Villepin appelle à limiter l'intervention française au Mali à du "soutien" (AFP, 18 janvier 2013)
By manu
L'ex-Premier ministre Dominique de Villepin a appelé vendredi à limiter l'intervention française au Mali à "une opération de soutien", même s'il approuve l'offensive de Paris lancée le 11 janvier face à l'urgence.
"Restons-en au mandat des Nations Unies", a demandé le président de République Solidaire sur France Inter. "La résolution 2085 est précise : elle donne un mandat au soutien d'une force africaine".
"La France, pour des raisons d'urgence, a dû prendre l'initiative et elle a eu raison de le faire - de bloquer l'avancée" des combattants islamistes vers Bamako, a-t-il observé.
Mais "à partir de là, maîtrisons notre dispositif", pour "passer d'une opération d'initiative à une opération de soutien à ceux qui ont la seule légitimité d'agir dans cette région", les forces africaines, a recommandé l'ancien ministre des Affaires étrangères.
"Il est important de limiter nos objectifs : bloquer l'avancée des forces vers Bamako et protéger nos ressortissants, c'est déjà beaucoup", selon lui.
Il avait auparavant constaté un "échec depuis 2001, des forces occidentales coalisées face à des petits groupes", comparant, en expert de Napoléon 1er, leur "impuissance" à celle de la Grande armée pendant la guerre d'Espagne ou la campagne de Russie.
Législatives: Villepin, pas candidat, contre une nouvelle cohabitation (AFP, le 18 mai 2012)
By manuL'ex-Premier ministre Dominique de Villepin, qui ne sera pas candidat aux législatives de juin, s'est dit hostile à une nouvelle cohabitation "négative", qui "ne serait pas dans l'intérêt de notre pays".
Sur BFMTV-RMC, M. de Villepin a lancé: "Je ne serai pas candidat, ni ne soutiendrai de candidat à travers mon mouvement République solidaire". "C'est un mouvement qui a été conçu pour la réconciliation des Français et pour se situer au-dessus des partis. Donc nous ne serons pas engagés dans le combat législatif".
"Je ne crois pas que ce soit l'intérêt de notre pays de s'installer dans une nouvelle cohabitation négative, c'est-à-dire où chacun espionnerait l'autre en l'empêchant d'agir, notre pays a besoin de prendre des décisions lourdes", a-t-il observé à propos du scrutin à venir.
"Il faudrait un nouvel esprit de cohabitation constructive, positive", selon lui. "Ce qui implique que la nouvelle majorité qui se dessinerait définisse un état d'esprit, une proposition pour la France suffisamment inventive, imaginative pour que les décisions soient prises au service de l'intérêt général de notre pays", selon l'ancien ministre des Affaires étrangères et de l'Intérieur.
"Empêcher la majorité présidentielle d'agir, ça ne peut pas être un programme", a-t-il dit.
"C'est plus difficile de faire des propositions que de pilonner celui qui est en face", a observé M. de Villepin, qui "souhaiterait beaucoup" que l'UMP "renonce à la droitisation qui a été la sienne", et qui n'a "pas rendu service à notre pays" et "à la politique".
Villepin: "Je suis dans une phase de métamorphose" (JDD, 19/01/2012)
By manuINTERVIEW DE LA SEMAINE. Dominique de Villepin poursuit la série d’entretiens hebdomadaires du JDD.fr. Le candidat, à 2,5% d’intentions de vote dans les récents sondages, veut « casser le jeu politicien ». Taclant la politique de l’exécutif, l’ancien Premier ministre a commenté le sommet social, regrettant que « des priorités majeures, comme le chômage des jeunes, [soient] restées sans réponse ».
Réaction de Dominique de Villepin à l'annonce de la mort de Vaclav Havel
By manuC'est avec lui comme avec Jorge Semprun une génération de témoins et de bâtisseurs qui s'efface pour passer le relais de l'esperance à une nouvelle génération, plus épargnée par les tragédies, les persécutions et les guerres. Charge à elle d'être digne de ces grands exemples.
Dominique de Villepin
Villepin réaffirme sa détermination à participer à la présidentielle (AFP, le 18/10/2011)
By manuDominique de Villepin s'est exprimé devant quelque 600 étudiants dans le grand amphithéâtre de l'université, pour sa première sortie depuis sa relaxe en appel dans le procès Clearstream le 14 septembre.
"Mon engagement à participer aux présidentielles est total", a lancé le fondateur du parti République solidaire qui était interrogé par des étudiants sur ses intentions pour 2012.
Dominique de Villepin, seul et jusqu’au-boutiste (La Vie, 19 avril 2011)
By manuLundi 18 avril, La Vie a accompagné l’ancien premier ministre dans sa visite de la maison natale de Charles de Gaulle, à Lille, et une fabrique de viennoiseries, à Marcq-en-Baroeul.
© Patrick Kovarik / AFP
Villepin à Lille: la tournée du général (Libé Lille, 19 avril 2011)
By manu«Il est ministre de quoi déjà ? L’agriculture ?» Hier à Lille, près de la gare Lille-Europe, Dominique de Villepin passe, mèche blanche et sourire bronzé. Des passantes, Sofia, vendeuse, et Chainèze, esthéticienne, lui serrent la main. «Il est bel homme, dit Chainèze, il m’a fait un clin d’œil.» Mais elle ne voit pas qui c’est, et encore moins quel est son parti. «Socialiste ?» On explique : ex-UMP, ancien Premier ministre, adversaire de Sarkozy. Ça lui va. Elle lève le poing : «A bas Sarkozy.»
Villepin est venu « puiser de la force » dans la maison natale de De Gaulle
By manuLa Voix du Nord, 19 avril 2011
Après sa visite à Denain il y a une quinzaine de jours, l'ancien Premier ministre (2005-2007) Dominique de Villepin est venu une nouvelle fois dans la région. Visitant une des entreprises Holder (Paul) et surtout la maison natale du général de Gaulle à Lille. Ambiance de campagne.
À la question posée dans la cour de la maison natale du général de Gaulle : « N'est-ce pas le lieu idéal pour annoncer sa candidature ? », Dominique de Villepin a souri avant de cingler : « Vous avez un certain sens de la profanation. » Et l'ancien Premier ministre un certain sens du vrai - faux secret mal gardé, chevalier blanc acerbe avec la politique politicienne et les ambitions personnelles, tout en créant un parti autour de sa seule personne. Homme de message subliminal, écrivant sur le livre d'or du musée : « À celui qui hier comme aujourd'hui nous montre le chemin du rassemblement des Français. » Un « nous » qui a d'autant plus l'air d'être un « me » qu'il dit être venu « puiser de la force » en ce lieu.
Interview de Dominique de Villepin à l'hebdomadaire Jeune Afrique (18 avril 2011)
By manuL'ancien Premier Ministre (et ancien ministre des Affaires étrangères) qui ne cache pas son ambition d'"incarner un projet" lors de l'élection présidentielle de 2012, se fait du rôle de la France dans le monde une conception très gaullienne.
L'actualité internationale lui fournit pourtant l'occasion de... ne pas être en total désaccord avec Nicolas Sarkozy.
Jeune Afrique: Le rôle joué par la France dans la crise libyenne vous paraît-il légitime?
Dominique de Villepin: La France a été à l'initiative sur le plan diplomatique. Quand il est apparu que les choses se dégradaient gravement sur le terrain, que les populations civiles étaient menacées, c'était son devoir de faire voter par le Conseil de sécurité des Nations Unies la résolution 1973. Mais je souhaite que le cadre strict posé par cette résolution soit respecté. Nous ne sommes pas en guerre avec la Libye. L'objectif est d'obtenir un cessez-le-feu le plus rapidement possible pour qu'à cette intervention militaire puissent répondre des initiatives politiques et diplomatiques. En revanche, j'aurais souhaité que l'OTAN, qui est une mécanique sous domination américaine, ne soit pas directement impliquée dans l'opération.
Avec qui négocier une solution politique?
En période de crise, il faut s'efforcer de trouver les interlocuteurs les plus représentatifs. En Afghanistan, par exemple, l'Occident a commis l'erreur de s'enfermer dans un tête-à-tête avec des gens qui ne représentaient pas suffisamment les populations, qui n'avaient pas suffisamment à coeur de s'ouvrir à la diversité des idées, des ethnies et des religions. Ne commettons pas la même erreur en Libye. Dès lors qu'un dialogue s'est noué avec le Conseil national de transition, veillons à ce que celui-ci s'élargisse le plus possible.
Mohammed VI a-t-il raison de vouloir faire évoluer la monarchie marocaine?
Sans aucun doute. Il a raison de vouloir avancer vers une monarchie constitutionnelle, de vouloir mieux reconnaître les droits de l'opposition et d'avoir un Premier ministre plus représentatif. Il me paraît lucide quant aux attentes de son pays. Les chefs d'Etat qui choisissent de se replier sur eux-mêmes et prétendent tout verrouiller ne prennent pas en compte le caractère global des aspirations à la dignité, à la justice et à la liberté qui traversent le monde arabe.
La France, justement, a-t-elle encore une politique arabe?
Je suis très attaché à une politique capable de parler à l'ensemble du monde arabo-musulman. J'ai regretté que, depuis quelques années, la France ne soit plus à l'initiative dans la recherche d'un règlement du conflit israélo-palestinien; que, dans la crise iranienne, elle adopte une position plus à droite encore que celle des Etats-Unis. Sa voix se fait parfois moins entendre, son engagement perd de sa spécificité. C'est le cas, par exemple, en Afghanistan, où notre position s'est banalisée dans le concert occidental. C'est d'autant plus regrettable que les Etats-Unis sont actuellement en retrait et que l'Europe, même si elle reste le premier pourvoyeur d'aide à la Palestine est absente.
L'arrivée d'Alain Juppé au Quai d'Orsay peut-elle permettre de redresser la barre?
Alain Juppé a été ministre des Affaires étrangères entre 1993 et 1995 - j'étais d'ailleurs à l'époque son directeur de cabinet. Je crois qu'il a toute l'expérience pour pouvoir, peut-être, dans certaines circonstances, recadrer cette exigence diplomatique.
Source: Propos recueillis par Nicolas Marmié - Jeune Afrique (numéros 2623-2624 du 17 au 30 avril 2011)
Dominique de Villepin cherche l'inspiration chez de Gaulle (Le Point, 18 avril 2011)
By manuLe président de République solidaire a choisi la maison natale du Général pour son premier déplacement depuis la présentation de son projet.
Pour son premier déplacement depuis la présentation de son projet, Dominique de Villepin a choisi Lille, et la maison natale du général de Gaulle. "Je ne veux pas faire comme les grands partis aujourd'hui, un projet qui relève de l'aménagement, de l'ajustement ou de la promesse clinquante qu'on ne tient jamais", a-t-il déclaré à des journalistes pendant la visite en milieu de journée d'une entreprise de pâtisserie de Marcq-en-Baroeul. "Je ne veux pas participer à une aventure qui décevrait les Français. Ça implique d'être ambitieux, d'être capable de refonder notre vie politique, refonder notre vie économique et sociale (...). C'est aux citoyens de prendre le pouvoir, c'est au peuple français de prendre le pouvoir, et ça veut dire ne pas laisser les hommes politiques s'arranger entre eux", a-t-il poursuivi.
