Dominique de Villepin demande au gouvernement de revenir à la "réalité" (AFP, le 27/06/2012)
L'ancien Premier ministre a par ailleurs dit se poser la question d'un retour au sein de l'UMP
L’ex-Premier ministre Dominique de Villepin a demandé mercredi au gouvernement d'«atterrir» face à une situation économique d’une «très grande gravité».
«Je suis pour que le gouvernement atterrisse tout de suite, il faut atterrir !», a lancé le fondateur de République solidaire sur BFMTV-RMC. Ce qui signifie «comprendre que nous sommes dans une situation d’urgence économique».
«Il y a eu une campagne politique, des promesses ont été faites, mais la réalité est là», qui «s’impose à nous», a-t-il dit.
«Nous ne pouvons pas faire comme avant, notre modèle économique prend l’eau de toutes parts, je ne parle même pas de notre modèle social», a insisté celui qui fut chef de gouvernement de Jacques Chirac.
Parmi les solutions qu’il préconise : la «souveraineté partagée avec les Européens», pour résister aux grands pays émergents. Ce qui suppose, «bien sûr», plus de contrôle européen sur les budgets nationaux.
«Dans la situation de marasme économique de l’Europe, nous devons accepter un peu plus d’inflation», a-t-il encore recommandé.
L’ex-Premier ministre, fondateur de son propre parti, République solidaire, a par ailleurs indiqué se poser la question d’un retour dans sa famille politique d’origine, l’UMP, en soulignant l’exigence de «rassemblement». Il avait annoncé en février 2011 qu’il quittait l’Union pour un mouvement populaire.
Interrogé sur ce point, il a répondu : «Je me pose la question. L’opposition a un choix à faire. Est-ce qu’elle veut peser, faire des choix positifs, constructifs au fil des prochaines années, se réorganiser pour laisser plus de place à la diversité ?»
Dominique de Villepin avait engagé une candidature à la présidentielle avant de jeter l'éponge, faute d’un nombre de parrainages suffisant. «J’ai vu Jean-François Copé, je vais voir Alain Juppé, François Fillon, Jean-Pierre Raffarin», a-t-il détaillé. «Nous avons besoin de nous rassembler, c’est l’exigence du moment».
Quant à l’inventaire des années Sarkozy réclamé par certains à l’UMP, Villepin aurait «souhaité qu’il soit fait en marchant». «Je n’ai pas cessé de poser une exigence critique» au fil du quinquennat.

7 Commentaires
République Solidaire ?:"Nous allons nous remettre sur les rails"
Continue comme ça, François, et tu finiras pire que Sarko.
En tout cas, l'Etat va pouvoir maintenant financer l'entretien des terrils de charbon du grand ch'nord sans risquer de se faire épingler par l'opposition pour dépenser inconsidérément l'argent du contribuable puisque c'est l'ONU qui a reçu puis donné le feu vert pour faire entrer ces montagnes de détritus dans le patrimoine mondial de la culture des humains. Faudra bien les entretenir désormais...
C'est Martine Aubry qui va être contente, elle qui se fait passer chaque fois qu'elle le peut pour plus-vert-que-moi-tu-meurs; surtout depuis la victoire de François Hollande aux primaires socialistes et encore plus depuis la nomination de Jean-MArc Ayrault au poste de Premier Ministre.
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