Hollande "a l'étoffe" pour être président, selon Villepin (AFP, le 14 mai 2012)
By manuDominique de Villepin, "La nouvelle donne européenne" (Le Figaro, le 12 mai 2012)
By manuLa nouvelle donne européenne
L’élection française change la donne en Europe. Plus qu’aucune élection des dernières années, l’élection de dimanche dernier a été lue par les opinions publiques européennes et mondiales à l’aune de la grande crise que nous traversons et de leurs propres préoccupations. Qu’on lise les journaux européens ou qu’on rencontre des responsables, comme je l’ai fait cette semaine en Europe centrale, il en ressort une idée : une stratégie centrée exclusivement sur l’austérité est vouée au rejet et à l’échec et cela même s’il est légitime de prendre en compte les préoccupations des Allemands mises en avant par Angela Merkel face au risque de laxisme.
Il y a là un paradoxe majeur. A l’heure où ils semblent avoir perdu confiance, les Français feraient-ils encore l’histoire, mais sans en avoir clairement conscience ? La nouvelle, au-delà de l’élection d’un homme, c’est que les Français ont retrouvé le levier d’Archimède perdu depuis longtemps. Contre toute attente, il y a aujourd’hui des marges de manœuvre inespérées pour la France comme pour l’Europe. S’il y a un état de grâce, c’est bien là. C’est aussi un fait politique dont il faut prendre acte dès maintenant, sans attendre l’issue des législatives, et qui s’impose à tous, à gauche comme à droite.
Ne laissons pas passer l’histoire, car la fenêtre de tir sera brève, tant les logiques politiciennes vont essayer de reprendre le dessus. La France doit faire un choix et l’assumer clairement.
Il ne s’agit plus pour notre pays d’endosser une stratégie d’austérité sans fin. L’exigence de croissance est désormais sur la table et personne n’a rien à gagner à faire marche arrière.
Il ne s’agit pas davantage pour la France de prendre la tête des pays du sud endettés pour rompre les digues de la rigueur. L’élection grecque, au même moment, est un signal d’alerte que nous devons entendre. Ne laissons pas se déchirer toute l’Europe en camps antagonistes.
Il y a un chemin d’équilibre à trouver qui ne saurait être un chemin de confrontation, mais le choix d’un compromis constructif. Bâtir ce nouveau consensus, c’est la responsabilité de la France aujourd’hui, en s’appuyant sur l’esprit d’union nationale et d’union des Européens autour de l’intérêt commun.
Comment faire ?
Première exigence, gardons nous de faire des législatives un troisième tour : ni revanche des tenants de l’austérité, ni surenchère des partisans du laisser-aller financier. Ce serait une erreur historique alors même que nous avons besoin d’un débat politique vigoureux, équilibré et tourné vers l’avenir. Le peuple français a parlé et ce message de croissance doit désormais être incorporé par les programmes de toute la gauche comme par ceux de la droite, qui doit comprendre qu’on ne gagne pas une élection en menant la bataille d’hier. Sachons-nous adapter à ces nouveaux enjeux, dans le respect de nos convictions et de nos différences.
Deuxième exigence, soyons dès aujourd’hui en initiative sur le front européen. François Hollande a aujourd’hui la lourde tâche d’imprimer une marque et une vision en faisant levier sur les prochains rendez-vous, le conseil informel de l’UE, la rencontre du G8, le sommet de l’OTAN. C’est dans les premiers jours que se cristallise l’image mondiale d’une présidence. Cela suppose un axe fort et c’est celui de la réconciliation.
Réconciliation européenne, d’abord, grâce à une stratégie de croissance et de stabilité qui aille au-delà d’un compromis boiteux entre relance de la consommation et rigueur budgétaire et qui évite les affrontements stériles. Il faut des réformes structurelles pour la compétitivité, pour l’innovation et la recherche en Europe, pour une politique énergétique commune. Il faut des euro-obligations affectées au financement de grands projets. L’exigence prioritaire, c’est de refonder la relation franco-allemande, de façon plus ambitieuse pour nos deux pays et pour l’Europe. Mais il faut également sortir du huis clos franco-allemand en développant une approche plus collégiale de l’Europe.
Réconciliation des rives de la Méditerranée ensuite en faisant de la présidence de François Hollande le temps du rapprochement et du dialogue stratégique, notamment avec le Maghreb. La relation avec l’Algérie reste un frein psychologique de notre politique étrangère et même de notre identité mondiale. Nous devons retrouver une politique arabe dans un contexte où stabilité ne saurait plus être synonyme de statu quo.
Réconciliation du nord et du sud dans une mondialisation qui multiplie les incompréhensions, enfin. Le G8-G20, auquel Nicolas Sarkozy a su donner une nouvelle impulsion au lendemain de la crise de 2008, doit s’atteler à une régulation de la mondialisation fondée sur des bases crédibles de réciprocité et de juste échange. Le cycle de Doha, bloqué, doit laisser la place à une nouvelle approche. A l’échelle du monde, nous devons mesurer à quel point nous devons aller plus loin dans notre partenariat avec certains pays-clé comme la Russie ou la Turquie, indispensables à toute ambition mondiale, sans parler de la Chine avec laquelle nous devons poser les bases de la confiance, à l’heure où elle aussi s’engage dans le renouvellement de ses dirigeants.
Ne gâchons pas cette chance historique de faire entendre le message de la France. C’est le combat du gaullisme, c’est l’héritage d’un demi-siècle de construction européenne, c’est la vocation de la France depuis toujours de chercher le dialogue et de jeter des ponts.
Dominique de VILLEPIN
Ancien Premier Ministre
LA PAGE BLANCHE...
By JARDRY JEAN-MICHEL
Cinq jours seulement depuis la victoire de FH, l'impatience de
l'analyse doit-elle guider nos réfléxions, la confirmation d'un
silence réfléchi suffit-elle à définir une stratégie, la chasse
aux informations de couloir parfois vicieuses, vengeresses ou
désabusées peut-elle satisfaire notre curiosité militante,
l'avenir de NS, le futur de FH, le sort de FB, les alliances de
MLP, le combat de JLM doivent-ils troubler nos nuits et
parasiter nos consciences ?
J'en doute. L'analyse impartiale et honnête du présent devrait
nous suffire, nous devrions ouvrir un "journal collectif" des
faits marquants qui se sont déroulés depuis le 7 Mai et qui
vont continuer les semaines et mois à venir..avec son
lot de surprises, de déceptions, de confirmations,
d'espoirs , de trahisons aimables et de reniements
justifiés et mondains !
Le rouleau compresseur de l'actualité internationale politique,
économique, financiere ou géopolitique va fatalement briser
des rêves, l'esquive ne sera plus une arme, une France politique
nouvelle est en gestation, une Europe corrigée sera
nécessaire, un monde multipolaire confirmé .
Une page blanche de notre avenir commun est offerte, le
nouveau Président conforté par une puissance inégalée de pouvoirs
locaux, régionaux, nationaux va devoir l'écrire. Pourra t-il le
faire avec son seul statut d'homme de gauche ou
celui de Président rassembleur du peuple et de tous les
talents disponibles, au dessus des partis ?
Les temps sont et seront difficiles, dans la tempête
certains vont défendre leurs ports d'attache pour vivre, les
naufragés de la présidentielle chercheront un radeau pour
survivre, le mois qui vient sera celui de la déraison, des
enchères gratuites, des bouffonneries, de la suffisance, de
l'arrivisme arrogant, chacune et chacun voulant conserver ou
gagner son poste de parlementaire "inutile"..à la lumière du
quinquennat écoulé ...
La lutte sera farouche et cinglante mais aussi tellement
dérisoire , le 18 juin date symbolique, nous aurons
les forces ploitiques en présence identifiées et
authentiques, le jeu des alliances et des reports aura fait ses
ravages.
Les marchés auront manifesté leur fiel ou leurs encouragements,
l'Allemagne aura choisi son destin, l'Europe sa vision et
FH sa vérité.
Les conditions de sortie du silence seront alors réunies pour
Dominique de Villepin, l'heure du choix, du traçé de la voie, du
renouveau de l'action pourront être affirmés. L'Intérêt
général deviendra LA seule et unique priorité du Président pour
dompter sans drame une crise incendiaire et tenace
par ce président normal. Les hommes d'Etat sortiront de
l'ombre, ils existent aujourd'hui, beaucoup se
taisent...pour les absents de cet ultime rendez vous il
restera..l'exil égoîste mais tellement grisâtre !
François Hollande élu président de la République (Reuters, le 6 mai 2012)
By manuHarris Interactive/Viadeo donne le candidat socialiste vainqueur à 51,9% des voix contre 48,1% au président sortant Nicolas Sarkozy, avec une abstention à 18,6%.
Dominique de Villepin: "Halte au feu" (Le Monde, 27 avril 2012)
By manu55,81%, VICTOIRE DE JANUS ? OU...
By JARDRY JEAN-MICHEL
Dans la mythologie romaine, Janus est un dieu à une tête mais
deux visages opposés, gardien des passages et des croisements,
divinité du changement.., de la transition..
Avec 55,81 % les scores cumulés de FH et de NS représentent-ils
la victoire d'un même système avec deux
visages ? Autrement dit ces deux acteurs veulent-ils le
maintien "rustiné" d'un monde épuisé, en entretenant des
fausses querelles de boutiquiers repus, pour égarer
ou distraire un peuple inquiet.
Une attente prometteuse !
By Lee73Cette morne campagne s'achève donc, dans sa première partie, dès dimanche prochain. La victoire prévisible du candidat socialiste le 6 mai devra être mesurée à la même aune que celle de François Mitterrand en 1981. La France ne s'est pas réveillée socialiste le 11 mai, il y a désormais plus de trois décennies ; elle ne se révèlera pas davantage acquise aux thèses du PS le 7 mai prochain. La victoire de François Hollande sera au moins autant celle du rejet brutal d'un président sortant ayant failli à sa mission.
L'ex-ministre chiraquienne Brigitte Girardin votera Hollande (AFP, le 17/04/2012)
By manuSANS DDV, QUEL CHOIX ?
By JARDRY JEAN-MICHELDans douze jours, au soleil levant nous devrons faire un choix dans la solitude et le silence, l'absence de Dominique nous épargne t-elle l'exercice du devoir. Doit-on se rendre aux bureaux de vote ? se réfugier dans l'abstention, barrer un bulletin en le rendant nul, chahuter sa conscience par la provocation intime d'un vote extrême. Rien ne m'autorise à tracer une ligne de conduite, mais l'évocation ardente d'une synthèse cruelle de cette campagne ne m'est pas interdite..
L’espérance volée des partisans de Dominique de Villepin (Le web-journal de l'Essonne, Essonne Info)
By manu
La défaite de Dominique de
Villepin dans la course aux cinq cents parrainages ne démotive
pas les militants de République solidaire. Anne-Béatrice
Delange pousse son « coup de gueule » contre ceux
qu’elle juge à l’origine « d’un déni manifeste de
démocratie ».
Anne-Béatrice Delange, militante du
mouvement de Dominique de Villepin République solidaire
dans le département, a tenu à faire parvenir à la rédaction
d’Essonne Info la « honte » qu’elle
ressent face à cette « candidature bâillonnée d’un
ancien Premier ministre privé de s’exprimer devant les
électeurs ». Évoquant les pressions des grands partis
« exercées sur les élus pour qu’ils ne lui [NDLR :
Dominique de Villepin] donnent pas leur
signature », cette ancienne adjointe au maire de
Bures-sur-Yvette (1983-1989), admire le
« courage » de Dominique de Villepin
« face à la frilosité d’une majorité plus soucieuse de
garder ses postes d’élus que de l’intérêt de la
France ».
« Notre espérance pour la France nous a été volée ! »
N’ayant pu
déposer avant la date butoir du vendredi 16 mars, les cinq cents
parrainages au Conseil constitutionnel – qui apublié samedi la
liste des parrainages -, Anne-Béatrice Delange renvoie dos à dos le
PS et l’UMP. Engagée au RPR, avant de le quitter pour des raisons
familiales en 1995 et de rejoindre la mouvance villepiniste en
2007, dans l’éventualité d’une candidature de celui qui était
encore Premier ministre, face à Nicolas Sarkozy et Ségolène
Royal, considère que ces « deux partis qui s’octroient
le monopole du pouvoir », sont à l’origine
« d’un déni manifeste de démocratie ».
« Alors qu’un candidat qui ose prononcer les mots de
« devoir » et d’« intérêt général », il faut
l’éliminer de la compétition et le bâillonner pour qu’il ne
vienne pas déranger les rapaces qui par leur inconscience
plongent la France dans une situation qui se dégrade de jour en
jour et accueillent les ouvriers qui viennent exposer leur
détresse à coups de gaz lacrymogène, de CRS… »
« Nous n’allons pas rester inactifs sur le bord du
chemin et regarder sans réagir les autres candidats
s’emparer de son programme comme des rapaces allant jusqu’à
reprendre sans vergogne ses termes puisqu’ils ont réussi à le
priver du droit à la parole et à la candidature que tant de nos
concitoyens (jamais interrogés par les sondages mais bien
présents) appelaient de leurs vœux. Lors de nombreux tractages
que nous avons effectués sur les marchés de l’Essonne, nous avons
pu constater que la candidature de Dominique de Villepin
suscitait une grande espérance et qu’il jouissait d’un fort
coefficient de sympathie. »
Comme beaucoup de militants engagés à République
solidaire, Anne-Béatrice Delange continuera à
« soutenir sans relâche Dominique de Villepin et à faire
connaître ses idées en vue d’échéances
futures. »

