Il parait que la FRANCE va mieux: PIB et précisions
Depuis la semaine dernière Madame le Ministre de l'Economie et des
Finances annonce sur toutes les ondes que le Produit Intérieur Brut
(PIB) est en progression, soit + 0,3% au troisième trimestre 2009
par rapport au trimestre précédent. Ainsi, la France connaitra un
recul de 2,25% de son PIB en 2009 par rapport à 2008. Le Président
de la République surenchérit en précisant que la France est sortie
de la récession, et ce après un an de récession, "même s'il serait
faux de croire que la crise est derrière nous". Tous les
observateurs économiques annoncent effectivement que la France est
le seul pays de l'Organisation de coopération et de développement
économique (OCDE) qui s'en sort le mieux. A titre d'exemple il est
prévu un recul sur l'ensemble de l'année de 2,8% aux Etats-Unis, il
sera de 4,8% pour l'Allemagne et de 5,2% pour l'Italie. Dans ces
conditions, on peut dès lors se poser la question: pourquoi la
France s'en sort mieux que les autres? Est-ce "l'effet Sarkozy"?
Non, bien évidemment! Selon, mon humble analyse, il existe
plusieurs raisons à cet état de fait: 1/ La culture économique
française n'est pas à la financiarisation à outrance comme les pays
anglo- saxons. En effet, les ménages moyens vont préférer épargner
en amont et en aval d'une éventuelle crise. Dans ces conditions,
l'impact économique est moins important. Par exemple, aux
Etats-Unis, où il existe un système de retraite par capitalisation,
de nombreuses personnes ont perdu toutes leurs "économies/pensions
retraites"… 2/ La culture industrielle française: de nombreux
économistes ont indiqué depuis plusieurs mois qu'étant donné que la
France s'est "désindustrialisée" depuis de nombreuses années, elle
est moins touchée par la diminution de la "demande globale". Par
exemple, l'Allemagne qui a la particularité de détenir un marché
basé sur l'automobile, la chimie ainsi que les biens d'équipement
mécanique et électrique détient 50% de ses exportations sur ces
biens (et 20% de son emploi) contre 22% pour la France (et à peine
12% de son emploi). Par ailleurs, sur le dit marché la France
possède essentiellement un marché dit du luxe qui n'a pas vraiment
connu la crise (à part C. LACROIX, je le conçois). 3/ la dépense
publique: selon une définition de wikipédia, "les dépenses
publiques sont l’ensemble des dépenses réalisées par les
administrations publiques. Leur financement est assuré par les
recettes publiques (impôts, taxes, et cotisations sociales) et par
le déficit public". Elles sont évaluées à 53,4% de notre PIB, et
par conséquent les administrations sont moins touchées par la
crise. Enfin, il faut avouer que l'Etat- providence (cher à
Monsieur SARKOZY) a eu un impact sur la consommation: notamment la
prime à la casse et les bonus automobile mais moindre que les
quelques milliards alloués à l'ensemble du système bancaire et
industriel. Gageons que l'année prochaine, le gouvernement
obtiendra encore de meilleurs résultats: en dépit des 30 milliards
de dette publique annoncée par l'INSEE, ce jour (soit 75% de notre
PIB quant les critères de convergence de Maastricht la limite à
60%), en dépit du fait que la France est 9,5% de sa population
active au chômage (deuxième pays de l'OCDE juste après l'Espagne)
et 3ème pays pour son inflation.

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