May
31st
By
Barcator
D'un certain point de vue, cela n'existe pas, il n'y aurait que des
fainéants au
chômage qui se « sustentent » de leurs allocations, ces «
accusés de la
société bien pensante et consommatrice » qui avec 400€/mois
pourrait se
payer des vacances dans l'île sœur ( faudrait pouvoir le démontrer
!). De
l'autre, ceux qui la mettent en exergue pour mieux imposer une
politique «
sociale sociale » sans apporter de solutions concrètes pour sortir
de la
situation, pire encore, qui la maintiennent en l'état pour mieux
afficher une
compétence.
Néanmoins, la misère dans notre pays, et à la Réunion existe bel et
bien et
nous nous en remettons à chaque fois aux initiatives de proximité,
quand
elles existent à bon escient, et même dans ce cas là, se battent au
quotidien
pour confirmer leur pérennité.
Mais j'aimerais bien qu'on me parle de ces retraités qui ne peuvent
plus
manifester aujourd'hui de leurs conditions de vie lorsque leurs
retraites
servent tout juste à payer les factures que nous impose la société
de
standing.
J'aurais aussi souhaité que l'on me parle de ce gars qui travaille,
mais qui ne
peut pas se payer un loyer et qui reste à dormir dans son véhicule,
sans que
qui que se soit puisse faire quelque chose pour lui parce qu'il
dépasse le
plafond ( il est bien bas depuis la crise de 2008 … ).
J'aimerais aussi qu'on me parle de l'enfant à qui on inculque la «
laïcité », «
l'égalité des chances », « le respect de l'autre », quand on lui
dit qu'il a de la
chance parce que « l'école pour tous », mais pas forcément au même
niveau,
pas aussi dans les même conditions, quand on veut payer des primes
aux «
grands responsables » pour produire de la « réussite » et quand on
menace
financièrement l'enfant pour son absentéisme.
Je souhaiterais qu'on me parle de la condition de vie de la maman,
seule à
combattre pour son enfant, obligée de ne pas l'éduquer parce
qu'absente
pour travailler, qui ne peut pas avoir le choix aujourd'hui, alors
qu'on lui
impose sa responsabilité parentale autant que sa responsabilité
salariale.
Parlez moi de celui qui bosse, un peu plus que les autres, parce
qu'il veut s'en
sortir, et qu'il a choisi ce petit ( tout petit ) contrat aidé pour
garder sa
dignité, mais à qui on refusera un projet de vie, parce que « pas
viable » par
sa banque, qui ne retrouvera pas d'emploi à l'échéance de son
contrat.
Dites moi qu'il y a assez de logement pour tous, qu'il n'y a pas de
flambée du
prix de loyer, et qu'il est facile de se loger à moindre frais
!
La vie économique change radicalement, tout augmente, les rapports
dans la
société passe aussi par internet, qu'il faut toujours payer une peu
plus, par sa
capacité à être mobile alors que le prix des véhicules et du
carburant ne font
pas de cadeau. La politique du déni de la pauvreté à la Réunion ne
doit plus
persister dans ce sens et c'est pourquoi Dominique de Villepin
propose le
revenu citoyen. Et il ne faut pas se tromper sur cette mesure, elle
consiste à
élever la France par la base pour que tous nous puissions profiter
d'une
meilleure condition de vie basée sur la dignité, la citoyenneté et
la cohérence
nationale.
Le revenu citoyen n'est que la pierre à l'édifice du projet pour
tous les
français, et le sortir de son contexte serait très périlleux. Il
implique,
notamment, le service citoyen qui a pour but de rendre la fierté de
celui qui
s'engage et qui souhaite la perspective d'un meilleur avenir. La
santé,
l'éducation, l'environnement, la mixité sociale, la défense de
notre pays sont
autant de thème à développer au sein du service citoyen. Une
refondation
des pouvoirs et des responsabilités amènera la Réunion et tous les
autres
départements et territoires d'Outre-mer à exister sur l'échiquier
politique
nationale par un Conseil National de L'Outre-mer, et qui permettra
de mieux
choisir notre orientation d'évolution économique et sociale.