Dominique de Villepin, "Faire émerger un nouveau chef ne s'improvise pas" (interview, Libération, le 28 août 2012)
Pour Dominique de
Villepin, la guerre des chefs à l’UMP et la frénésie
sarkozyste révèlent d’abord une droite déboussolée par
la défaite.
Il les a «tous vus» ou presque. Jean-François Copé,
Alain Juppé, Bruno Le Maire, sans oublier Alain Juppé,
qui a annoncé hier qu’il se retirait de la course pour
la présidence de l’UMP. Il compte aussi s’entretenir
avec François Fillon. Pourtant, Dominique de Villepin
assure qu’il trouverait «déplacé» de se mêler de la
compétition au sein de l’UMP, son ancienne famille
politique. Et il ne prendra pas part à la consultation
militante de novembre : «Difficile de voter quand on
n’est pas membre d’un parti.» L’ex-Premier ministre,
qui avait renoncé à concourir à la présidentielle au
printemps, entend tout de même faire entendre sa «voix
indépendante» dans la reconstruction de l’opposition.
Simple commentateur ? «Sûrement pas !»
A la veille du congrès pour désigner son
président, l’UMP est en plein débat. N’êtes-vous pas
tenté d’y prendre part ?
Absolument pas ! Ayant choisi, ces dernières années, une démarche d’indépendance pour la recherche d’une union nationale, je trouverais déplacé de me mêler de la campagne électorale de l’UMP. J’y ai des amitiés anciennes, mais ma priorité est de contribuer à la définition d’une politique forte pour la France. Et ce au moment où nous devons faire des choix qui seront déterminants pour les prochaines années.
Absolument pas ! Ayant choisi, ces dernières années, une démarche d’indépendance pour la recherche d’une union nationale, je trouverais déplacé de me mêler de la campagne électorale de l’UMP. J’y ai des amitiés anciennes, mais ma priorité est de contribuer à la définition d’une politique forte pour la France. Et ce au moment où nous devons faire des choix qui seront déterminants pour les prochaines années.
N’avez-vous pas de préférence dans la
compétition interne qui s’est engagée ?
Chacun connaît mes liens avec Jean-François Copé ou Bruno Le Maire. Mais j’ai aussi de l’estime pour François Fillon et j’ai apprécié l’énergie de Nathalie Kosciusko-Morizet. Je regrette que l’union ne l’emporte pas. Alain Juppé avait utilement proposé une candidature de rassemblement déconnectée de la prochaine présidentielle.
Chacun connaît mes liens avec Jean-François Copé ou Bruno Le Maire. Mais j’ai aussi de l’estime pour François Fillon et j’ai apprécié l’énergie de Nathalie Kosciusko-Morizet. Je regrette que l’union ne l’emporte pas. Alain Juppé avait utilement proposé une candidature de rassemblement déconnectée de la prochaine présidentielle.
L’élection qui aura lieu en novembre ne doit
donc pas, selon vous, permettre de désigner le leader
de la droite en 2017 ?
Faire émerger un nouveau chef, cela ne s’improvise pas. C’est beaucoup trop tôt pour permettre à une primaire de se dérouler. Nicolas Sarkozy reste aujourd’hui, pour la plupart des dirigeants et des militants, le chef naturel.
Faire émerger un nouveau chef, cela ne s’improvise pas. C’est beaucoup trop tôt pour permettre à une primaire de se dérouler. Nicolas Sarkozy reste aujourd’hui, pour la plupart des dirigeants et des militants, le chef naturel.
Est-ce la raison pour laquelle les candidats à
la présidence de l’UMP rivalisent de fidélité au
sarkozysme ?
Il est normal qu’au lendemain d’une défaite, l’UMP soit déboussolée. Elle essaie de se retrouver autour de la figure qui a fait les belles heures de l’UMP. C’est la ligne qui s’impose. Mais l’opposition doit aussi se tourner vers l’avenir. L’urgence, aujourd’hui, est d’unir l’opposition. C’est ma priorité plutôt qu’une nouvelle bataille électorale.
Il est normal qu’au lendemain d’une défaite, l’UMP soit déboussolée. Elle essaie de se retrouver autour de la figure qui a fait les belles heures de l’UMP. C’est la ligne qui s’impose. Mais l’opposition doit aussi se tourner vers l’avenir. L’urgence, aujourd’hui, est d’unir l’opposition. C’est ma priorité plutôt qu’une nouvelle bataille électorale.
Votre mouvement, République solidaire, semble
en sommeil. Comment comptez-vous vous faire entendre
?
Ce mouvement continue à exister, nous verrons au cours des prochaines semaines sous quelle forme. L’opposition a vocation à se réorganiser et il y a de la place pour des voix indépendantes, des voix d’expérience de diverses sensibilités.
Ce mouvement continue à exister, nous verrons au cours des prochaines semaines sous quelle forme. L’opposition a vocation à se réorganiser et il y a de la place pour des voix indépendantes, des voix d’expérience de diverses sensibilités.
A l’UMP, les «petits» candidats se plaignent
d’un système verrouillé (lire ci-contre). Vous avez
connu des difficultés similaires pour la
présidentielle…
Il y a une réflexion globale à mener, tant pour la présidentielle qu’à l’échelle des partis. On se trouve confrontés à des modes de sélection peu adaptés, qui empêchent le renouvellement. Tous ceux qui ont une voix doivent pouvoir participer au débat.
Il y a une réflexion globale à mener, tant pour la présidentielle qu’à l’échelle des partis. On se trouve confrontés à des modes de sélection peu adaptés, qui empêchent le renouvellement. Tous ceux qui ont une voix doivent pouvoir participer au débat.
Impôt européen, mutualisation d’une partie des
dettes nationales… Vous plaidez pour le renforcement de
l’intégration européenne. Ce projet peut-il être
accepté ?
Il y a un grand malentendu sur l’Europe. Transfert de souveraineté n’équivaut pas à perte de souveraineté : la perte de souveraineté est déjà là, puisque nous n’avons pas les moyens de définir une politique économique et monétaire. Il faut accepter que nous ayons besoin du levier européen pour agir à travers une souveraineté partagée et retrouvée. J’aspire à ce grand saut européen.
Il y a un grand malentendu sur l’Europe. Transfert de souveraineté n’équivaut pas à perte de souveraineté : la perte de souveraineté est déjà là, puisque nous n’avons pas les moyens de définir une politique économique et monétaire. Il faut accepter que nous ayons besoin du levier européen pour agir à travers une souveraineté partagée et retrouvée. J’aspire à ce grand saut européen.
Faut-il, pour cela, un nouveau traité
?
Oui. La vérité, c’est que l’Europe telle qu’elle est n’est pas efficace. Et, pour qu’elle soit efficace, il faut qu’elle se donne de nouveaux outils. Il faut avoir un gouvernement économique, une mutualisation d’une partie des dettes nationales, un budget européen significatif, un président du Conseil européen élu au suffrage universel. Sans quoi, la politique européenne restera largement incantatoire et il n’y aura pas de salut, ni pour la Grèce, l’Espagne, l’Italie ni - soyons honnêtes - pour la France. Pour commencer, cela signifie se donner du temps et se donner un cap. Nous n’aurons rien gagné à demander aux pays du Sud de se saigner à blanc pour mourir guéris. Il faut allonger le calendrier tous ensemble, pour sortir de la spirale de la récession.
Oui. La vérité, c’est que l’Europe telle qu’elle est n’est pas efficace. Et, pour qu’elle soit efficace, il faut qu’elle se donne de nouveaux outils. Il faut avoir un gouvernement économique, une mutualisation d’une partie des dettes nationales, un budget européen significatif, un président du Conseil européen élu au suffrage universel. Sans quoi, la politique européenne restera largement incantatoire et il n’y aura pas de salut, ni pour la Grèce, l’Espagne, l’Italie ni - soyons honnêtes - pour la France. Pour commencer, cela signifie se donner du temps et se donner un cap. Nous n’aurons rien gagné à demander aux pays du Sud de se saigner à blanc pour mourir guéris. Il faut allonger le calendrier tous ensemble, pour sortir de la spirale de la récession.
Diriez-vous, comme Bruno Le Maire, que François
Hollande est passé «maître en procrastination»
?
Je crois surtout qu’il est difficile pour le président de la République, compte tenu du piège de la démocratie d’opinion, de s’extraire du temps court pour imposer le temps long. On peut appliquer à la lettre le programme présidentiel, ça ne réglera en rien les problèmes du pays. C’était exactement pareil en 2007. C’est toujours le même piège électoral. Le cœur de l’action politique, ce n’est pas ça. C’est de faire face aux réalités. Personne ne peut être élu sur un programme de réforme et de rigueur. C’est pourtant cela dont notre pays a besoin : de rigueur pour réformer l’Etat et maîtriser ses dépenses publiques ; de réformes structurelles pour remettre à flots son économie. Quelle est la politique de compétitivité que doit mener notre pays pour permettre sa réindustrialisation ? Est-ce qu’on peut s’escrimer à mettre des millions dans des secteurs qui n’ont plus la capacité à survivre ?
Je crois surtout qu’il est difficile pour le président de la République, compte tenu du piège de la démocratie d’opinion, de s’extraire du temps court pour imposer le temps long. On peut appliquer à la lettre le programme présidentiel, ça ne réglera en rien les problèmes du pays. C’était exactement pareil en 2007. C’est toujours le même piège électoral. Le cœur de l’action politique, ce n’est pas ça. C’est de faire face aux réalités. Personne ne peut être élu sur un programme de réforme et de rigueur. C’est pourtant cela dont notre pays a besoin : de rigueur pour réformer l’Etat et maîtriser ses dépenses publiques ; de réformes structurelles pour remettre à flots son économie. Quelle est la politique de compétitivité que doit mener notre pays pour permettre sa réindustrialisation ? Est-ce qu’on peut s’escrimer à mettre des millions dans des secteurs qui n’ont plus la capacité à survivre ?
Vous pensez à l’automobile ?
Il faut que l’on reconvertisse l’économie autour de quelques axes forts. Dans tous les secteurs en difficulté - textile, sidérurgie, automobile -, il y a des choix à faire et des atouts à développer. Nous ne sauverons pas des emplois partout. Alors, se battre pour permettre des reconversions par une politique de formation et une politique d’innovation, oui ! Mais vouloir, à tout prix, porter à bout de bras des secteurs qui ne sont pas des secteurs d’avenir, non ! Dans un contexte de crise, c’est difficile d’annoncer aux Français que leurs préoccupations quotidiennes passeront après la définition de grands actes stratégiques… Vous savez, on ne guérit pas d’une maladie grave à coups de cachets d’aspirine et on ne règle pas les problèmes d’éducation à coups de sucettes et de bonbons. La question pour la France, c’est : est-ce que les Français sont prêts à payer le prix du changement ? C’est à cette capacité de faire preuve de détermination et de pédagogie qu’on reconnaît un homme d’Etat.
Il faut que l’on reconvertisse l’économie autour de quelques axes forts. Dans tous les secteurs en difficulté - textile, sidérurgie, automobile -, il y a des choix à faire et des atouts à développer. Nous ne sauverons pas des emplois partout. Alors, se battre pour permettre des reconversions par une politique de formation et une politique d’innovation, oui ! Mais vouloir, à tout prix, porter à bout de bras des secteurs qui ne sont pas des secteurs d’avenir, non ! Dans un contexte de crise, c’est difficile d’annoncer aux Français que leurs préoccupations quotidiennes passeront après la définition de grands actes stratégiques… Vous savez, on ne guérit pas d’une maladie grave à coups de cachets d’aspirine et on ne règle pas les problèmes d’éducation à coups de sucettes et de bonbons. La question pour la France, c’est : est-ce que les Français sont prêts à payer le prix du changement ? C’est à cette capacité de faire preuve de détermination et de pédagogie qu’on reconnaît un homme d’Etat.
Sur la crise syrienne, vous avez manifesté une
certaine impatience. Qu’avez-vous concrètement à
reprocher à François Hollande ?
Je ne fais de reproche à personne, j’essaie de m’appuyer sur ma propre expérience. Une bonne diplomatie, c’est une diplomatie qui est en initiative. Parce que c’est comme ça que l’on peut tirer les fils qui vont permettre l’action. Sur la crise syrienne, il y a l’action humanitaire, s’efforcer de limiter les massacres qui ont lieu en Syrie. J’avais proposé des couloirs protégés, une zone d’exclusion aérienne partielle, parce que c’est un moyen de mettre la pression sur le gouvernement syrien. Je pense aussi à la justice pénale internationale. Elle est trop lente, elle devrait aller beaucoup plus loin dans la définition des responsabilités d’un régime qui commet de telles exactions pour rétablir une notion de responsabilité à tous les échelons. Les sanctions financières, elles aussi, doivent être renforcées et adaptées. Enfin, il faut accompagner une stratégie politique alternative pour la Syrie, ça veut dire multiplier les contacts avec les parties à la fois en Syrie et dans sa région, à travers une diplomatie de navette. Il faut donner des dents à la diplomatie.
Je ne fais de reproche à personne, j’essaie de m’appuyer sur ma propre expérience. Une bonne diplomatie, c’est une diplomatie qui est en initiative. Parce que c’est comme ça que l’on peut tirer les fils qui vont permettre l’action. Sur la crise syrienne, il y a l’action humanitaire, s’efforcer de limiter les massacres qui ont lieu en Syrie. J’avais proposé des couloirs protégés, une zone d’exclusion aérienne partielle, parce que c’est un moyen de mettre la pression sur le gouvernement syrien. Je pense aussi à la justice pénale internationale. Elle est trop lente, elle devrait aller beaucoup plus loin dans la définition des responsabilités d’un régime qui commet de telles exactions pour rétablir une notion de responsabilité à tous les échelons. Les sanctions financières, elles aussi, doivent être renforcées et adaptées. Enfin, il faut accompagner une stratégie politique alternative pour la Syrie, ça veut dire multiplier les contacts avec les parties à la fois en Syrie et dans sa région, à travers une diplomatie de navette. Il faut donner des dents à la diplomatie.
Comment vous définiriez-vous aujourd’hui ?
Comme un commentateur ou un acteur de la vie politique
?
Commentateur, sûrement pas ! On peut penser que la vie politique est encore soucieuse d’idées, de propositions, d’innovation. Je crois à la responsabilité des hommes, bien au-delà des partis. A partir de là, plaider pour des réformes, alerter, stimuler, encourager, je crois que c’est le devoir de l’expérience.
Commentateur, sûrement pas ! On peut penser que la vie politique est encore soucieuse d’idées, de propositions, d’innovation. Je crois à la responsabilité des hommes, bien au-delà des partis. A partir de là, plaider pour des réformes, alerter, stimuler, encourager, je crois que c’est le devoir de l’expérience.
Et reprendre un jour des responsabilités, vous
le souhaitez ?
Ça, nous verrons. Ce que je veux, c’est contribuer à une prise de conscience de la gravité des enjeux. Je ne veux pas me résoudre au déclin économique et politique de notre pays. Notre souci doit être l’intérêt général. Même si ce n’est pas toujours audible ni facile.
Ça, nous verrons. Ce que je veux, c’est contribuer à une prise de conscience de la gravité des enjeux. Je ne veux pas me résoudre au déclin économique et politique de notre pays. Notre souci doit être l’intérêt général. Même si ce n’est pas toujours audible ni facile.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Commentaires
Top Authors
-
354 blogs posted -
237 blogs posted -
167 blogs posted -
75 blogs posted -
39 blogs posted

37 Commentaires
Ainsi selon le dernier baromètre Ipsos pour le Point vous êtes à la fin du mois d'Août classé 23 ème au palmarés des leaders politiques au lieu de 30ème lors de ce même sondage de juillet , avec 32 % d'avis favorables au lieu de 31 % le mois précédent , dans un mouchoir de poche avec JL Copé , vous êtes devant BLMaire à la 31ème place avec 27% , Valérie Pécresse 29ème avec 30% et Laurent Wauquiez 36éme avec 24% , tous vos amis politiques qui pourtant s'activent beaucoup et occupent actuellement le devant de la scène .
Il n'y a effectivement aucune raison de vous contenter d' être spectateur quand en bon marathonien vous pouvez mener encore de bien belles courses !
Il dit qu'il faut un nouveau traité pour l'Europe. Soit, mais cela prend du temps et qui en Europe aura une voix assez forte pour se faire entendre? Angela Merkel dont l'attitude reste obstinée et donc difficile à convaincre ? François Hollande qui peine à se faire écouter? Ou bien Mr Junker?
Laissons les courtisans sarkozystes s'étriper ! Quant aux "perroquets déchus",la défaite décuple leur méchanceté et leur haine à l'égard de ceux qui avaient vu juste.
en attendant demain Jeudi la conférence de DdeVILLEPIN à Genève sur" L'EUROPE,ONU,Etc..."(voir AGENDA)
INTERVIEW E1 - "Il faut être lucide, il ne s’est pas passé que des bonnes choses au cours de ces cinq dernières années. Il faut désormais gérer tout cela", a déclaré Thierry Breton, président-directeur général d'Atos, jeudi matin sur Europe 1.
"Je me réjouis que cette règle d’or soit décidée et appliquée le plus vite possible. Ce traité va complètement contraindre l’ensemble des acteurs publics à faire les efforts qui vont être nécessaires. La France, entre 2007 et 2012, est le seul pays du monde à avoir augmenté de plus de deux points sa dépense publique", a-t-il ajouté.
Voir clair et l'exprimer,c'est courageux surtout par les temps qui courent...dans l'opposition ! Bravo Monsieur le Ministre BRETON
" Pour commencer, cela signifie se donner du temps et se fixer un cap. Nous n'aurons rien gagné à demander aux pays du Sud de se saigner à blanc pour mourir guéris."
La règle d'or, inscrite dans la constitution, nous oblige et nous enferme. DdV parle aussi d'une nécessité d'un nouveau traité, qui serait voté démocratiquement, celui-là j'espère.
En tout cas c'est une trés belle rentrée pour DDV au mieux de sa forme .
Sans prendre part au débat au sein de l'UMP, je souhaite par les quelques réflexions jointes, contribuer à la contruction de l'Union Nationale qui doit être décrétée contre cette "Guerre Economique Mondiale" que nous subissons depuis 2008.
Tout dabord, il serait bon que l'UMP , pour se tourner plus facilement vers l'avenir, compare les bilans laissés par la Présidence de M CHIRAC et celle de M SARKOZY (même si celle-ci a été plus courte).
Dans le premier cas, les ambitions Présidentielles au service de l'intérêt général, étaient telles que les 2 meilleurs d'"entre-nous" ont été sacrifiés pour tenter de réformer la FRANCE et de la rendre GAGNANTE.
Avons-nous vu une prise de risque de ce niveau sous le dernier quinquennat ?
De plus, si l'UMP ne tombe pas dans les facilités que lui accordent ses moyens financiers (qui risqueraient de la voir courrir à sa perte), alors la FRANCE aura peut-être la chance de voir émerger de ce Parti Politique, un vrai projet de Refondation Economique, Politique et social dont notre Pays a besoin.(projet déjà proné par M de Villepin).
Ensuite, si le Président actuel, pouvait proposer un retour de la durée légale du travail à 37h par semaine en contrepartie de l'octroi de pouvoirs plus étendus envers les Organisations Syndicales (permettant de mieux vérifier la bonne utilisation des efforts consentis au bénéfice de TOUS), je commencerai à entrevoir une issue plus victorieuse pour les forces productives de notre" Beau Pays".
Enfin, si ce dernier cherche une personnalité Politique trés expérimentée, capable de redresser la situation en un temps record et qui a prône les 2 mesures ci-dessus, je suis sûr que vous pensez à la même personne que moi.
J'espère que vous réagirez vigoureusement à mes propos.(et même les critiquer durement!).
Si mon entreprise réussit, alors je sais que nous serons demain de plus en plus nombreux à refuser le déclin de notre Pays.
Et nous savons que nous avons tous en nous, l'energie du Renouveau dont la FRANCE a besoin.
Rassemblons-nous !
A BIENTOT
PS: j'espère que NANOU mettra un "beau sondage" dont elle a le secret derrière mon commentaire.
Cependant il faut voir ces mêmes , dés que comme la grenouille , joyeusement ils remontent à l'échelle du beau temps , combien ils réjouissent le moral ... jusqu'à celui des plus prestigieux personnages de l'Etat qui discrètement y ont jeté un oeil !
Force est de constater que la popularité de Dominique de Villepin se situe depuis plusieurs mois au beau fixe puisqu'elle est meilleure même que celle des benjamins de l'UMP qui pourtant s'agitent beaucoup en vu de l'élection à la présidence de leur parti .
En tout cas , un grand merci à Jean-Luc et à Maître Pierre ( il se reconnaîtra ! ) pour m'avoir , au lieu de me prescrire quelque anti-douleur inutile , suggéré - plutôt que me lamenter - de regarder et d'écouter la conférence tenue par DDV à Genève ... Ce fut un beau moment ... mieux qu'un médicament aprés disons ... une chute et quelques bleus ... un vrai traitement ... de cheval pour bien me remettre en selle !
Vercors, si le président actuel proposait les 37 heures, ce serait un vrai miracle. Mais il devrait vite en profiter pendant que Martine Aubry est encore occupée dans son parti.
Enfin, je dis ça, je ne devrais pas, car pour moi personnellement , cela ne me concerne pas. Je laisse le soin à d'autres de voir s'il pourraient y souscrire.
Remettons RS sur les rails et rallumons la flamme.
La difficulté est de traduire cette avance pour l'opinion...
Il est un moment où l'assaut est la seule solution pour être écouté et entendu !
Dans cette course à l'UMP , Bruno Lemaire fait des propositions très intéressantes et différentes des 2 candidats favoris mais malheureusement il n'obtiendra pas le nombre de signatures. Dommage!
Se tenir à l'écart , au dessus de ce vivier en ébullition en spectateur attentif et ne pas s'interdire de donner son sentiment à ses amis plus investis que lui , comme BLM , c'est ce qu'il a de mieux à faire dans ce match où in fine il n'aurait , lui , que des coups à prendre , assuré qu'il est de ne pas gagner : n'oublions pas ce sondage récent auprés des militants umpistes qui montrait que 58% d'entre eux étaient toujours favorables à NS et qui donc ne voteraient pas pour DDV en tant que Président de l'UMP !
En tout cas il est dommage de constater que BLM qui effectivement est celui de loin qui tient le meilleur discours donc le mieux la corde ne décolle pas dans les sondages : mais qu'est-il allé se fourvoyer dans cette galère , pourquoi ne pas être resté en retrait de ce combat de coqs où Guaino a trouvé sa place mais où lui , BLM , ne semble pas plus à l'aise que lorsqu'il était ministre du gouvernement sous la présidence de NS ?
Dans cette guerre des chefs , DDV n'a effectivement , Jany , rien à y faire , rien à prouver . Il y aura d'autres combats où là il sera reconnu à sa juste valeur , où il pourra montrer ses qualités d'Homme , un grand , d'Etat : celle d'un rassembleur et meneur d'hommes , et là gageons que les Français enfin ouvriront les yeux et le choisiront !
Pour DDV rien n'est perdu , tout commence , tout recommence , chabadabada !
Cela fait des mois qu'il est en retrait, qu'il fait des déclarations avec peu d'eccho. Cela ne peut durer, d'autant que, comme vous le dites, BLM, son élève à une époque, n'a pas dépassé le maître et n'a aucune chance dans cette élection. S'il ne veut retourner à l'ump, ce que je comprendrais très bien, il lui faut trouver le moyen de se faire entendre et comprendre au plus tôt pour faire adhérer à ses idées et à sa méthode. Je crains que sinon il ne devienne qu'un commentateur de la vie politique qui certe aura raison, mais sans pouvoir.
DDV aura bien d'autres occasions de briller , rassurez-vous , il est de la race des aigles , il n'est nullement abattu et c'est à nous de lui donner du pouvoir en relayant ses propos et en militant à RS plus que jamais , avoir perdu une bataille n'est rien , il y aura bien d'autres combats à mener derrière lui soyez-en assuré , DDV l'a dit : il n'est pas question pour lui de se retirer de la vie politique et comme vitesse et précipitation ne mènent à rien , donnons lui le temps sans toujours exiger en retour des preuves , militer c'est avant tout lui faire confiance !
Didier RIEU, vous rêvez! DDV se ridiculiserait s'il recherchait ces signatures pour être à l'UMP, d'autant plus qu'il en est parti!
Vcom devrait être le lieu de cette parole, commentée, relancée, contestée si besoin est.
Il y a 2 écueils à Vcom :
_Se rétrécir dans une parole de cour et de copinage. C’est toujours un risque quand il n’y a pas de nouveaux.
_ Trahir sa vocation d’origine qui est de prendre distance par rapport au clivage droite-gauche, et qui propose l’ indépendance et l’union (le rassemblement) plutôt que les ruptures.
M de Villepin est dans une attente_qui agit_ probablement auprès de sa famille d’origine, et dans une réflexion par rapport au devenir de RS. Ceci dépend en partie de nous.
Certains , et surtout si DdV y adhère retourneront à l’UMP sans problème. Resteront-ils aussi solidaires de RS et de Vcom, qui serait alors un espace de rencontre des idées et des courants,
sans parti pris (c’est le cas de le dire) sans langue de bois. ?
D’autres peut-être n’iront pas jusqu’à l’ UMP. Continueront-ils à snober Vcom et à s’interdire d’y écrire une ligne ? Ce serait dommage.
Car et à condition que de nouveaux adhérents viennent enrichir les débats, ce lieu de propositions et d’idées, indépendant, ce ne serait pas rien.
Une autre possibilité d’avenir pour Vcom serait d’être un courant de l’ UMP. Mais comment être un courant de l’UMP et indépendant ? (Surtout si Sarko revient !)
Une 3ième possibilité, que pour ma part je n’envisage pas, est que DdV s’en détourne. RS alors, soit disparaitrait, faute de combattants, soit évoluerait autrement, on ne peut savoir comment.
Je préfère pour ma part la goélette à DDV quand bien même elle n'est dotée que de deux mats , sur l'un écrit Solidarité , sur l'autre Humanité : chacun ses goûts , chacun son bateau , " o , o , hisse et haut , Santi- a-a-no ... et je suis fière d'y être ma-te-lot " !
Click here to sign up now.