Ne cédons pas à l'illusion infantilisante.
A coté de toutes ces polémiques, gesticulations, scandales qui saturent la presse et l’opinion publique, à juste titre, le candidat NS, utilisant à nouveau l'illusion, la diversion et la confusion, continue son petit bonhomme de chemin…
Ainsi, voici un rappel qui ne concerne que le mois de Septembre…
-La réforme des retraites est votée à l’AN. Le Sénat pourrait « ne pas être bloqué » http://www.lepoint.fr/economie/reforme-des-retraites-le-senat-pourrait-agir-sur-la-penibilite-ou-les-femmes-16-09-2010-1237098_28.php.
A voir…sans trop de naïveté !
-La loi Loppsi 2 est votée
-La loi Hadopi est votée
-La TVA passe à 19.6 % sur internet dont le coût sera transféré sur les clients
-Le déremboursement d’autres médicaments….et l’augmentation probable du coût des mutuelles de santé. La facture pourrait encore s’alourdir pour les français.
-La réforme des hôpitaux limite le nombre des services de garde la nuit en chirurgie
-La médecine du travail est réformée au détriment de son indépendance.
-La rentrée scolaire a montré les effets d’une politique comptable
- Les remboursements au titre du bouclier fiscal ont coûté au budget de l'Etat 674 millions d'euros cette année. C'est 120 millions de plus qu'en 2009, 216 millions de plus qu'en 2008, première année où le bouclier fiscal nouvelle manière, voté dans le cadre de la loi TEPA (travail, emploi, pouvoir d'achat), a été mis en application. Certes, ce n'est pas la niche fiscale la plus coûteuse. Mais c'est en tout cas, avec le crédit impôt recherche, une des plus dynamiques: 47% d'augmentation en deux ans. La crise manifestement n'a pas frappé avec la même intensité les grandes fortunes et les petits revenus.
-La loi sur la suppression des allocations familiales aux parents d’enfant absentéïste. Mesure purement électoraliste et qui, isolée, ne règle rien.
-On apprend que le plan de relance à coûté plus cher que prévu et a plus contribué à renflouer la trésorerie des entreprises qu’à relancer la croissance.
-Le ministre de l’intérieur empiète sur les prérogatives du ministère de la justice. Menace sur les magistrats ? Nouvelle illusion ? ?http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/09/17/quand-le-ministre-de-l-interieur-empiete-sur-les-prerogatives-du-ministre-de-la-justice_1412299_3224.html
-Nicolas Sarkozy envisage des jurys populaires au niveau correctionnel
-La loi interdisant la burqa est votée
-B Tapie a reçu 210 millions de l’Etat
-Grippe A : la France paiera plus de 48 millions d'euros aux laboratoires
-Le gouvernement veut réduire les avantages fiscaux liés à l'écologie
-Chômage : le triomphalisme excessif de la majorité.
-Dans les classements internationaux des grandes écoles et universités, la France ne brille pas !
-La participation et l'intéressement davantage taxés ?
-L’affaire Woerth est en cours d’étouffement, seul l’aspect privé de l’affaire Bettencourt est soumis à la justice.
Ainsi, alors que notre président « illusionniste » et jusque boutiste, s’agite, clive, provoque, manipule, ment, éructe, humilie, déchaîne les sombres passions, en sourdine une politique autoritaire, dogmatique, injuste, inégalitaire, incohérente et inefficace continue de se mettre en place.
Ainsi, cet été au fond du trou, NS réussit à reprendre la main de l’agenda médiatique français…si ce n’est européen et à « ressouder » sa majorité.
Ce dernier point ne peut que nous laisser « désenchantés » quant aux « Lumières » des actuels élus de l’UMP et du NC….
NB : à titre personnel et qui n’engage pas Vcom, pour ceux qui désire apporter leur soutien à Mme Reding, voici son contact : http://ec.europa.eu/commission_2010-2014/reding/contact/index_fr.htm
J’estime que NS ne représente pas la
voix de la France dans cette politique d’expulsion discriminante
des Roms. Pour moi les Droits de l’Homme sont au dessus du
sentiment d’indépendance nationale ou pire…du nationalisme.
J'estime immoral et dangereux d'utiliser cette problématique à
des fins électoralistes.

36 Commentaires
Quant à l'Europe, on avait déjà du mal à 6, à 12 alors à 27 c'est une gageure. Comme disait le grand Charles"L'Europe(économique et politique), c'est la France et l'Allemagne"
Il faut continuer à débattre, à proposer, à s'opposer, de manière constructive, sur les problèmes de fond, qui conditionnent l'avenir de la France: les retraites, la politique industrielle et de l'emploi, l'éducation, la santé, la réduction réelle et pérenne des déficits, la protection de l'environnement, etc...
Gardons un esprit constructif, élevons les débats, et laissons ceux qui se complaisent dans la fange s'y enfoncer sans nous !
"Mme Merkel m'a indiqué sa volonté de procéder dans les prochaines semaines à l'évacuation de camps, nous verrons à ce moment-là le calme qui règne dans la vie politique allemande", avait dit Nicolas Sarkozy dans un point presse à l'issue d'un sommet animé à Bruxelles où la question des Roms a dominé. Le président français s'était prévalu à Bruxelles du "soutien complet, total et entier une fois encore d'Angela Merkel sur cette question comme sur tellement d'autres". A Berlin, le porte-parole d'Angela Merkel a indiqué que "le gouvernement (allemand) soutient la France en ce qui concerne les critiques sur la forme et le ton des propos de la commissaire européenne (Viviane) Reding", qui a dressé un parallèle entre les expulsions de Roms et la déportation.
Mentir effrontément, parler à la place des autres, une activité que Mr Sarkozy semble pratiquer frénétiquement. Certainement pour valoriser l'image de la France.
Mais attention !!!! ne pas rentrer dans la polémique et laisser faire le jeu comme vous dites savamment orchestré, est de laisser la porte ouverte à une politique nationaliste qui est dangereuse parce qu elle la porte ouverte aux sentiments les plus sombres.
Je l'ai déja dit, mais, pour faire monter le nationalisme, il faut 3 choses, en premier faire le necessaire pour etrangler la classe ouvrière et la classe moyenne, deuxiemement trouver des boucs emissaires sur qui imputer les problemes, et enfin troisiemement crier au complot.
Aujourd'hui, tout est mis en place.
http://www.villepincom.net/members/profile/6033/blog-view/ne-nous-laissons-pas-distraire_3671.html
Il faut se battre sur les 2 fronts, certes, mais ne pas tomber dans le piège élyséen qui est....de multiplier les fronts !
Bertrand Badie, prof à sciences po : "Aujourd'hui, la France n'a pas d'ennemis tels en tout cas que cette notion même nous conduit à les identifier. Elle a des fantasmes, des épouvantails et des boucs émissaires."
Vieille technique politique que de créer un "ennemi" pour fédérer et consolider son pouvoir ! Celui-ci choisi non sans hasard parmi les minorités les moins intégrées et qui posent problème....
Ajoutons une pincée de défense de "l'honneur français" et de "l'indépendance nationale"(à discriminer les roms ???) et relevons d'un risque majeur d'attentat...
Que je ne néglige certes pas mais dont la médiatisation semble tomber bien à point !
Certains diraient que par définition un'attentat ne prévient pas..
La stratégie électoraliste de NS est campée et l'analyse de sylvie Pierre-Brossolette dans le Point.fr valable.
De fait, toute la difficulté consiste à rester vigilant, et réagir, sans pour autant perdre de vue les débats de fond qui doivent largement l'emporter.
Telle que se présente l'actualité en ce moment, il y aurait presque nécessité de s'organiser autour de deux axes (articles ou autres) quotidiens : le premier traitant d'un problème de fond et le second, synthétique ou non suivant le "plat du jour", récapitulant les "affaires" et "actions gournementales" notables.
On est sur la même longue d'onde, mais je ne veux m'astreindre à jouer seulement le rôle de l'intellectuel, qui laisserait passer le fait qu'aujourd'hui, NS fait tout pour faire remonter à la surface des sentiments plus que dérangeant.
Et ce n'est pas tomber dans le piège, de justement demonter " l'impropos" des discours elyséens à travers des propositions constructives.
Son message d'ensemble était, je cite : « le gouvernement abaisse le niveau des discussions pour éviter qu'on se pose des questions ».
Cette interview est édifiante car elle décortique les mécanismes de la communication Sarkozyste, ses fondements et ses buts...
"Les grands mouvements viennent d’en bas".
Dont ce petit passage à méditer :
"A la base, on réclame des droits et, de ce point de vue, le Web est une occasion inouïe. Les ondes se répandent de sujet en sujet, le débat, l’indignation se répandent et permettent aux gens d’acquérir la conscience du scandale et de se mettre en mouvement."
Suivi de :
"Quel est alors le rôle du politique ?
Le rôle du politique, c’est de fermer sa gueule et d’écouter ce qui se passe en bas. Il découvrira que nous avons beaucoup de choses en commun, l’usage de la raison, de la science, de la technique, de la production, autant de ressources qu’il doit utiliser de la meilleure manière. En ce moment, c’est tout le monde de l’entre-deux, le monde des corps intermédiaires, qui est épuisé. Ce n’est pas là que s’inventent les modèles nouveaux."
Le Monde - extraits - 04/09/2010 (édition 05-06/09) - Alain Touraine / Olivier Schmitt
"s'organiser autour de deux axes (articles ou autres) quotidiens : le premier traitant d'un problème de fond et le second, synthétique ou non suivant le "plat du jour", récapitulant les "affaires" et "actions gournementales" notables."
Excellente idée !! A mettre en pratique.
Par ailleurs, ne doit-on pas se poser la question...si NS pour reprendre la main est obligé d'aller si loin dans la "rupture", n'est ce pas parce que sa situation est très précaire ??
@ Romhi, et concernant les Roms, le mieux est de lire le blog de Eolas :" Journal d'un avocat, par Maître Eolas", chronique du 28 aout 2010, passionnant sur ce sujet, et qui bouscule beaucoup d'idées toute faites concernant les Roms, et précise leur histoire et leur situation.
56 % des français soutiennent NS dans ce conflit européen...Ils ne sont pas tous FN !
"Les grands mouvements viennent d’en bas" mais il faut veiller à souffler sur les bonnes braises et non pas sur le coté "sombre" des mouvements populaires. L'histoire est remplie de pyromanes irresponsables qui ont fait souffrir des milliers de naïfs ou d'innocents.
On joue sur des fibres majoritaires (même si parfois silencieuses). La question des Roms, présentée comme elle l'est, la nique à l'Europe, en sont deux exemples importants.
On provoque de l'indignation et des réactions très fortes au sein d'une partie de la population. Mais cette population est cultivée et.. minoritaire.
Le discours de Grenoble est assez largement approuvé à postériori. Or nous avions démontré clairement ici que la proposition "phare" de ce discours étaient du vent sans aucun effet pratique réel. Dominique de Villepin aborde cette question aussi clairement que nous l'avions fait dans son intervention du 16/09 sur France-Inter (blog de Thierry).
Nous devons pratiquer la contre-information : le recadrage de chaque "proposition" ou déclaration dans son contexte et sa portée réels. C'est un peu plus difficile que de critiquer de façon classique et justifiée, mais c'est surtout beaucoup plus efficace et laisse la place à de vraies contre-propositions.
@mhn : Oui, vous pouvez le croire. C'est éphémère parce que chaque point ne retient pas la même "majorité" des français et que nous avons un réel pouvoir de démonter cette "technique" Sarkozyste pour repasser dans le majoritaire. Les majorités évoquées sont faibles (50 à 60 %). Elles ne reposent que sur une analyse très primaire (ou aucune analyse plus généralement).
En aparté, je vous suggère vivement, pour ceux qui ne l'auraient pas vu, le film "Green Zone". Puis rapprocher cette version "romanesque" de la position du Président quant à notre intervention en Iraq V2 (2003) et... à celle de Dominique de Villepin.
Plus loin, on y comprendra les rôles de la désinformation et de la contre-information.
Mediapart.f
Il y voit 2 focales :
-l’une large : La démocratie sociale s'est vidée au profit d'un face-à-face direct entre les syndicats et le pouvoir, le pouvoir politique ne jouant absolument pas le rôle de concertation qui lui revient dans une négociation sociale ordinaire.
Nous avons une modification des termes de la démocratie sociale qui fait que la notion même de partenaires sociaux n'a plus de sens aujourd'hui. Il y a une aspiration vers le politique mais un politique qui ne répond pas aux demandes qui sont formulées.
-l’autre, plus courte, invite à s'interroger sur le sarkozysme, sa nature et ses évolutions. Il apparaît très clairement aujourd'hui que ce pouvoir a perdu tout rapport à la réalité. C'est parce qu'il sent la réalité lui échapper qu'il a le besoin de reconstruire une sorte de réalité imaginaire sur laquelle il aura prise par les mots. Nous assistons ainsi à la construction d'un monde imaginaire dans lequel il y a une sorte de reconfiguration des conditions de l'action.
Pour l'historien, c'est quelque chose de très classique. Au XIXe siècle, lorsqu'il y a eu des tensions sociales, de l'incertitude, de la difficulté à donner un sens à l'action politique, les tentatives de recréer du sens et de l'unité avec les instruments du protectionnisme et de la xénophobie ont été des constantes.
Il faut donc faire l'analyse du sarkozysme. Et ce que l'on découvre est que le sarkozysme n'est plus une doctrine, n'est plus une politique : il est une tentative permanente d'adaptation opportuniste aux réalités. Il n'y a plus «un» sarkozysme. Cela a été une équation positive pour fédérer les droites et gagner l'élection présidentielle de 2007. Mais aujourd'hui il faut parler de plusieurs sarkozysmes qui n'ont cessé d'évoluer : un sarkozysme national-colbertiste ; un sarkozysme sécuritaire ; un sarkozysme libéral.
Tous se sont heurtés au mur de la réalité et ont échoué. Maintenant, nous avons la forme la plus caricaturale et révoltante de ce sarkozysme, celle de l'union nationale négative, si je puis dire. C'est la tentative de construire du consensus par les formulations les plus archaïques de la xénophobie et du rejet de l'autre. Cela aura certainement des conséquences très grandes. Et cela fonctionne car, en face, il y a certes une protestation très profonde de la société, mais il y a aussi une absence d'alternative qui crée un sentiment de pourrissement. L'indignation est majoritaire dans le pays mais l'indignation ne fait pas une politique.
Nicolas Sarkozy apparaît de plus en plus comme une sorte de ludion événementiel. Ce qui veut dire que les données personnelles, de tempérament l'emportent actuellement sur les idées, les projets, les alliances.
Le problème français, ce n'est pas simplement le sarkozysme, c'est le système politique français, donc le lien entre Sarkozy et son opposition.
Le sarkozisme n'est fort que du manque de clarté, du manque d'alternative ; et les socialistes ne sont forts que des faiblesses du sarkozysme. Quand chacun n'est fort que des faiblesses de l'autre, cela donne un jeu politique désespérant pour l'opinion. C'est une machine à désenchantement et, en même temps, c'est une machine à détestation du politique.
Bonapartiste, libéral, colbertiste, xénophobe... Tout cela ne forme pas un ensemble, c'est une partition très improbable. Ce qui fait que Sarkozy n'apparaît pas tant comme la personne d'un projet que comme un fil conducteur improbable entre ces différents massifs. Est-ce que cela correspond aux différentes familles politiques qu'il essaie de fédérer ? Probablement.
Le résultat fait qu'aujourd'hui ce pouvoir est un pouvoir faible. Car un pouvoir fort est un pouvoir qui peut se parer des plumes d'une certaine légitimité, d'une puissance morale. Et l'on voit que ceux qui l'attaquent à droite, l'attaquent sur ce terrain-là. C'est le terrain de Villepin qui le combat du point de vue de la morale.
Tout à fait Alsacien. Et merci pour ce rappel sur les polices et leur gestion en France à différentes périodes.
S'il est un problème majeur qu'il aurait été bien plus constructif d'aborder à Grenoble, c'est celui de la dévalorisation qualitative et quantitative de la police française. Mais on voit que ça ne collait ni avec l'analyse du sarkozysme reportée par Lib', ni avec le constat de l'Alsacien sur ce qu'il advient des forces de l'ordre, DES FORCES DE PAIX, depuis, et à chaque fois, que l'actuel Président de la République s'en occupe.
Même l'initiative 2007 de sa propre ministre (MAM) a été étouffée...
Ceci dit, vous avez raison, une fois l'analyse faite, il n'est plus besoin de ré-analyser encore et encore. Il faut (ré) agir en conséquence.
Pour résumer la situation, je la définirais ainsi et les historiens avec, j'en suis sûre: Vous rappelez-vous le dénommé Sarkozy (2007-2012) qui sema la terreur en France: non, répondrons-nous tous en choeur, pas vraiment à moins que vous vous réferriez à cet espèce de jouet mécanique sur piles qui faisait crack, boum, hue... et qui finalement a implosé car à bout d'amis... et de carburant...
C´etait clair, seule les electeurs frontist ont majoritairement un autre opinion. Mais c´est electorat est absolument negligable pour Dominique de Villepin. Depuis le fin de deuxieme guerre mondial, le frontist a ne pas elu de Gaulle et aucun autre Gaullist, aussi pas Chirac. On peu laisser le frontist Sarkozy.
www.mediapart.fr/club/edition/les-invites-de-mediapart/article/160910/monsieur-le-president-je-refuse-votre-diplome?page=1#comments
On peut aussi lire dans ces chiffres que ceux qui bénéficient du bouclier fiscal ont gagné beaucoup moins par leur travail et que pour ne pas dépasser 50% du fruit de leur travail il a fallu leur en rendre beaucoup plus!
je n'ai entendu cette hypothèse de lecture nulle part.
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