Pour Jean François Kahn, Sarkozy est fou
Jean-François
Kahn vient d’accorder
un entretien video à @rrêt
sur images.
Extraits :
Jean-François Kahn : - Réfléchissez un moment : si c’est vrai,
l’affaire du SMS. Je suis désolé, mais c’est l’asile... Vous imaginez ? Ce qui m’étonne, c’est qu’on ne prend pas conscience. C’est à dire que le mec sa place est à Charenton si c’est vrai ! (...) C’est énorme ! C’est une bombe atomique, c’est à dire c’est l’empeachment !
(...)
Quand on a
fait ce numéro [de "Marianne"] qui s’appelait Le vrai Sarkozy,
où il y avait des choses dures. Moins unilatérales qu’on le
prétend aujourd’hui et qu’on le dit aujourd’hui - mais des choses
effectivement dures. Que j’assume ! Et je dis que je le
referais !
Daniel Schneidermann : - En gros ce que vous disiez c’est "cet homme quelque part est fou". Déjà, il y a un an.
J-F. Kahn - Je suis plutôt fier d’avoir dit quelque chose qui aujourd’hui me semble en effet essentiel (...).
D. S. - "Essentiel", mais confirmé par les faits ?
J-F. Kahn - Qu’est-ce que vous croyez ? J’ai fait des erreurs dans ma vie, d’analyse etc. J’ai 46 ans de journalisme, je crois que jamais je n’ai été mis en faute d’être un fou moi-même, qui écrit n’importe quoi des bêtises etc. Vous croyez que j’ai écrit ça, comme ça ? Je le connais, on le connait, les gens le connaissent... C’est une certitude ! Et tout ce qui s’est passé depuis montre que quelque part il a un grain, quoi, voila.
(...)
Ce qui
est terrible (...), c’est que beaucoup de gens y croient
[au
SMS]. Moi j’y crois pas. Je ne peux pas y croire. Je n’arrive pas à croire que c’est possible qu’il ait fait ça. Pour la raison que je vous dit, parce que c’est trop fou !
D. S. - C’est bizarre, vous êtes celui qui a dit il y a un an, quand personne ne le disait, "cet homme est fou quelque part" : et là vous n’y croyez pas.
J-F. Kahn - J’ai dit qu’il était fou quelque part, je n’ai pas dit qu’il fallait le mettre à Charenton tout de suite ! (...) Là ça dépasse l’imagination. Donc je n’y crois pas.
Jean-François Kahn, invité d’@rrêt sur images
***
Jean-François Kahn avait donc publié dans "Marianne", à la veille du premier tour des présidentielles, un dossier intitulé Le vrai Sarkozy. Etonnant de relire ça à la lumière des
évènements de ces dernières semaines...
Extraits :
«
CETTE
VÉRITE INTERDITE
Le problème Sarkozy, vérité interdite, est ailleurs. Ce que même la gauche étouffe, pour rester sagement confinée dans la confortable bipolarité d’un débat hémiplégique, c’est ce constat indicible : cet homme, quelque part, est fou ! (...)
(...) Les médiateurs savent, les décideurs le pressentent. Mais les uns et les autres ont comme signé un engagement : on ne doit pas, on ne doit sous aucun prétexte, le dire.
(...)
"Fou", entendons-nous : cela ne rature ni l’intelligence, ni l’intuition, ni l’énergie, ni les talents du personnage. "Fou" au sens, où, peut-être, de considérables personnages historiques le furent ou le sont, pour le meilleur mais, le plus souvent, pour le pire. Ecoutons ce que nous confie ce député UMP, issu de l’UDF, officiellement intégré à la meute "de Sarkozy" : "On dit qu’il est narcissique, égotiste. Les mots sont faibles. Jamais je n’ai rencontré une telle capacité à
effacer spontanément du paysage tout, absolument tout, ce qui ne renvoie pas à lui-même. Sarko est une sorte d’aveugle au monde extérieur dont le seul regard possible serait tourné vers son monde intérieur. Il se voit, il se voit même constamment, mais il ne voit plus que ça."
ET POURTANT, EN PRIVE, ILS LE DISENT
Tous les journalistes politiques savent, même s’ils s’interdisent d’en faire état, qu’au sein même du camp dont Sarkozy se réclame on ne cesse de murmurer, de décliner, de conjuguer. Quoi ? Ça ! Lui confier le pouvoir, c’est, déclara Jacques Chirac
à ses proches, "comme organiser une barbecue partie en plein été dans l’Estérel". Claude Chirac a, elle, lâché cette phrase : "J’aurais préféré Juppé. Lui, au moins, c’est un homme d’Etat." Le ministre libéral François Goulard ne le dissimule pas : "Son égotisme, son obsession du moi lui tient lieu de pensée. La critique équivaut pour lui à une déclaration de guerre qui ne peut se terminer que par la reddition, l’achat ou la mort de l’adversaire." Sa principale faiblesse ? Son manque total d’humanisme. "Chirac, lui, a le souci des autres, de l’homme. Sarkozy
écrase tout sur son passage. Si les Français savaient vraiment qui il est, il n’y en a pas 5 % qui voteraient pour lui."
Un des plus importants hiérarques de l’UMP, officiellement soutien fervent du candidat (comment faire autrement ?), renchérit : "Sarkozy, c’est le contraire de l’apaisement. Chirac, vous verrez, on le regrettera. Lui, il n’a jamais eu de mots violents." "Attention", met en garde le ministre de l’Agriculture, Dominique Bussereau, "on va très vite à la révolte aujourd’hui." "La France, c’est du cristal", dit, inquiet, Jean-Pierre Raffarin.
Dominique de Villepin a mis sa langue dans sa poche. Il n’en pense pas moins... que Sarko "a loupé sa cristallisation" ; que "sa violence intérieure, son déséquilibre personnel, l’empêchent d’atteindre à la hauteur de la présidence". Les chiraquiens du premier cercle, Henri Cuq (ministre délégué aux Relations avec le Parlement), ou Jérôme Monod, le conseiller, ne veulent pas déroger à la consigne du silence. Mais, en petit comité, les mêmes mots reviennent : "Ce garçon n’est pas mûr. Il n’est pas fini. Il a un compte à régler avec la vie qui le pousse à
créer de l’affrontement partout, et non à rassembler." D’autres brodent : "C’est un enfant qui n’atteindra jamais l’âge adulte." »
http://www.betapolitique.fr/Pour-Jean-Francois-Kahn-Sarkozy-03020.html

13 Commentaires
Mais les discours c'est bien, mais qui a la solution pour le licencier, avant 2012, qui en parle, qui imagine une stratégie, c'est là quelle est l'action, à moins que son hyper énergie aux service de ses potes continuent à satisfaire les français.
Aujourd'hui dans le journal sud ouest il y avait un tout petit encart précisant le passage devant le tribunal de toutes les plus grandes enseignes d'Hypermarché pour non respect des contrats.
Et tout ce que l'on peut entendre le même jour sur France télévision, c'est qu'il y a de plus en plus de vol de nourriture dans les mêmes grandes enseignes. Les pauvres!
MAIS QUI VOLE QUI, même le droit de penser cela l'arrangerait de nous le voler SARKOZI.
Il faut se bouger, les mots, les polémiques, les faits, les critiques, les communautés de tout bord sur le net, pour imiter Obama, c'est du pipo.
IL faut le "virer", point à la ligne.
La veille du 11 novembre... La Légion d'Honneur à Boon Pfiouuuuuu sacré Biloute!
Il y a le fou qui sait qu'il est fou et ça lui fait de la peine d'être fou, mais il y peut rien, c'est plus fort que lui.
Et puis il y a celui qui sait pas. Lui ce qui lui fait de la peine c'est quand on dit qu'il l'est. Ce sont les autres qui le sont. Celui là ne supporte pas qu'on le contredise, le contredire c'est devenir son ennemi. Abonder dans son sens c'est être un type bien, ça se récompense.
D'ailleurs le bon sens populaire dit bien qu'il ne faut jamais contredire un fou...Enfin quand même pas d'en faire un roi sauf le jour des fous.
Oui, il ya eu des fous historiques qui ont accédé au pouvoir portés par des foules. Car le propre de la folie délirante est d'être contagieuse. Mais on les a déclaré fous après les désastres. Ils ont très mal fini.
Et oui, Marianne avait déjà soulevé cet aspect des choses et une bande dessinée géniale avait brièvement retracé le parcours de celui qui n'y pensait qu'en se rasant le matin et encore. Toutes les trahisons y sont décrites et éclairent l'actualité d'une lueur particulière.
Du boulot en perspective pour les historiens de demain, après le désatre.
j ai du repsect pour Patrick Sebastien qui la refuse car il dit qu il ne la merite pas et n a rien fait pour, Une distinction si valeureuse
P.S. : guignol, en langlaid,c'est MisterPunch. C'est qu'il est sacrément "punchy" notre guignol, vous ne trouvez pas ?
Click here to sign up now.