Jan
16th
Villepin veut les 37 heures jusqu'au retour à l'équilibre financier (AFP, 16/01/2012)
By manu
Dominique de Villepin, candidat de République solidaire à l’Elysée,
s’est prononcé lundi pour l’instauration des 37 heures de travail
hebdomadaires jusqu’au retour à l’équilibre des finances, voyant
dans la perte du triple A « l’échec » de Nicolas Sarkozy
et de François Fillon.
Jul
5th
Les 35 h un choix politique ou politicien...
By Le troll du warp
Qu’est ce que ces 35h, on entend beaucoup de choses à ce sujet,
mais quelle est l’idée sous jacente derrière cette disposition,
pourquoi ont-elles été mises en place ?
Les 35h au risque d’en décevoir plus d’un, n’ont jamais été faites pour créer de l’emploi, mais pour éviter d’en détruire, ce n’est pas tout à fait la même chose.
Les 35h sont une solution apportée à des problèmes de déficit. La pensée de cette réforme, est que pour résoudre ces dits déficits, il faut un apport financier plus important. Notre système de financement social, ou étatique, est quasiment exclusivement au regard des proportions budgétaires, assuré par la masse salariale (cotisations, consommations de masse).
Notre société connaissant un chômage endémique pour de multiples raisons, les solutions d’exonérations diverses abaissant le coût du travail n’ayant pas résolu le problème, une approche s’est faite jour.
Le nombre de chômeurs étant le solde entre les rentrants et les sortants, il a été constaté que notre modèle économique n’arrivait pas à dynamiser à long terme une création d’emplois suffisante pour permettre de faire baisser le chômage.
Il a donc été choisi d’agir sur l’autre composante qui détermine le nombre de chômeurs, c’est-à-dire de faire en sorte qu’il y aie moins d’entrants, en ayant toujours autant de sortants.
Les 35h n’ont été qu’une méthode pour transférer l’augmentation normale de productivité d’une entreprise, non pas sur la diminution de la masse salariale, mais sur la diminution du temps de travail.
Alors quels ont été les arguments contre :
Les 35h font baisser la compétitivité des entreprises françaises. Euh oui par rapport à quoi, à qui ? Quand on regarde les chiffres 80% du PNB français est effectué par du commerce franco français, 20% à l’exportation et 90 voire 95% de ces exportations sont faites vers des pays à coût de main-d’œuvre comparables, le reste c’est la Chine l’ Inde etc….. lorsque l’on est en concurrence avec ces derniers pays, ce n’est pas le coût du travail qui nous permettrait de prendre des marchés, sinon les entreprises allemandes n’y exporteraient pas, et ne remporteraient pas non plus de marchés lorsqu’elles se retrouvent en concurrence avec ces même pays.
Le patronat pour ça part, celui de ces grandes sociétés, a adopté une posture qui leur ont permis d’obtenir des choses telle que l’annualisation de temps de travail, des subventions diverses et variées.
Une fois que l’on a dit ça, est ce que les 35h ont été une bonne chose ? Même si l’on peut ergoter sur la non flexibilité de cette réforme, ce fut indubitablement un progrès social, mais seul cela est voué à l’échec.
Alors pourquoi voué à l’échec :
Eh bien parce que les 35h ne résolvent rien sur le fond, cela a très bien fonctionné dans un premier temps, les buts recherchés ont été atteints, mais une fois l’effet 35h passé, les problèmes structurels de notre économie, de nos système de financement, et de la répartition des richesses, reprennent le dessus.
Et après qu’allons nous faire? Passer aux 30h, puis 25 pour aller à 0, même si j’en reconnais l’utilité et je considère cette réforme comme un vrai choix politique, elle ne pouvait qu’être un vrai progrès social qu’accompagnée de vraies réformes comme celle proposée dans l’article concernant la CVA.
Les 35h au risque d’en décevoir plus d’un, n’ont jamais été faites pour créer de l’emploi, mais pour éviter d’en détruire, ce n’est pas tout à fait la même chose.
Les 35h sont une solution apportée à des problèmes de déficit. La pensée de cette réforme, est que pour résoudre ces dits déficits, il faut un apport financier plus important. Notre système de financement social, ou étatique, est quasiment exclusivement au regard des proportions budgétaires, assuré par la masse salariale (cotisations, consommations de masse).
Notre société connaissant un chômage endémique pour de multiples raisons, les solutions d’exonérations diverses abaissant le coût du travail n’ayant pas résolu le problème, une approche s’est faite jour.
Le nombre de chômeurs étant le solde entre les rentrants et les sortants, il a été constaté que notre modèle économique n’arrivait pas à dynamiser à long terme une création d’emplois suffisante pour permettre de faire baisser le chômage.
Il a donc été choisi d’agir sur l’autre composante qui détermine le nombre de chômeurs, c’est-à-dire de faire en sorte qu’il y aie moins d’entrants, en ayant toujours autant de sortants.
Les 35h n’ont été qu’une méthode pour transférer l’augmentation normale de productivité d’une entreprise, non pas sur la diminution de la masse salariale, mais sur la diminution du temps de travail.
Alors quels ont été les arguments contre :
Les 35h font baisser la compétitivité des entreprises françaises. Euh oui par rapport à quoi, à qui ? Quand on regarde les chiffres 80% du PNB français est effectué par du commerce franco français, 20% à l’exportation et 90 voire 95% de ces exportations sont faites vers des pays à coût de main-d’œuvre comparables, le reste c’est la Chine l’ Inde etc….. lorsque l’on est en concurrence avec ces derniers pays, ce n’est pas le coût du travail qui nous permettrait de prendre des marchés, sinon les entreprises allemandes n’y exporteraient pas, et ne remporteraient pas non plus de marchés lorsqu’elles se retrouvent en concurrence avec ces même pays.
Le patronat pour ça part, celui de ces grandes sociétés, a adopté une posture qui leur ont permis d’obtenir des choses telle que l’annualisation de temps de travail, des subventions diverses et variées.
Une fois que l’on a dit ça, est ce que les 35h ont été une bonne chose ? Même si l’on peut ergoter sur la non flexibilité de cette réforme, ce fut indubitablement un progrès social, mais seul cela est voué à l’échec.
Alors pourquoi voué à l’échec :
Eh bien parce que les 35h ne résolvent rien sur le fond, cela a très bien fonctionné dans un premier temps, les buts recherchés ont été atteints, mais une fois l’effet 35h passé, les problèmes structurels de notre économie, de nos système de financement, et de la répartition des richesses, reprennent le dessus.
Et après qu’allons nous faire? Passer aux 30h, puis 25 pour aller à 0, même si j’en reconnais l’utilité et je considère cette réforme comme un vrai choix politique, elle ne pouvait qu’être un vrai progrès social qu’accompagnée de vraies réformes comme celle proposée dans l’article concernant la CVA.
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