Energie, écologie : quand la politique du gouvernement rejoint l'absurde ?
Le Réseau de Transport d'Electricité (RTE) a annoncé une situation de pénurie d’énergie à venir en France cet hiver: le pays va devoir en effet importer plus d’électricité que d’habitude. En cas de grand froid des coupures sont même à prévoir, annonçait celui-ci en fin de semaine.
Près d’un tiers des réacteurs que possèdent EDF sont en arrêt pour des causes diverses.
La France ne parvient plus à satisfaire la demande en énergie, notamment pendant les mois d’hiver: la situation déficitaire de la France, l’obligeant à recourir à l’importation, vient principalement du fait que le parc nucléaire français (qui représente 80% de l’électricité française) a été mal optimisé, ces deux dernières années. Ainsi, le 26 octobre, 17 réacteurs sur les 58 disponibles étaient à l’arrêt contre 4 ou 5 en temps normal.
Cet écart important obligera donc la France en cas de "froid intense et durable" à importer cette énergie qu'elle produisait et exportait normalement les autres années.
Les Français ne seront donc pas garantis de problèmes de coupures d'électricité tandis que l'état, habitué à gagner de l'argent en se domaine, trouvera une nouvelle source pour agrandir ses dettes.
Cette nouvelle ajoutée aux avatars de l' actuelle mise en place des EPR, dont l'opportunité est remise en cause, met cruellement en avant notre dépendance du nucléaire dans le domaine de l'énergie et pourrait faire monter les polémiques constantes sur le bien fondé de cette forme de production d'énergie et de son importance dans l'hexagone.
Dans cette défaillance actuelle, certains n' y verront que le retard en nouvelles installations de centrales nucléaires de dernières générations, à cause des écologistes.
D'autres, écologistes de progrès , auxquels j'appartiens, verront là encore, l'urgence de voir accélerer cette politique énergétique, dont la diversification des énergies serait le fondement avec, en particulier, le développement des énergies renouvelables efficaces.
Aussi éviterions-nous ce paradoxe absurde d'aujourdhui: celui de voir, d'une part la création de la taxe carbone pour essayer d' en réduire nos émissions, et de l'autre l' obligation d' importer cet hiver de l'électricité provenant d'énergies fossiles générant de grandes quantités de CO2.
Mais ceci ne serait il pas, à l'image de bien des mesures politiques trop rapidement prises par le gouvernement actuel ?


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