle bataille.
TO BE CONTINUED...
Et n'oubliez pas que la dernière partie, c'est LE RETOUR DU JEDI !




