Jan 3rd

De la dette publique et des intérêts bancaires

By Stephane Berbigier

Le traité de Lisbonne a gravé dans le marbre l'interdiction de la BCE de renflouer les Etats. C'est donc les banques privées qui s'en chargent, en exigeant des intérêts en sus (pourquoi? Ben... pourquoi pas, vu ce que ça rapporte...).

En France, c'est le cas depuis 1973 (c'était le cas déjà avant mais pas de façon exhaustive) et nous avons en trente ans "offert" plus de 1400 milliards d'euros d'intérêts d'emprunts aux banques privées (voir le site
dette publique). Si nous faisons le compte, par rapport aux +-1700 milliards de dette totale, ce n'est pas tout à fait négligeable.

Nov 13th

Je rêvais d’un autre monde.

By BRENNETOT Philippe

Les intérêts de la finance et de sa spéculation sont devenus le seul et unique objectif de notre Nation !

Nous sommes à la botte d’un système dont nous nous sortirons pas !

La collaboration sans faille de notre gouvernement face « aux marchés financiers » nous mène vers un échec de civilisation ou seuls les plus riches seront maîtres du jeu.

Dec 17th

Budget 2011 sous l'injonction des marchés financiers !

By Thierry MEZILI

Le vote du Sénat, mercredi dernier, a sonné la fin de la procédure budgétaire. Dictée sous la contrainte des marchés, la France s’engage dans un programme de réduction de déficit sans précédent. Le déficit va baisser de 60 milliards d'euros, passant de 150 milliards d'euros en 2010 à 92 milliards d'euros en 2011, soit un déficit de 6% du PIB en fin 2011, a répété le ministre du Budget François Baroin.

Baisse en trompe l'œil pour certains ! « Le déficit diminue de 60 milliards d'euros, ce qui est, en apparence, considérable. Or, il s'agit, pour près de 80%, de la non-reconduction de mesures exceptionnelles », notamment, « l'arrêt du plan de relance, dont le coût total était d'environ 34 milliards en 2009 et 2010 » a souligné Charles de Courson (NC). Autre réserve, l’hypothèse de croissance retenue pour 2011 est une hausse du PIB de 2%. La plupart des instituts de conjoncture (OCDE, FMI, OFCE...) jugent cette prévision trop optimiste et estiment que la réduction du déficit envisagée aura un impact négatif sur la croissance de 0,5 point de PIB.

May 3rd

La Grèce brûle et nous regardons ailleurs

By Espoir

A la lumière de la crise que connait la Grèce, le choix auquel les membres de l'Union Européenne se trouvent confrontés est relativement simple : accepter la dictature des thèses monétaristes des élèves de Milton Friedman et voir s'appliquer les recettes qui furent tour à tour imposées au Chili et en Argentine dans les années 70/80, à l'Asie du Sud-est puis à l'Afrique du Sud de l'après Apartheid pour finir dans les ex démocraties populaires après la chute de l'Empire soviétique ; le cocktail est connu, et les ingrédients sont d'une simplicité biblique : moins d'Etat, moins de social, plus de précarité et un fossé (on ne parle même plus de fracture tant les bords de la plaie sont éloignées) entre la frange majoritaire la plus pauvre et l'infime minorité surfant sur des revenus indécents (et totalement contre-productifs pour le maintien du système).

L'autre partie de l'alternative est une relance de type keynésienne, adossée aux nécessaires politiques budgétaires vertueuses ; dans le cas de la Grèce, il semble évident que le pays doit remettre en cause un certain nombre de dysfonctionnements mais que la seule potion "néolibérale" va très certainement affaiblir encore plus le malade, si elle ne parvient pas à le tuer avant.

Pourquoi l'UE ne prendrait-elle pas l'initiative de financer de lourds projets dans les secteurs de l'aménagement, de la santé, de l'éducation, projets qui auraient le mérite de moderniser l'appareil du pays tout en fournissant le travail au Peuple grec plutôt que mettre à disposition les milliards d'euros qui ne serviront qu'à rembourser des créanciers imprudemment engagés dans leur course avide aux profits faciles ? Le rééchelonnement de la dette grecque doit passer aussi par la remise au travail, offrir des perspectives aux citoyens hellènes et ensuite, mais ensuite seulement, permettre aux acteurs financiers de retrouver leurs mises.

L'UE doit se doter d'une force de frappe susceptible de prendre le relais des investisseurs privés défaillants mais aussi d'une capacité d'initiatives fondées sur des équipes talentueuses : les Barroso, Rompuy, Ashton et autres Junker ayant montré l'étendue de leur incurie, il serait vraiment temps de les renvoyer à leurs chères études !

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