réalité et virtuel
Auto critique ou de la réalité au virtuel
DDV passe pour un homme de droite ,tel est l'avis général de la quasi totalité des citoyens ;son passé ne peut que confirmer cette croyance .Le passé de tout homme politique lui colle pour toujours a la peau .
DDV se dit maintenant au dessus des partis et on veut bien le croire d'autant plus que pour tout homme qui réfléchit un tant soi peu et qui a de l'expérience politique la raison et la sagesse conduisent a cette position politique dominante apaisée au dessus des bisbilles des partis par définitions exclusifs et partisans . Mais pour la majorité d'entre nous ce n'est pas ce que l'on voudrait être qui compte mais ce que l'on est ou ce que l'on a été et surtout la façon dont on est perçu .
Ainsi il sera difficille pour DDV de se défaire de cette image d'homme de droite ;
Vaudrait il pas mieux se présenter carrément comme l'autre recours a droite plutôt que de ne pas être cru comme le bon samaritain ?
A mon avis la position actuelle de DDV au dessus des partis et rassembleur est toute virtuelle et ne reflète pas du tout l'idée que se font les gens du personnage et ceci est je pense la premiere cause de méfiance envers DDV ;il faut que l 'idée que ce font les gens d'un homme politique coincide avec ce qu'il est vraiment ou au moins avec ce qu'il a été pendant tout son passé. Ce divorce entre le personnage et sa présentation est une faute originelle et une marque de défiance pour un candidat a une élection suprême .
Par ailleurs beaucoup de gens ne comprennent pas également pourquoi est ce maintenant que DDV se rebiffe,et en effet on peut se demander pourquoi depuis sa longue carriere a droite avec Chirac et Sarkozy il n'a pas réagit plutôt ? Il a du le penser certes mais ce sont les faits qui comptent .
De cette lenteur a la rébellion avec en plus l'affaire Cleastream dont il est certes sorti blanchit la vindicte populaire a vite franchit le pas vers une conception d'opposition plus frontale a la personne de Sarkozy qu'a sa politique .
C'est en tant que frère ennemi qu'est perçue la candidature de DDV et ne vaudrait il pas mieux rester dans cette vision réelle et compréhensive que de faire une translation essentiellement portée vers un discrédit d'une équipe et politique dont il a fait si longtemps parti?
A mon avis DDV est toujours considéré comme un homme de droite ,devenu frère ennemi de Sarkozy , aidé par la mauvaise gestion de celui çi , mais occupant actuellement une place de rassembleur plus virtuelle que réelle dans l'esprit de la majorité des électeurs .
Pourtant DDV a raison , la meilleure des politiques devrait être celle qui est au dessus des partis, celle qui rassemble ,celle qui prends le meilleur de chaque partis,celle qui unit et qui fédère mais celle qui n'aurait pas du être entachée d'une marque ou d'une faute originelle .
Pour peut être oublier ce divorce entre ce que veut être actuellement DDV et son image auprés du peuple ,ne serait il pas plus judicieux de rester dans son camp et se poser franchement comme opposant frontal a Sarkozy au lieu d'espérer de trés hypothétiques soutiens qui ne viendront certainement pas d'ailleurs ? Il est peu probable qu'un homme de gauche ou du centre vote DDV .
Une fois de plus et ceçi n'engageant que moi même ne vaudrait il pas mieux et ne serait il pas plus efficace et payant électotalement parlant que DDV se postionne comme defenseur et seul recours de la droite française qui n'a plus de vrai politique ni de vrai chef ?
Chers compagnons Villepinistes je sais que ces propos vont choquer beaucoup d'entre vous mais ils ont au moins le courage de dire tout haut ce qui se dit tout bas et ils n'ont pour but que de donner a DDV les meilleures chances de réussite en 2012 .
5 Commentaires
En tout état de cause et c'est effectivement une gageure, il faut que les Français comprennent l'intérêt de ne plus être dirigés de façon hémiplégique .
Se dire de droite, aujourd'hui, c'est endosser une connotation politique forte. Au fil des époques, être de droite a le plus souvent signifié lutter contre le collectivisme et, au plus fort de la guerre froide, contre les visées soviétiques. Cela avait un sens quand le parti communiste français représentait 33% de l'électorat. Du temps de François Mitterrand, c'était s'opposer aux nationalisations, au renforcement des syndicats, aux manœuvres politiciennes visant à faire émerger une extrême-droite forte.
Depuis le début du siècle, ce débat a perdu de sa raison d'être, puisque les sujets majeurs de discussion politique sont la mondialisation, la manière de permettre à notre pays d'y résister et le traitement des inégalités sociales en France.
Mais, très pernicieusement, Nicolas Sarkozy, de plus en plus sous l'influence d'un groupe de fachos dénommé "la droite populaire", a dévoyé les réponses classiques de la droite (orthodoxie, respect des règles du marché, rigueur de gestion) en utilisant un discours de nouveau très idéologique, désignant des boucs émissaires (l'étranger, les spéculateurs, etc.) au lieu de diriger sereinement le pays. Avec des résultats médiocres (la lutte contre les paradis fiscaux, la résorption du chômage), voire carrément catastrophiques, puisque la France était au ban des nations civilisées après l'affaire des Roms. En y ajoutant une américanolâtrie psychopathique, qui a conduit à la réintégration du commandement intégré de l'OTAN aussi bien qu'à l'évolution de notre droit pénal, on aboutit à une image assez désastreuse de la Droite en France.
Dominique de Villepin n'a pas à être "de droite". Il est gaulliste dans la plus noble acception du terme, forgée dans le conseil national de la résistance, et affirmée en 1958 par une volonté de rassemblement qui, au-delà de la stature historique du général, lui a permis de recueillir de forts soutiens jusque très à gauche (le PC a connu une violente chute de son électorat à ce moment). En outre, le général a toujours entretenu des liens cordiaux avec une composante majeure de la droite parlementaire, qui était la Démocratie chrétienne. Il y a eu des vicissitudes, certes (le "oui mais" de Giscard d'Estaing), mais cette composante restait un soutien du gaullisme, ce qui a été confirmé en 2002 avec l'adhésion d'un grand nombre d'UDF à la création de l'UMP. C'est Bayrou qui, par sa mégalomanie personnelle, a tué la Démocratie chrétienne.
Le gaullisme a toujours comporté une forte composante "de gauche", incarnée par exemple par Vallon, qui lui a inspiré une politique sociale assez généreuse.
Le discours de DDV aujourd'hui se situe dans cette ligne, puisqu'il accorde une place importante à la justice, à la réduction des inégalités, au traitement des questions sociales, sans renier les fondamentaux du gaullisme que sont la place et le rôle de la France dans le monde ou le bon ordre de nos institutions.
Il appartient donc aux électeurs dits "de droite" de comprendre que, s'ils aiment leur pays et cherchent à assurer son avenir dans le respect de la justice et de la liberté, c'est en soutenant Dominique de Villepin qu'ils obtiendront ce résultat.
ues
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