Dominique de Villepin, "L'Afrique et l'Europe ont besoin l'une de l'autre (Le Monde, 27/07/2012)
Pour un avenir commun
Qui se soucie aujourd'hui du sort de l'Afrique ? Depuis les attentats du 11 septembre 2001 pour les enjeux de sécurité, depuis la crise de 2008 sur les questions de développement, depuis l'échec de Copenhague sur les questions environnementales, nous sommes plongés dans une indifférence générale à l'égard de l'Afrique.
On dira que c'est tant mieux pour ce continent qui se trouve ainsi moins prisonnier des regards et des clichés. Un " afroptimisme " béat célèbre la mondialisation heureuse et fait croire qu'avec l'avènement d'une bourgeoisie continentale tout sera réglé très rapidement. Un " afropessimisme ", en définitive bien cynique, excuse l'inaction sur un air de " quoi qu'il en soit, l'Afrique est mal partie ", faisant de la misère, de la faim et du sida des maux naturels du continent, ce qu'ils ne sont pas.
Entre persistance du regard colonial, perpétuation d'œillères caritatives, leçons de morale, rage de l'impuissance et fatigue de la mauvaise conscience, un cocktail morbide nous fait passer à côté d'une relation historique aussi indispensable à l'Europe qu'à l'Afrique. Tout montre que nous sommes tentés d'abandonner l'Afrique, comme l'illustre notre incapacité à tenir notre promesse de consacrer 0,7 % de notre PIB à l'aide au développement. Que se passe-t-il pendant ce temps ? Le Brésil est à l'offensive pour nouer des liens avec le Nigeria et l'Afrique du Sud. La Chine double ses prêts à l'Afrique subsaharienne.
Pourtant, notre avenir est eurafricain. Les raisons sont économiques : la croissance de l'Afrique sera, demain, la croissance de l'Europe. De nombreuses PME de France, d'Allemagne ou d'Italie participent, par leurs activités sur ce continent, à l'émergence d'un entrepreneuriat local autonome.
Les raisons sont aussi humaines. Il y a d'ores et déjà plus de cinq millions de personnes originaires de l'Afrique subsaharienne en Europe et des centaines de milliers d'Européens en Afrique. Nos universités forment depuis plusieurs décennies une partie des élites du continent.
Enfin, les raisons sont stratégiques car l'Europe reste, comme l'Afrique, orpheline de la guerre froide. Centres des attentions, les deux continents dérivent vers la périphérie, tandis que le Pacifique devient le centre du nouvel ordre mondial. Ce n'est pas un hasard si c'est en Afrique que l'Europe de la défense fait ses premiers pas et engrange ses premiers succès contre la piraterie en Somalie ou avec la formation de troupes de paix africaines dans le cadre du programme Eurorecamp.
Mais nous resterons bloqués si nous ne libérons pas nos regards et nos paroles, des deux côtés de la Méditerranée et du Sahara.
Il faut aller aux racines du mal africain, à savoir son système de corruption, son économie de prédation des ressources naturelles et sa sclérose démocratique. Les élites africaines doivent prendre la mesure de leurs responsabilités et saisir l'espoir de renouveau. Elles doivent prendre conscience qu'elles risquent un " printemps africain ", à la hauteur de celui du monde arabe, si elles n'acceptent pas d'engager le changement, d'assumer leurs actes et de refonder leur légitimité.
Elles doivent faire aujourd'hui le choix de la durée, en mettant un Etat plus fort et plus transparent au service de la croissance et de l'emploi par une planification économique fondée sur une vraie expertise. Il faut aussi miser sur la jeunesse, qui a envie d'être pleinement impliquée dans l'avenir de son continent, par exemple à travers un service national doublé d'échanges scolaires et universitaires à l'échelle du continent.
Ces élites doivent faire le choix de l'équilibre démocratique en engageant dès maintenant l'ouverture et la stabilisation de régimes qui ont besoin de consensus pour atténuer la brutalité des alternances. Cela passe par un statut de l'opposition lui conférant des droits et des responsabilités. Cela passe aussi par un statut des anciens chefs d'Etat qui fasse sortir les passations de pouvoir de la logique du tout ou rien.
Ces élites doivent faire le choix de la coopération continentale en mutualisant les moyens au niveau des organisations régionales comme la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), la Communauté de développement d'Afrique australe ou l'Union africaine sur tout le continent, car la pression par les pairs est une voie qui peut donner des résultats, comme en attestent les débuts du nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (Nepad).
En convoquant dès aujourd'hui de bons instruments économiques, sociaux et politiques, un " printemps africain " pacifique est à portée de main. Pour contribuer à ce renouveau africain, les Européens ont aussi une partie du chemin à faire. Nous devons entrer dans le temps d'un partenariat à égalité et sortir de la logique d'aide à sens unique. Des progrès existent dans ce domaine avec le Partenariat stratégique lancé à Lisbonne en 2007.
Nous devons construire un partenariat fondé sur les hommes, la santé, l'éducation, la formation professionnelle, parce que ce sont les valeurs communes des deux continents et les moteurs de leur croissance future. Nous devons favoriser l'unité réelle de l'Afrique en facilitant les échanges et les déplacements en soutenant de grandes infrastructures transnationales de transports routier et ferroviaire, ainsi que des réseaux interconnectés d'électricité.
N'attendons pas que le discrédit atteigne les élites dirigeantes des pays africains pour dire tout ce que nous avons à dire. Le changement négocié est toujours préférable aux ruptures brusques qui libèrent les vieux démons - la Syrie et la Libye en attestent.
Mettre fin à la " Françafrique " ne peut être accompli en un jour. Cependant, nous pouvons y arriver. Il ne s'agit pas de couper les ponts, mais au contraire de construire une nouvelle relation, transparente et égale, non plus de pays à pays, mais de continent à continent. Soyons au rendez-vous du partenariat eurafricain.
Dominique de Villepin
Ancien Premier ministre
Dominique de Villepin a aussi été ministre des Affaires étrangères et ministre de l'Intérieur (2002-2005) ;
Il a fondé le mouvement République solidaire en 2010
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73 Commentaires
Dire "qui se soucit aujourd'hui du sort de l'Afrique" est une insulte à tous ceux qui oeuvrent en Afrique, auprès de leurs frères et collègues africains, quel que soit le domaine d'intervention !
Lors de son "escapade" à Brazzaville, il aurait dû se rendre auprès des milliers de blessés de l'explosion du Mpila du 4 mars et il se serait rendu compte du manque de locaux, de médecins ,de médicaments de première nécessité, etc ....
Franchement, je te leur balancerais -à tous- une de ces leçon d'Histoire à leur remettre les idées en place et la France sur pieds, je te dis que ça.
Qu'en pensez-vous ?
Bien évidemment, il faut revenir aux fondamentaux pour l'Afrique, faire simple, être à l'écoute, disponible, s'adapter à chaque pays, etc ... Oui, la France a encore aujourd'hui une "base" solide, mais elle doit se dépêcher, et surtout sans rompre le lien qui nous unit à une grand partie de l'Afrique, je veux dire la langue ! Ne pas parler de la Francophonie est un trsè grosse erreur.
Et puis pourquoi ne pas écouter aussi un peu DdV que nous sommes là pour soutenir ? En cela je suis d'accord avec nanou.
... " Je ne cesse de sillonner la France et de parcourir le monde , et je vois les changements qui s'opèrent en Chine , au Brésil , au Moyen Orient ou en AFRIQUE. J'entends ce que disent les décideurs économiques et politiques de ces pays et je vois le regard qu'ils portent sur l'Europe et sur la France . Toute ma formation et tout mon caractère me portent à l'interprétation des crises historiques . J'en ai vécu dans les relations internationales . J'ai été le témoin de la fin de la guerre froide en Amérique . J'ai grandi et travaillé dans le monde émergent ." ...
Dominique de Villepin pas au courant des problèmes récurrents du monde et particulièrement de ce qui se passe actuellement en Afrique dans sa globalité ?
Allons donc ... il faut savoir le lire et l'écouter " quand il nous parle de ses voyages , d'amitié et d'union entre les peuples pour sauver le monde ... quand l'empathie brille dans ses yeux et active sa plume " .
En tout cas , DDV , moi , " je crois tout ce qu'il nous dit et nous écrit "...
C'est ce qui s'appelle " la positive attitude " , celle qui aide à avancer et franchir les obstacles .
Je ne vois rien à critiquer dans votre dernier commentaire, et cela sans renier aucune de mes idées ! Au contraire, disons que la discussion, hors de portée des petites attaques allusives ou directes qui font peut-être le charme des joutes verbales Vcom…istes, pourrait se poursuivre, éventuellement avec tous. Car peut-être avons-nous néanmoins quelques sérieuses divergences. Le tout est de ne pas se tromper sur le sens des mots, ou de ne pas lire les interventions des autres en sautant quelques lignes. Je parle pour moi, évidemment.
Autre chose: rester soi-même, naturel et confiant, ce n'est pas toujours si facile ...
Claude, je pensais vous répondre en vous disant que nanou pourrait très bien vous répondre elle-même. Voilà qui est fait
Enfin nanou, à fond d’accord pour soutenir DdV, mais je pense que s’il connait bien les problèmes de l’Afrique, il lui est très utile aussi de …laisser venir à lui… les connaissances et opinions de ceux qui connaissent aussi ce pays. Il n’a pas, comme tout un chacun la science infuse. Mais en tant que grand politique et diplomate, il sait, lui, écouter.
"qui se soucie aujourd'hui du sort de l'Afrique" : question pertinente, mais qui a aujourd'hui une réponse : françafrique, Forbes, et les autres ......
Après la mort du Président Omar Bongo, même si la question du leadership de la françafrique demeure jusqu’à présent sans réponse, il est de l’avis de tous que Denis Sassou Nguesso est celui qui incarne le mieux l’âme de ce cercle d’influence. François Hollande n’ignore pas cette réalité.
C’est du reste ce qui explique que le Président congolais ne soit pas jusqu’à présent reçu à l’Élysée. En effet l’homme de la gouvernance normale veut prendre ses distances vis-à-vis de ce nébuleux réseau.
Fin stratège, durant le voyage qui le conduisit au Brésil pour prendre part au Sommet de Rio+20, Conférence des Nations Unis sur le Développement Durable, Denis Sassou Nguesso s’était improvisé une escale à Paris pour forcer la main à son homologue français.
La réponse de celui-ci ne se fit pas attendre. L’Élysée ordonna l’interdiction d’atterrir sur le sol français de l’avion présidentiel congolais. Dans l’urgence cette escale se fit à Las Palmas sur le sol espagnol, un véritable camouflet pour le chef de l’État congolais. Lui qui traitait l’actuel locataire de l’Élysée de jeunot en politique.
Pour laver cet affront, Denis Sassou Nguesso sortit la grosse artillerie le 24 Juillet 2012 en obtenant les visites à Brazzaville de deux anciens PM, de Villepin et Raffarin, à l’occasion du lancement du magazine "Forbes Afrique", magazine économique qui sera consacré aux actualités africaines. Une exclusivité que l’homme de Mpila a dû monnayer gracieusement.
Mais le Président congolais joue son va-tout. En effet, outre l’affaire des "biens mal acquis" qui touche une demi-douzaine de Chefs d’États africains, l’homme fort de la françafrique craint l’ouverture par la justice française du dossier des 353 disparus du Beach de Brazzaville. Un dossier qui traine grâce à la bénédiction de l’Élysée, Chirac d’abord puis Sarkozy.
Par ce dossier Hollande tient Sassou. Il peut exiger et obtenir de lui au-delà de ce qui relève de simples paramètres de la realpolitik. Le Président français peut lui imposer, sans que celui-ci ne sourcille, sa vision de la politique africaine de la France. Une vision conforme à ses convictions afin que pour la postérité son quinquennat soit gravé dans l’histoire des relations franco africaines.
J 'ai du mal vraiment à croire que l'invitation de Dominique de Villepin et de Jean-Pierre Raffarin soit la résultante , tant c'est puéril , d'un : " je te tiens par la barbichette " , une lutte entre deux belligérants hommes d'Etat Hollande et Sassou et que DDV , comme Raffarin se soient prêtés à ce jeu si mesquin ... ça s'apparente plus à une mauvaise fable de ... Monsieur Michu qu' à autre chose !
De plus qui connaît actuellement la vision de la politique africaine de l'actuel président français et quand l'a-t-on entendu sur ce sujet ... et puis toujours présenter DDV en machiavel trempant dans de sombres histoires , jouant un mauvais rôle , c'est lassant à la fin , non ?
Et s'ils oeuvraient chacun pour la même cause ? Je ne dis pas qu'ils se seraient concertés, mais je crois que tous deux ont le souci d'une rupture avec la politique antérieure, et de l'établissement d'un nouveau partenariat avec l' Afrique. Chacun avec une stratégie différente peut-être, mais pourquoi pas complémentaire ?
Tantôt on nous dit que DDV ne se soucie pas de l'Afrique pour ensuite le présenter comme quelqu'un préparant en secret quelque grande entourloupe .
Force est de constater que DDV s'est rendu en Chine récemment et que ça n'a pas fait couler tant d'encre pour des commentaires ici .
Evitez enfin de parler de commerce en citant Forbes, c'est indécent
Pourquoi Fobes a-t-il choisi Brazza ? il faut "fouiller" en tapant Pigasse et Dépêches de Brazzaville ....
Ceci dit, que DdV reprenne le point de vue que vous et Claude développez ici depuis des mois et des mois devrait être un signe d'encouragement à une présence plus assidue. Mais pour se faire décerner un satisfecit, il faut au moins vingt-cinq ans de bons et loyaux services.
Enfin, nous étions entendu il y a plus d'une année, tout simplement parce que DDV était entouré de gens compétents, qui ont préféré partir ensuite. Mais cet article destiné uniquement à camoufler son escapade à Brazzaville, et c'est toute la presse africaine qui s'en gausse, non !
il n'a pas eu le courage de son combat et surtout en afrique, mais là ce n'est pas grave car les africains ne l'appréciaient guère, mais ce qui est grave c'est qu'il nous a déçu nous!! Ce qui signifie que le peuple français ne peut lui faire confiance surtout quand il affirme qu'il peut retourner à l'UMP!!
Premièrement, retourner à l' UMP n'est pas une tare, ni un crime d'état. L'UMP est la famille d'origine de DdV. Il a participé à sa création . Il l' quitté quand elle prenait une mauvaise direction sous l'influence de Sarkozy. Il peut y revenir ( ce n'est pas encore une certitude) puisqu'elle prend un nouveau départ.
Deuxièmement, je regrette de vous dire que je vous trouve parfaitement de mauvaise foi par rapport aux révolutions arabes.
Peut-être étiez vous aussi parmi ceux qui étaient scandalisés de l'aveuglement du gouvernement Français au début de ces révolutions, alors qu'elles apparaissaient tellement compréhensibles et bienvenues à ceux, dont Dominique de Villepin qui étaient beaucoup plus en sympathie avec ces populations. En effet qu' y a-t-il de plus compréhensible pour nous qu'une revendication démocratique.
Une révolution ne se fait pas sans risques, ni en un seul jour. Les dangers sont partout, et il est bien facile de crier à la faute quand on est au milieu du gué et que le succès n'est pas assuré. Cependant je crois que même les frères musulmans ne sont pas interdits, ni inaptes à une évolution qui prendra le temps qu'il faut. A moins que "les occidentaux" ne les pussent à se radicaliser, en ayant sur eux un regard d'ennemi radical. J'espère que vous n'en êtes pas.
Pour la. Libye. Dieu sait la prudence que DdV a cent fois conseillé au gouvernement Français, quand à un détournement possible des décisions de l'ONU qui devaient être strictement limitées. Mais ne pas oublier les menaces du dictateur sur sa population qui ont forcées à agir. La suite n'était pas écrite d'avance. Il est bien facile d'accuser après coup.
Enfin en ce qui concerne votre déception, elle vous est personnelle. Je ne la partage pas comme vous voyez. Là aussi la recherche d'une responsabilité à sens unique en ce qui concerne le nombre insuffisant de parrainages empêchant la candidature me parait de mauvaise foi. Cela nous regarde tous, mais surtout les partis dans ce moment, qui ont tout bloqué. Et puis pourquoi juger de l'action d'un homme politique à un moment où justement il est en retrait pour mieux assurer son action prochaine ?
Libye : c'est mieux aujourd'hui ? les mêmes problèmes du temps de Khadafi persistent, mais en plus, l'OTAN a détruit ce pays !
Tunisie : interrogez nos amis tunisiens, Mohamed, Hamadi, etc .....
Egypte : qui a pris le pouvoir ?
Enfin, Mhn, ne mélangez pas les frères musulmans, et les salafistes ou djihadistses de tout poil.
Enfin, concernant le "mal africain", pensez-vous sincèrement que le fait que DDV le dise est une révélation ? Et il va "la contrer" avec quoi ? La démocratie est à géométrie variable, et on ne peut l'appliquer de la même manière au Maroc, en Algérie, au Mali, etc .....
Enfin, vous faites allusion à quelle "cérémonie" où ne se serait pas rendu l'Elysée ?
Pour l'avenir des pays arabes, et étendons la remarque aux pays africains, nous n'avons jamais dit que tout était écrit d'avance, mais il était évident que les mouvements extrémistes récupéreraient les "printemps" arabes, ne les ont-ils pas provoqués ? Regardez qui est derrière la situation au Mali, il y a du monde, mais pourquoi le Mali ? Si on examine une carte géopolitique de la sous-région, on comprend que l'invasion des salafistes continue.
Qu'il ait souhaité participer à des réunions où la diplomatie peut intervenir, ne m'étonne pas.
D'autre part, je regrette toujours aussi vivement que Peperonchon, dont l'article sur "Africa libre" est tout-à-fait Villepiniste, je veux dire pensé et écrit dans l'esprit Villepiniste, je regrette que soudain il se retourne contre DdV. Déception peut-être, ou impatience.? Cette collaboration pourrait pourtant être fructueuse.
"Trouver les hommes en France et en Afrique capables de poser les bases d’une coopération franche et sincère entre la France et l’Afrique, avec l’accord des deux partenaires. C’est probablement la chose la plus difficile. Il faut :
constituer des équipes polyvalentes capables de mettre en place des projets lucratifs sur des bases égalitaires de partenariat.
Des hommes connaissant l’Afrique pour y avoir travaillé en milieu multiculturel pendant plusieurs décennies, dans des structures privées et étatiques ou paraétatiques ......
"Des hommes ayant travaillé en Afrique pendant des déceniies ...", c'est ce qui est le plus important. Les nouvelles (?) relations devront être décidées et précisées sur le terrain, et pas dans un quleconque minsitère à Paris ! Cet article n'est pas villepiniste, des responsables de droite ou de gauche l'ont déjà dit.
Combien de fois DdV n'a-t-il pas dit que les décisions ne devaient pas tomber d'en haut, sans se préoccuper du terrain, mais justement à partir de ces acteurs de terrain. A plus forte raison en Afrique qui est un continent à part entière fait de pays indépendants ou qui devraient l'être, et souverains.
Et que peut faire la France là-dedans ?
" Nous devons entrer dans le temps d'un partenariat à égalité, et sortir de la logique d'aide à sens unique"
Ce n'est pas la première fois qu'il le dit, et ce ne sont pas des phrases en l'air. Tout le monde ne l'a pas encore compris.
Nous l'avons bien senti, pressenti, compris, toutes ces dernières années avec l'aide de peperonchon, Poupoune 13, Claude, sans doute, mais surtout avec les paroles de DdV, toujours dans le respect des autres, et quoi que vous le disiez ses paroles se font entendre plus fortement que les nôtres, et même les vôtres...
L'esprit Villepiniste ne se rencontre pas seulement dans la personne de Villepin, mais par ses écrits, discours, depuis de nombreuses années il a influencé beaucoup de monde, même si tous ne le reconnaissent pas, ce qui est même le cas le plus fréquent.
Donc, à plus forte raison, s'il n'avait pas influencé un membre "éminent" de République Solidaire, ce serait étonnant.
En fait, et c'est heureux, nous nous influençons mutuellement. DdV a aussi besoin de nous tous, comme il le dit souvent.
d' écouter, qui désire négocier avant de prendre les armes. Ce n'est pas toujours le cas; Je suis bien d'accord que la guerre est parfois inévitable ou nécessaire. Le tout est de ne pas s'y précipiter.
Cela ne nous empêchera pas d'avoir notre opinion et d'intervenir en des débats où nous ne sommes pas des experts, ni des spécialistes.
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