Sep 1st

Pakistan - "Vivre et laisser mourir ?"

By FR44
"Le Pakistan est sous les eaux. Un cinquième de son territoire a été submergé par les inondations et le spectre de la maladie plane sur 20 millions de sinistrés. Cette crise n'est pas seulement d'ordre humanitaire ; c'est également une catastrophe économique et sociale. Le HCR est présent sur le terrain. Plus forte sera votre mobilisation, plus la population sinistrée pourra recevoir de tentes, de vivres, d'eau potable et de médicaments". Angelina Jolie le 30/08/2010 

C'est bien d'une crise majeure dont parle l'ambassadrice du HCR. Une crise qui pourrait bien dépasser encore ce qu'elle nous décrit, car les conséquences mondiales sont très loin d'être négligeables, dans l'immédiat, mais surtout à terme. Aujourd'hui, je suis amer.
Je suis amer et révolté parce que la solidarité, c'est aussi une notion qui va bien au delà de nos frontières. Parce que de nombreux amis de la Sécurité Civile, et même des anciens (pompiers, militaires) regroupées en associations participent, vont sur le terrain et n'auront jamais de médaille. Parce qu'ils n'en demandent pas, mais que notre nation reste officiellement et cruellement aveugle, sourde et muette.
Parce que la France, c'est leurs initiatives et pas le silence qui les entoure !

Voici ce qui n'est qu'une des nouvelles facettes d'un drame épouvantable qui se joue sous nos yeux, et bien loin des caméras ou des préoccupations de nos dirigeants... "To live & let die" ?

L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a lancé mercredi un appel de fonds pour sauver la campagne de semis de blé au Pakistan, où les inondations, qui recouvrent une superficie grande comme la moitié de l'Italie, ont détruit une bonne partie des stocks de semences des ménages.
300_24689_0064.jpg Le blé, aliment de base des ruraux pauvres au Pakistan, doit être semé de septembre à novembre. Plus d'un demi-million de tonnes de stocks de semences ont été détruits par les eaux. Par ailleurs, dans les zones sinistrées, les habitants utilisent les stocks de grains qui n'ont pas été affectés par les inondations pour nourrir leurs familles et les personnes déplacées qu'ils abritent.

"Si des semences ne sont pas livrées dans les prochaines semaines, ils ne seront pas en mesure de semer du blé pendant toute une année .
L'aide alimentaire ne suffira pas. Si on ne sauve pas la prochaine campagne de blé, la sécurité alimentaire de millions de personnes sera à risque".
 
Les cultivateurs de blé au Pakistan commençaient à préparer leurs terres pour les semis lors de la montée brutale des eaux. Dans certaines zones, la couche arable a disparu, ce qui rend les semis impossibles.
Dans d'autres, les terrains sont encore engorgés ou envasés et doivent être nettoyés. Ce n'est toutefois pas le cas partout. « Dans de nombreuses zones, il sera possible de semer après la décrue des eaux. La FAO et ses partenaires peuvent acheminer des semences vers ces régions, pour autant que nous recevions de toute urgence les fonds nécessaires. Mais la marge d'opportunité se resserre car la saison des semis se conclut mi-novembre », insiste M. Donati.
La FAO a achevé la distribution de semences à 200.000 familles agricoles. Si des fonds supplémentaires sont engagés rapidement, elle pourra étendre ses livraisons à 200.000 autres familles.

D'après les premières estimations, 3,6 millions d'hectares de maïs, de riz, de canne à sucre et de coton sur pied ont été balayés par les inondations qui ont aussi déplacé des millions d'habitants.
En outre, 1,2 million de têtes de bétail et 6 millions de volailles auraient péri dans la catastrophe et l'on estime qu'un million de buffles, de bovins, d'ovins et de chèvres risquent à présent la famine dans les zones inondées si on ne fournit pas rapidement des aliments pour animaux.
Les bêtes ont besoin immédiatement de vaccins contre les maladies comme la fièvre aphteuse et la peste des petits ruminants. Avec les déplacements de personnes et de troupeaux qui fuient les zones inondées, le risque de propagation de maladies animales augmente.

La FAO et ses partenaires sont en train de fournir des aliments pour animaux et des vaccins à plus de 40.000 foyers propriétaires de bétail. Des fonds supplémentaires permettraient à l'Organisation de fournir à 85.000 autres foyers des intrants vitaux pour l'alimentation animale et les soins vétérinaires.

Sep 1 2010 10:50AM - ONU - Crédit photo FAO

Alors j'appelle de tous mes voeux un gouvernement responsable, un homme d'Etat ouvert sur le Monde et conscient de nos droits comme de nos devoirs. J'appelle une autre image de la France, une France solidaire : Dominique de Villepin.
    
Sep 1st

Le point sur la rentrée scolaire

By lib'

« Autonomie et expérimentation » sont les maîtres mots de Luc Chatel pour cette rentrée.  Exemple de cette nouvelle autonomie, les proviseurs organiseront comme ils le souhaitent les deux heures d'accompagnement hebdomadaires du lycée, principale nouveauté de cette rentrée. 

-Un lycée plus tourné vers les élèves 

Les horaires de la classe de seconde, la première à être concernée par la réforme, restent certes inchangés. Mais l'organisation interne est chamboulée puisque les horaires disciplinaires ont été grignotés. En contrepartie, ont été introduites deux heures hebdomadaires d'accompagnement personnalisé, qui peuvent être destinées au soutien, à l'approfondissement ou à l'aide à l'orientation. L'idée est de faire acquérir aux élèves des méthodes de travail plus autonomes et individualisées. En clair, les proviseurs n'organiseront pas de la même façon ces heures dans un lycée antichambre de classes préparatoires prestigieuses ou dans un établissement peu réputé… 

-Vers l'autonomie des établissements

Un des points majeurs de la réforme du lycée réside dans la marge de manœuvre budgétaire accordée aux chefs d'établissement.

-Des professeurs recrutés par les chefs d'établissement 

Même si le nombre de postes d'enseignants concerné est cette année minime, il dessine l'avenir possible du système éducatif: des professeurs recrutés par le chef d'établissement suivant leur profil et les choix pédagogiques de l'équipe.

-Des internats pour les plus méritants 

Ces places réservées permettront à de jeunes méritants de la sixième à la prépa qui «n'ont pas la possibilité de s'épanouir», de «travailler dans les bonnes conditions pour réussir», selon le ministre.  Les élèves, pour la plupart boursiers, ont été sélectionnés sur des critères sociaux ou de difficultés de vie. 2900 lits sur 12 sites sont ouverts (pour 12 millions d’élèves).

Une évaluation par compétences 

Il ne s'agit pas pour autant de remettre en question le système des notes, un repère commun cher aux parents et aux professeurs. Mais pour ses défenseurs, l'évaluation par compétences est plus précise qu'une simple note.  Les enseignants critiquent la difficulté d’une évaluation homogène et l'aspect jargonnant, flou ou trop ambitieux de certains items. «Comment dire d'un collégien s'il maîtrise les fondements de l'économie mondiale ou non?», ironise l'un d'eux.

-Le ministre de l'Éducation nationale annonce que les violences verbales feront l'objet d'une procédure disciplinaire. 

 B Hortefeux, dans une interview au Monde déclare : "je trouve qu'on a trop parlé de l'échec de l'école plutôt que de celui de l'élève qui ne travaille pas assez".  C’est pour certains un éclairage de la politique menée depuis 3 ans. Si l'élève est responsable de son mauvais niveau scolaire, à quoi bon consacrer toujours plus de ce précieux argent public pour offrir de meilleures conditions de réussite aux 12 millions d'élèves ? Voilà qui permet de relire la suite des coupes claires dans le budget, et l'abandon de pans entiers du système, le tout agrémenté d'initiatives ponctuelles, permettant de sauver la collégienne méritante qu'un maintien dans sa zone d'éducation prioritaire (ZEP) oubliée aurait conduit à un diplôme peu monnayable.

 

Rentabilité, productivité, dégraissage , sous-traitance, heures sup’, des entreprises?….Contre les 2 h de soutien scolaire,  tout le système a été pressuré. Aux 50 000 postes disparus, répondent heures supplémentaires des enseignants et prestations de vacataires. La maternelle a quasiment fermé ses portes aux moins de 3 ans, l'école élémentaire offre 24 heures de classe aux élèves, contre 26 heures avant, le lycée aussi a rogné ses heures de cours.

La Cour des comptes a déploré que la possibilité de choisir son établissement ait "ghettoïsé" une partie de ces collèges qui accueillent un jeune sur cinq. Aucun bilan du Ministère sur la carte scolaire….

« Cette école-là n'est pas une école de la réussite pour chacun,  mais pour quelques-uns ? » Une école à 2 vitesses pour les plus compétitifs ? Ce serait une autre entaille aux principes républicains…

Par ailleurs, derrière la communication gouvernementale, cette première rentrée s'annonce particulièrement chargée pour les 15.000 professeurs débutants de l'Éducation nationale. Ils vont se retrouver en face des élèves sans avoir reçu de formation pédagogique. Le temps consacré à leur formation pédagogique, autrefois dispensée dans les IUFM (Instituts universitaires de formation des maîtres), est quant à lui fortement réduit. Une conséquence de la réforme sur la formation des enseignants. La disparition des IUFM et de leurs formations parfois trop théoriques n'est pas la plus regrettée parmi les professeurs, par contre les tuteurs  prévus pour les débutants sont rares et le plus souvent…novices, eux aussi, faute de candidats. Au ministère, on temporise. Les stages seront bientôt obligatoires pour obtenir un master 2, condition nécessaire pour réussir les concours d'enseignement. «Nous sommes dans une année de transition»

Après la polémique sur la suppression de l'histoire en terminale scientifique l'an dernier, c'est au tour des programmes du collège d'être pointés du doigt. À lire la pétition du collectif «Notre histoire forge notre avenir», Napoléon, Clovis et Louis XIV y seraient réduits à la portion congrue au profit de l'étude d'empires africains comme Songhaï ou Monomotapa, de l'empire chinois des Han ou de l'Inde des Gupta.

 Dans le monde enseignant, la colère gronde, la « transition » portant inquiétude et mécontentement.  Il y existe, également, une crise de confiance «  face à un ministère qui donne l'impression de naviguer au coup par coup, sans que l'on saisisse la ligne de force de sa politique éducative."

 

On peut donc se poser la question, si « l’expérimentation et l’autonomie » en reste à ce stade et ne diffuse pas rapidement à l’ensemble des élèves… Retrouve-t-on à nouveau la marque de la politique de NS : communication marketing, illusion réformatrice où « le diable se trouve dans les détails » masquant  l’alignement sur le dogme de la compétition sélective ?

Si notre école, sans aucun doute, doit se moderniser, si l’argent public doit être utilisé à bon escient, si l’élève doit fournir sa part d’effort, si la discipline doit y avoir sa place, s’il est légitime de sélectionner les meilleurs pour assurer l’avenir et que la France ne décroche pas, doit-on y appliquer des méthodes libérales ? Notre système républicain sait le faire et s’il est vrai qu’une dérive boboïsante a pollué l’enseignement, doit-on pour autant aller vers l’autre extrême ? Le doute est permis, car la méthode sarkozienne a peu de nuance dans l’objectif si elle est faite de subtile confusion dans la communication …

 

Sources : Le Figaro, Le Monde.

 

 

Aug 31st

Notre modèle syndical vu d'Allemagne

By lib'

 

Il est licite de tourner son regard vers l’Allemagne devant la réussite arrogante qu’elle montre en sortie de crise : une croissance à faire pâlir tout l’Occident et une exportation largement positive.

Pourquoi pas nous ? L’une des différences est la relation Etat-Syndicats entre les 2 pays et il est instructif de connaître leur opinion sur notre système, à vrai dire fort peu couvert par la presse française…bien entendu !

La vérité ou une part de vérité gênante viendrait-elle de nos voisins ?

L’hebdomadaire libéral allemand, Die Zeit, a publié un article après les manifestations de Mars 2010, dont un extrait est publié dans « Courrier International ». Je vous le résume :

« On a l’impression quand on regarde les média, lors de cette manifestation nationale, que le pouvoir en  France est entre les mains des syndicats mais pas du tout !

S’ils peuvent organiser des manisfestations, ils ne sont « pas en mesure d’organiser des grêves dures et longues dans un secteur économique » selon Raymond Soubie, conseiller aux affaires sociales de NS.

Les Syndicats français comptent parmi les plus faibles d’Europe, seuls 7% des salariés sont syndiqués, contre 25% en moyenne en Europe. Tandis qu’ils voyaient baisser leurs adhérents, dans le même temps le nombre des cadres a quintuplé : salariés, dispensés de travailler, gratifiés de primes spéciales,  de téléphone et voiture de fonction.

Auparavant, les membres actifs allaient sur le terrain pour encaisser les cotisations. Or depuis 1982, l’Etat a obligé les entreprises a cofinancé le travail syndical rendant secondaires les cotisations. L’Etat paie les syndicats pour qu’ils participent à la gestion du système social et du Conseil Economique et Social, organisme ruineux et parfaitement inutile, d’après l’auteur…Les syndicats reçoivent beaucoup d’argent des entreprises publiques, et même des municipalités et des groupements de communes de façon illégale..

(Peu d’adhérents, beaucoup d’argent provenant des Entreprises privées et publiques, de l’Etat, des collectivités = Ce que la presse nomme « négociation gouvernementale » et « consensus responsable syndical »  n’a-t-il pas un parfum de conflit d’intérêt ? On n’ose pas évoquer la République bananière…

Et l’on retrouve à nouveau tout l’art de l’illusion médiatique et du « je te tiens, tu me tiens par la barbichette » à la française, où le compromis ressemble fort à la compromission….qui à l’évidence, au vu des résultats, et c’est là le plus grave, n’a pas  l’efficacité d’un rapport de force sain et clair comme en Allemagne et dont les grands perdants sont les salariés!)

De plus, les syndicats sont absents des TPE-PME et des services et se désintéressent des sans-papiers fréquents dans la restauration, les entreprises de nettoyage et de sécurité qui ne s’en sortiraient pas sans cette main d’œuvre bon marché.

(Souvenons-nous que le Parlement a rejeté une proposition de Loi, au printemps,  favorisant la présence syndicale dans les TPE-PMEet soulignons l’hypocrisie du discours gouvernemental sur l’immigration alors que les patrons  la soutiennent discrètement afin d’ alléger leurs coûts salariaux !)

L’auteur s’étonne : quelle politique industrielle définir avec NS ? Quelle stratégie ?

(Et nous aussi…Quelle liberté ont les syndicats de salariés payés par un Etat conservateur et le MEDEF ?)

Il constate que l’union syndicale peine à se définir, que l’argent continue à couler et que l’appareil demeure…

 

Si l’on doit tempérer un tantinet un article venant d’une presse libérale, adversaire classique du pouvoir étatique, on ne peut néanmoins qu’y trouver un fond de vérité !

Il serait bon, là encore, de faire notre auto-critique et que les choses évoluent..

 

Aug 31st

Malaise au gouvernement

By Antigone
Après les critiques de la Commission européenne, de l'ONU, et du pape à l'égard de la politique sécuritaire, et de l'évacuation des Roms, c'est au sein même du gouvernement que commence à apparaitre, si ce n'est une réelle opposition, au moins un certain malaise face aux décisions et aux propos. Hier, dans une conférence de presse, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a tenté à nouveau de justifier les expulsions des Roms, si médiatisées cet été, en affirmant que "tout se passe dans le cadre légal". Pourtant, cette politique gêne et choque une partie des Français, et maintenant aussi, certains membres du gouvernement, qui ont récemment pris à vis à vis d'elle une légère distance. Bernard Kouchner a ainsi avoué, hier sur RTL, avoir "le coeur serré" à propos de la situation des Roms, allant même jusqu'à admettre qu'il avait "songé" à démissionner. Finalement, il s'est ravisé, estimant que "s'en aller c'est déserter, c'est accepter". D'autre part, le Premier ministre a déclaré hier "Il y a eu dans mon camp un certain nombre de propos que je n'ai pas acceptés durant l'été, parce que je pense qu'il n'y a pas de surenchère nécessaire dans ce domaine". Ces réactions au gouvernement sont secondées par celles, plus critiques, d'anciens Premiers ministres. D'abord, Jean Pierre Raffarin qui a dénoncé "une dérive droitière", puis Alain Juppé qui demande à faire "attention aux exagérations peu compatibles avec nos valeurs fondamentales". Et enfin, Dominique de Villepin, digne représentant d'une "alternative" au président Sarkozy, qui a qualifié la politique sécuritaire de "faute morale", de "faute collective commise en notre nom à tous, contre la République et contre la France". Cela montre encore que les Français, et certains de leurs dirigeants, ne se reconnaissent plus dans cette politique. L'action de Dominique de Villepin n'en devient que plus nécessaire. Puisse t-il effacer un jour de notre drapeau "cette tache de honte"...
Aug 31st

Une présidence à bout de souffle

By manu

Souvenons-nous....

Le 5 septembre dernier à Seignosse, sur le campus des Jeunes Pop le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, ami de trente du président de la République se laisse aller devant quelques militants: « Quand il y en a un ça va...C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes », lance-t-il. Il jure qu'il parlait des Auvergnats. Personne n'y a cru. Le ministre de l'Intérieur a été condamné depuis pour injure raciale et a fait appel.

Le 23 septembre c'est au tour de Nicolas Sarkozy de déraper en évoquant des « coupables » dans l'affaire Clearstream alors que le jugement n'est pas rendu.

L'automne 2009 voit alors se succéder les affaires et les polémiques. Après  celles liées à Frédéric Mitterrand, éclate le 8 octobre l'affaire Jean Sarkozy. Le fils du président, âgé de 23 ans annonce qu'il est candidat à la présidence de l'EPAD, l'organisme qui gère le plus important quartier d'affaires de France, la Défense. L'opposition crie au népotisme. Jean Sarkozy est alors contraint de renoncer.

Ces polémiques éclatent alors que la rentrée sur le plan économique et social est mauvaise. Le chômage augmente et la sortie de crise semble incertaine. C'est alors que sur la scène politique deux thématiques bien éloignées des préoccupations immédiates des Français ressortent: l'identité nationale et l'écologie.

Le 2 novembre 2009 le ministre de l'Immigration, Eric Besson lance le grand débat sur l'identité nationale qui donne lieu très vite à de nombreux dérapages. Les Français ne s'y trompent pas le jugeant opportuniste et électoraliste. A l'issue d'un séminaire gouvernemental en février 2010 le Premier ministre après avoir félicité le ministre de l'Immigration et qualifié le débat de « succès populaire » s'est empressé de l'enterrer avec l'annonce de quelques vagues mesures.

Sur le front « vert », la taxe carbone se transforme en échec. Elle sera enterrée en mars 2010. Le sommet de Copenhague, le grand rendez-vous planétaire pour la lutte contre le réchauffement planétaire réuni en décembre tourne court et ce malgré l'énergie déployée par notre président de la République.

Au même moment se développe l'affaire Proglio. L'on apprend que le nouveau PDG d'EDF a conservé le salaire qu'il percevait en tant que président de Véolia et ce alors même que le gouvernement a juré le contraire quelques mois plutôt. L'opposition crie au mensonge d'Etat. L'affaire Proglio vient rappeler que le président de la République est victime de son slogan symbolique de campagne « Travailler plus pour gagner plus ». Alors que les Français sont appelés en ces temps de crise à consentir à des sacrifices Henri Proglio doit accepter in fine de renoncer à 450000 euros.

Face à l'inconstance du président de la République qui fait de chaque problème une priorité, promet tout et son contraire, les ministres sont contraints de défendre des choix incohérents au risque de se contredire et de se déjuger. Le malaise est profond. Les effets dans l'opinion publique de ces différentes polémiques sont dévastateurs. Leur succession montre que le sarkozysme se définit d'abord comme un opportunisme au service du puissant. Dans un entretien accordé au journal Libération Marcel Gauchet, directeur de recherches à l'EHESS écrit: « L'essence du sarkozysme, c'est, sous le titre de la « réforme », l'idée que le moment est venu de banaliser la France, en économie, en diplomatie, dans l'éducation ».

Le 25 janvier sur TF1 à l'approche des 1000 jours passés à la présidence de la République et alors que la France connaît la pire récession de son économie depuis l'après-guerre, Nicolas Sarkozy cherche à rassurer les Français. Il assure notamment que « dans les semaines et mois qui viennent (les Français) verraient reculer le chômage ». Or les chiffres viennent contredire les déclarations du président de la République et révèlent une stratégie brouillonne sur le plan économique et social.

Là encore les Français ne s'y trompent pas et sanctionnent sévèrement la majorité lors du scrutin des élections régionales de mars dernier. La défaite est cuisante pour le gouvernement et surtout pour le président de la République qui malgré ce qu'il convient de qualifier de vote de rupture restent inflexibles. Face à la crise qui déchire notre tissu social, fragilise notre pacte républicain le président de la République se contente d'un mini-remaniement et annonce qu'il ne changera rien de sa politique économique et sociale qu'il s'agisse du bouclier fiscal ou de la réforme annoncée des retraites.

Nicolas Sarkozy décide alors de se réapproprier le thème de la sécurité dans les banlieues multipliant les annonces dans une surenchère verbale et une dérive sécuritaire oubliant ainsi que la première des insécurités est sociale et s'appelle le chômage. Depuis 2002 une vingtaine de lois sur la sécurité ont en effet été votées, ce qui montre que l'arsenal mis en place est tenu en échec. Cette politique ne satisfait pas davantage ceux qui sont chargés de la mettre en oeuvre. 100000 postes de fonctionnaires ont été supprimés depuis trois ans dans les écoles, les hôpitaux et au sein des forces de police. Cette approche comptable est inefficace car elle n'a qu'un faible impact sur les dépenses publiques, injuste et révèle l'incapacité du gouvernement à réformer.

Alors que le pouvoir d'achat et le chômage préoccupent les Français, de nouvelles affaires éclatent au printemps. Il y a les interrogations sur un permis de construire d'Alain Joyandet pour sa maison de vacances, les logements de fonction de Christian Estrosi et de Fadela Amara, les cigares de Christian Blanc, la chambre d' hôtel de Rama Yade et surtout le ministre du Travail Eric Woerth, soupçonné de conflits d'intérêts dans l'affaire Bettencourt. Le Premier ministre dénonce une « chasse à l'homme » pendant que l' UMP tire à vue sur la presse. Ainsi donc l'austérité qui s'impose aux Français ne semble-t-elle pas concerner nos élites dirigeantes. Il n'est pas certain que l'annonce faite le 28 juin dernier par le président de la République de toute une série de mesures destinées à réduire le train de vie de l'Etat suffise à convaincre les Français. Le président de la République comme son Premier ministre connaissent des records d'impopularité qui ressemblent désormais à une véritable crise de confiance.

Après le vote de la loi sur la burqa, le président de la République en déplacement le 30 juillet dernier pour l'installation du nouveau préfet de l'Isère a prononcé un discours populiste mêlant immigration et sécurité, suscitant un déluge de réactions face à une dérive dangereuse pour notre République.

Nombreux sont ceux qui réclament désormais une redéfinition claire du cap à suivre dans l'optique des deux dernières années du mandat du chef de l'Etat. Il n'est cependant pas certain que le changement de Premier ministre et d'équipe gouvernementale annoncés pour l'automne suffise à rassurer les Français.

Dans un entretien accordé au Monde et publié ce samedi 21 août le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux affirme: « La réalité, c'est que l'action sous l'autorité du président de la République (il faut ici comprendre Nicolas Sarkozy) rassemble les Français ». Ainsi donc le gouvernement continue d'assumer les contradictions de sa politique et de nier une réalité: les Français souffrent. Notre modèle politique et social est en crise. Notre idéal d'une république fraternelle, unie et indivisible a cédé la place à un système politique fondé sur les divisions, les rapports de force, les intérêts particuliers. Or pour relever les défis de demain, nous avons besoin d'une morale collective et d' un partage équitable. Plus que jamais nous devons nous rassembler afin de nous retrouver autour d'une même ambition pour la France dans un souci d'exigence, d'efficacité et de justice sociale et de construire autour de Dominique de Villepin une alternative que la France appelle de ses voeux.

 

 

Aug 29th

Soutien à Sakineh Mohammadi Ashtiani, par Dominique de Villepin

By Dominique de Villepin

Dominique de Villepin, ancien premier ministre, président de République Solidaire.

Le sort réservé à Sakineh Mohammadi Ashtiani suscite chez nous tous aujourd’hui une profonde émotion et un légitime sentiment d’indignation devant un châtiment cruel et inhumain.

Je sais combien ce visage de haine et de cruauté n’est pas le visage véritable  de l’Iran. J’ai été en Iran à plusieurs reprises. J’ai marqué mon estime et mon respect pour un peuple et une culture qui  a marqué l’histoire du monde. J’ai parlé de la place de l’Iran dans le monde d’aujourd’hui avec des intellectuels iraniens, des responsables économiques iraniens ainsi que des responsables économiques locaux et nationaux, avec le président Ahmadinedjad, avec le Guide Suprême Ali Khamenei, avec le président du parlement iranien, le Majlis, Ali Laridjani, le ministre des affaires étrangères Mottaki, soucieux de leur faire partager ma conviction que l’Iran et la communauté internationale ont tout à gagner à s’engager sur la voie du dialogue.

L’enjeu aujourd’hui, c’est d’avancer ensemble dans une société internationale bâtie sur le respect, dans laquelle l’Iran a toute sa place et tout son rôle à jouer. Refusons, partout, les logiques de bouc-émissaires, les stigmatisations, la haine. Aujourd’hui, l’Iran dans un Moyen Orient divisé, meurtri doit entrer dans l’âge des responsabilités, non seulement par rapport à son peuple, mais par rapport à ses voisins, aux autres peuples du monde. Et il doit pour cela compter sur l’accompagnement de la communauté internationale s’il cherche à manifester sa bonne volonté et son aspiration au changement. Nous voulons croire en l’Iran, en dépit des reculs auxquels nous avons assisté au cours de l’année passée, en l’esprit de paix et de tolérance retrouvé dans un pays qui a porté bien des Lumières aux mondes dans sa longue histoire.

L’Iran est devant un choix et doit en prendre conscience, face aux nombreuses réactions qui se font entendre à travers le monde. C’est un choix entre la lumière, une société qui donne une place à chacun, ou le retour en arrière, la barbarie, la division, le triomphe de la force sur le droit. Aujourd’hui la lapidation de Sakineh Mohammadi Ashtiani serait le tribut versé pour le combat d’un autre âge, car Sakineh est le visage de beaucoup d’autres femmes et hommes. Tous les efforts de la communauté internationale doivent être faits pour accompagner l’Iran sur la voie du progrès, en dépit des retards et reculs de l’année écoulée. Prendre en compte cette indignation mondiale et accorder un traitement humain à Sakineh serait aujourd’hui un geste fort du pouvoir iranien sur la voie du dialogue. Nous voulons croire que les indications du gouvernement iranien réservant la décision peuvent être un pas en ce sens.

 


Aug 29th

Petite comparaison franco-allemande

By adampc
Pour revenir sur mon sujet préféré, à savoir l’essoufflement des exportations françaises, je voudrais procéder ici à une comparaison simple entre deux systèmes que l’on rapproche très souvent, fort légitimement d’ailleurs : les systèmes français et allemand.

C’est en effet un perpétuel sujet de débat, aussi bien entre politiques qu’entre économistes, que d’essayer de comprendre le formidable succès exportateur de l’Allemagne (en particulier vis-à-vis de la mollesse chronique des exportations françaises), et de tenter de trouver outre-Rhin des solutions ou des recettes dont nous pourrions nous inspirer. Effort louable et logique, encore faut-il que l’on procède à cette comparaison sans à priori ni arrogance hexagonale…

Comment les Allemands ont-ils, depuis plus de 100 ans, organisé leurs efforts d’exportation ? C’est on ne peut plus simple : à travers le vaste réseau des AHK (120 bureaux dans 80 pays), qui sont comparables à nos chambres de commerce (en France et à l’Etranger). Ce qui est singulier dans le système allemand, c’est que ces AHK, organisées et entièrement dirigées par des entreprises privées, ne sont pas un organe parmi d’autres de représentation de l’économie allemande dans le monde. Ils sont le seul et unique représentant officiel de TOUTES les entreprises allemandes partout dans le monde. Le rôle des représentations diplomatiques dans les affaires se borne alors à régler les problèmes bilatéraux graves, les accords commerciaux entre Etats, etc.… Et dès qu’une entreprise contacte une ambassade allemande à l’étranger pour des sujets commerciaux, l’ambassade réoriente automatiquement cette demande vers l’AHK locale.

Le système est clair, pérenne, sans considération politique ou de pouvoir. Ce sont les entreprises qui, toutes ensemble, organisent et représentent la machine industrielle allemande, sans intervention étatique perturbatrice. Et cela donne une image simple, unique, soudée, de toute l’industrie allemande. En outre, cela stimule et favorise l’entraide entre grands groupes exportateurs et PME sous-traitantes, les grands groupes drainant systématiquement leurs sous-traitants dans leur sillage (or on sait combien les PME françaises sont peu exportatrices…).

C’est une nuance majeure et qui explique beaucoup leurs succès exportateurs.

Par comparaison, dans le système français, il n’y a pas d’organisation formelle, officielle, unique, de représentation commerciale de la France à travers le monde. Il y a un ensemble d’organismes, certains dirigés par le secteur privé (les Chambres de Commerce et d’Industrie française à l’Etranger, les conseillers du Commerce extérieur), d’autres semi-privés (les CCI en France, Coface), d’autres enfin publics (OSEO, Ubifrance et les missions économiques dans les Ambassades).

Nous vivons dans une espèce de consensus entre tous ces organismes, qui de plus en plus entrent même en compétition directe les uns avec les autres dans la vente de leurs services de soutien aux entreprises françaises exportatrices (en particulier depuis la réforme d’Ubifrance par le gouvernement Sarkozy).

Partant de ce constat de division historique des forces et de manque de clarté du système, Mesdames Lagarde et Idrac ont décidé de fédérer ces intervenants sous un flambeau unique baptisé par Mme Idrac « Equipe de France de l’Export », placé sous la coordination d’un organisme PUBLIC doté de moyens financiers importants, Ubifrance, lui-même dépendant du Ministère de l’Economie et des Finances. Prétendant s’inspirer du système allemand, cette tentative de fédération n’est en fait qu’un beau discours.

La réalité, c’est que le renforcement d’Ubifrance (financièrement et humainement) n’a fait qu’ajouter à la confusion et à la zizanie. En effet, que s’est il passé sur le terrain ? La France dispose aujourd’hui dans les pays importants de deux entités représentatives commerciales, dont les services et les prérogatives se chevauchent souvent : des bureaux Ubifrance (publics, donc) et des chambres de commerce à l’étranger (privées). L’Etat a donc injecté des millions dans la création d’une agence publique renforcée, en oubliant que la clé de l’efficacité des actions exportatrices résidait dans les entreprises et pas à Bercy. Il en résulte une confusion totale, à la fois du côté des PME exportatrices (que l’on oriente tantôt vers Ubifrance, tantôt vers les CCI françaises a l’étranger) et du côté de nos interlocuteurs étrangers, qui voient débarquer le lundi un fonctionnaire de l’ambassade représentant les exportateurs français, et le mardi un employé d’une CCI prétendant faire la même chose.

La solution, si l’on avait souhaité s’inspirer REELLEMENT de l’Allemagne, aurait été de renforcer les moyens financiers et humains des chambres de commerce françaises à l’étranger, de les organiser de façon systématique, claire et unique, et de les désigner comme les représentants uniques des entreprises françaises à travers le monde, en liaison avec les ambassades et les CCI en France… Mais cela aurait supposé pour Bercy d’accepter de perdre un peu de son emprise sur le commerce extérieur en cantonnant les missions économiques dans les ambassades à un rôle régalien, à l’allemande… Inconcevable pour un gouvernement qui vit encore au temps ou les grands contrats se gagnaient par un coup de fil de l’Elysée à un pays frère africain ou asiatique.

Ce n’est pas un problème de privatisation. C’est un problème de compétences et de bonne utilisation des fonds publics : laissons faire ceux qui savent, comme les Allemands ont eu la sagesse de le faire depuis 100 ans. Les relations diplomatiques bilatérales, régaliennes, l’orientation des politiques publiques de soutien financier aux exportations, sont le champ d’expertise incontestable de l’administration et de l’Etat. Les actions concrètes de promotion, de lobbying, d’assistance sur le terrain, sont du domaine des entreprises, à travers les chambres de commerce. Car qui mieux qu’une autre entreprise peut comprendre et assister un nouvel exportateur dans sa démarche internationale ?

Les Allemands l’ont compris depuis plus de 100 ans, il ne tient qu’à nous d’enfin nous inspirer REELLEMENT de leur système on ne peut plus efficace et pragmatique.
Aug 28th

Femmes et politique

By lib'

Femmes et politique 

En France, 54 % des électeurs sont des femmes. Mais elles ne représentent pourtant que 18.5 % à l'Assemblée nationale et 22% au Sénat . La gent féminine reste sous représentée dans le monde de la politique. Pourquoi ce déséquilibre à l'heure de la parité ?

 

Peu d'entre elles sont au pouvoir, dans le monde… Et la France n’est malheureusement pas un exemple de parité en politique !

Les dates clés

On peut noter plusieurs grandes dates des femmes en politique.

   Avril 1944 : Droit de vote des femmes

Les femmes ont obtenu le droit de vote en France le 21 avril 1944, et la première élection avec des électrices a eu lieu l’année suivante. On notera le retard de la France en la matière :  l’Allemagne avait adopté le droit de vote des femmes en 1919 et l’Angleterre en 1928.

   Mai 1991 : Une femme premier ministre

Edith Cresson est la première femme premier ministre en France, durant près d’un an, de mai 1991 à avril 1992. Elle a été très critiquée.

   Mai 1995 :  les "Juppettes" au gouvernement

Alain Juppé, Premier ministre de l’époque, met en place un gouvernement en 1995  avec plus de 30 % de ministres femmes. Mais les "jupettes" comme elles ont été surnommées, seront en majorité remerciées six mois plus tard.

   Juin 2000 : Loi sur la parité

Cette loi oblige les partis politiques à présenter autant de candidats hommes que femmes lors des élections municipales, (villes de plus de 3500 habitants), régionales, sénatoriales et européennes.

   Mai 2007 : Une femme présidente de la république ?

S Royale est au 2ème tour.

Petit à petit….

Aujourd’hui, la parité n’est pas encore de mise dans l’hexagone. La France est même loin derrière des pays comme la suède ou la Finlande.

Néanmoins, la loi de 2000 sur la parité a changé la donne. Grâce à celle-ci, il y a aujourd’hui 47 % de femmes dans les conseils municipaux et régionaux. Mais dès que l’on monte dans les sphères du pouvoir, ce pourcentage descend très vite.

Une évolution nécessaire

Il est donc important aujourd’hui que les mentalités évoluent. Mais cela semble encore loin d’être facile. Un rapport de l’observatoire de la parité entre hommes et femmes notait la rareté des femmes dans les partis politiques, Vcom ne semble pas y échapper....
Les raisons évoquées sont multiples :

  • L’opposition des militants (masculins) de base.

Même si les choses évoluent, il existe, dans les actes plus que dans les paroles, toujours une culture masculine dans le milieu politique, issu d'un long passé de loi salique où seul l'héritier mâle pouvait régner, ainsi, qu'actuellement ,le cumul des mandats et l'absence d'âge de retraite en politique, font que des fiefs se créent en baronnie "héréditaire" freinant le renouvellement politique et l'accès aux femmes pour les candidatures ou les postes de responsabilité. L'on veut bien des femmes en politique mais leur sont le plus souvent reservés des rôles subalternes, "adaptés" à leur qualité de femme : administratif, social, gestion de conflit...

  • la rareté des candidates féminines.

Si chez les socialistes et les Verts, les femmes sont promues : M Aubry, S Royale, E Joly, les partis de droite semblent plus réfractaires à une candidature suprême à la Présidentielle si ce n'est à la responsabilité féminine. Le gaullisme, le chiraquisme seraient-ils machistes ? NS a fait entrer de nombreuses femmes au gouvernement mais, on a le sentiment qu'elles sont plus une vitrine instrumentalisée qu'en responsabilité...Hormis MAM et Bachelot qui sont, il est vrai, "indestructibles" par leur ancienneté politique mais représentent assez mal la féminité...Lagouvernance hyper-centralisé de NS aggravant les choses !
D'autre part, les femmes, encore, ont la double responsabilité familiale -ménagère et professionnelle et n'ont plus guère le temps de s'investir en politique.
Enfin, les attaques contre les femmes sont souvent ad nominem, portant sur leur physique, leur séduction, leur vie privée, mettant en question systématiquement leurs compétences, leurs aptitude à gérer et leur disponibilité, ce qui nécessite une sérieuse carapace...et oblige parfois à leur masculinisation, ce que certaines refusent !
Enfin, l'éloignement ressenti entre le monde politique et la résolution des problèmes quotidiens, si ce n'est la défiance installée, repoussent les femmes vers le milieu associatif ou caritatif.

  • le rejet par les femmes des valeurs (compétition, violence, langue de bois) du champ d’affrontement politique.

Ainsi donc d'un coté, un frein masculin encore présent à l'accession à la candidature mais de l'autre coté un manque d'appétence féminine à la vie politique. En effet, sans enfoncer de porte ouverte...les femmes sont différentes des hommes (sic!). Leur appétence pour le pouvoir public est moindre et plutôt reservé à la sphère privée. Elles ont plus de difficultés à s'exprimer en public, elles n'aiment pas cela, peut-être par l'absence de besoin de parader pour dominer, plutôt masculin, elles préfèrent séduire ou convaincre...
Elles sont, de façon innée ou culturelle, bien moins enclines à la violence du combat politique, en général musclé, et leur violence s'exprime plutôt dans l'influence et au pire la manipulation.
Leur fonctionnement est plus complexe, multifocal alors que l'homme se concentre sur une chose. Un exemple : un homme dans un magasin va droit au rayon de ce qu'il veut acheter et sort, une femme aura un regard circulaire et global sur tout le magasin, tout en allant au rayon prévu, elle peut aussi changer de priorité ou multiplier son achat si cela lui semble plus pertinent. Plus de flexibilité...Ainsi, elle peut mieux gérer différentes vies en même temps: maternelle, gestionnaire, intendante, professionnelle.... Elle hierarchise et relie plus facilement.
Les femmes sont plus "excentrées" vers l'autre et s'épanouissent en oeuvrant pour leur entourage, plus utopique à la recherche d'harmonie, de bien commun. Les hommes sont plus "egocentrés", plus carriéristes, plus focalisés sur un projet.qui, pour être de bien public, inclus leur réussite personnelle. Les femmes sont plus un lien, les hommes sont un moteur. Les femmes sont plus dans le processus, les hommes dans la tension de réussite de l'objectif.
La politique se résoud souvent à la radicalisation clivante, à la pure stratégie, à une part de cynisme, à "des jeux politiques" qui sont la reproduction des "jeux compétitifs entre hommes", où ils perdent souvent le sens des réalités pour la compétition, cela rebute les femmes. Elles n'y trouvent pas leur place, ni d'intérêt, trouvant cela assez puérile et stérile.
Quoiqu'on en pense, les femmes sont plus directes dans leur communication et la langue de bois, qui masque l'agressivité stratégique masculine, leur semble ridicule car le concret, le pragmatisme, l'efficacité sont leurs priorités.

  • la sclérose des mentalités…

En effet, alors que les Français se déclarent favorables à la parité, dans les faits certains ne semblent pas encore prêts à voter pour les femmes. Néanmoins, la candidature de Ségolène Royal à la présidentielle pour le parti socialiste a servi à faire évoluer ces mentalités "sclérosées".
Les jeunes générations évoluent beaucoup et pratiquent plus naturellement la parité. Le monde politique serait-il plus sclérosé que la société, que l'on dit se féminiser ? Il est vrai que le renouvellement des générations en politique peinent à se faire...
Les pratiques, moeurs et coutumes, du monde politique sont à revoir si l'on veut attirer les femmes !
Les femmes sont coutumières de sortir de leur réserve quand..."ça suffit" ! Sachons les acceuillir.

Car, augmenter la présence des femmes en politique est non seulement logique, mais pourrait être un réel progrès comme le souligne Simone Veil "Je pense qu’aujourd’hui, dans une société confrontée à des mutations très rapides qui concernent beaucoup la vie quotidienne des gens, les femmes ont une expérience personnelle qui leur permettrait de mieux appréhender et de mieux répondre aux besoins réels des gens". De même, loin d'un antagonisme entre les sexes, les femmes aspirent à la complémentarité dans un souci de "rentabilité" commune.

En espérant qu'à l'avenir, les femmes pourront  trouver leur place dans les partis politiques, notamment ici, et dans les plus hautes sphères…

Aug 27th

Dominique de Villepin, l’autre visage de la droite

By Emmanuel
Comme l’ont démontré les travaux de René Rémond, il y a en France non pas une mais des droites. Si la création de l’UMP en 2002 a contribué à figer un peu plus encore la représentation que l’opinion publique peut s’en faire, la droite n’en reste pas moins plurielle. Confrontés aux dérives du sarkozysme, les Français éprouvent, confusément, le besoin que s’affirme une autre voix. Ils savent que doit exister une alternative et qu’il serait dangereux pour la démocratie française que la droite soit réductible à la seule idéologie présidentielle. Thème de prédilection du chef de l’Etat, l’insécurité ne lui a d’ailleurs guère profité cet été, tant s’en faut. Le Figaro n’a pourtant pas ménagé sa peine en publiant une enquête d’opinion des plus favorables aussitôt contredite par Marianne. Qu’il faille réaffirmer l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire, nul ne le contestera. Qu’il faille se montrer intransigeant quant au respect des règles qui fondent toute vie en communauté, chacun y adhérera. L’insécurité continue ainsi d’interroger nos manquements et les faiblesses de notre société. Reste que Nicolas Sarkozy dans son approche, radicale, de la question crée de la tension, du ressentiment aussi. Lequel pour être antérieur à son élection en mai 2007, procède de l’accumulation de facteurs aggravants (échec scolaire, précarité, entassement urbain, absence de perspectives). La violence et la haine pour être inhérentes à la condition humaine ne prospèrent que parce que nous y avons maintenu des individus que nous savions déjà fragilisés et exposés. En cela, comme le rappelle le socialiste Lionel Jospin dans Le Monde du 23 août, le sarkozysme équivaut à une démission de l’Etat. Pis ! Il sécrète l’insécurité qu’il prétend combattre et permet à la haine de l’Autre de prospérer. C’est pour cette raison, notamment, que Dominique de Villepin représente aujourd’hui, par son attachement au pacte républicain, l’homme dont la droite et la France ont besoin. Il est l’autre droite, celle qui croit encore possible de mener tout à la fois une ambitieuse politique économique et une audacieuse politique sociale. Si le gaullisme n’a pas survécu à la démission du Général en 1969 et le néo-gaullisme au départ de Jacques Chirac, sans doute n’est-il pas vain d’en évoquer ici l’essence afin de comprendre la rupture à l’œuvre à droite depuis mai 2007 et de voir en quoi la pensée du candidat Villepin, en phase avec les exigences d’une France placée dans la course à la mondialisation, y fait écho. Nous reproduirons pour cela des extraits de l’ouvrage de René Rémond, Les droites aujourd’hui. Morceaux choisis : « Le gaullisme tel que le conçoit son inspirateur comporte une dimension sociale -un élément, entre autres, qui interdit de le confondre avec la droite libérale ou la droite conservatrice. Si elle peut jeter une passerelle en direction de la gauche, la volonté de réduire les inégalités sociales ne procède pas tout à fait des mêmes postulats ni des mêmes motivations (…) Cette vive et sincère préoccupation sociale s’inscrit dans le prolongement de sa pensée proprement politique : elle fait corps avec sa passion de la grandeur de la France et son idée du rôle de l’Etat. (…) la cohésion sociale est une condition de son unité. L’une ne va pas sans l’autre (…) Aussi, est-ce la responsabilité de l’Etat que de combattre les facteurs de division et de dissolution du corps social.» Dominique de Villepin ne dit rien d’autre lorsqu’il affirme que notre « modèle social est le ciment de l’unité nationale ». « Le souci de la justice n’est pas absent du gaullisme, mais il a été suscité plus par l’enseignement social de l’Eglise catholique que par la lecture des philosophes du marxisme ou des sociologues des diverses écoles socialistes. (…) A l’Etat d’assurer, avec le concours du peuple, qui lui donne sa légitimité, l’unité et la justice en s’employant à réduire les inégalités héritées de la naissance ou engendrées par l’évolution, et à instaurer une répartition moins inéquitable des fruits du travail pour tous. » Villepin y fait référence en déclarant : « Choisir la République, c’est vouloir la réconciliation ». « Le gaullisme rejette le collectivisme, qui confisque les libertés essentielles et qui ferait régner un régime d’oppression sur toute activité, comme il écarte le capitalisme libéral, dont il critique le primat du profit et qui sacrifie l’intérêt général à celui de groupes mieux organisés. » Cette lecture du rôle du politique selon Charles de Gaulle s’accommode mal de la théorie du désengagement de l’Etat si chère à Nicolas Sarkozy. Alors, bien sûr, Villepin élu président de la République devrait tenir compte du réel, des conséquences de la crise financière sur le tissu économique, de l’envolée de la dette et de la crise de l’Etat-providence. L’ancien Premier ministre a néanmoins pour lui de communiquer sur la cohérence et la rigueur que suppose l’action politique. Il ne promet pas le grand soir mais plus simplement le retour à une France du mérite où l’effort est équitablement réparti. Lorsque l’actuel chef de l’Etat représente aujourd’hui une France rétrécie, Villepin exalte le génie français. Enfin, par son style, sa culture et son assurance, Villepin est la France, ou du moins, celle qui continue d’émerveiller les étrangers par la richesse de son Histoire et de son patrimoine. Emmanuel GAILLARD -------------------------------------------------------------------------------- Voir René Rémond, Les droites aujourd’hui, Paris, Points Seuil, 2007.
Aug 26th

LES ROMS - L'ETRANGER - L'ECONOMIE - LE PRESENT - L'AVENIR

By BRENNETOT Philippe

Les ROMS : Un sujet qui divise les Français

Permettez-moi d’être plus que sceptique sur la façon dont le sujet est abordé par les médias. Les sondages posent une question : Êtes-vous pour où contre l’expulsion des Roms ?

Hors je pense que la question ne se situe pas sur le « pour ou contre », mais bien sur la façon de faire de notre gouvernement.

Certes la France n’a pas vocation à accueillir toute la misère du monde !

La façon de stigmatiser les Roms, les étrangers… par le gouvernement et notre président de la République répond davantage à une manière de noyer le poisson.

Pointer l’étranger du doigt reste une stratégie abjecte qui non seulement ne grandit pas notre pays mais apporte une haine qui n’a pas raison d’être.

Cette façon de radicaliser les « mots – maux » crée un sentiment de xénophobie.

Aucune réponse pour relancer notre économie :

Dans une rentrée sociale et économique agitée le gouvernement a non seulement aucune proposition pour enrayer « la crise » mais se voit dans l’obligation de revoir les chiffres de croissance à la baisse. La situation de l’emploi ne s’améliore  que de façade et la France peine à reprendre le chemin de l’investissement, de la consommation et de ses exportations. La réalité du chômage en France représente 4,2 millions de personnes sans emploi ou avec très peu d’heures de travail.

Doit on rappeler les critiques il ya quelques mois de Madame Lagarde à l’égard de l’Allemagne ?

Et pourtant l’Allemagne a relancé son économie et connait un taux de croissance qui devrait se situer dans les 3%.

La France dans la plus optimiste des prévisions devrait connaitre un taux de 2% (peut réalisable) nous serons aux environs de 1,5% de croissance.

Quel avenir pour la France ?

Là aussi, permettez-moi d’observer que les réformes structurelles de la France ne sont pas menées dans le sens d’une croissance durable :

Faire des économies et une chose – Créer de l’économie en est une autre !

La France ne pourra pas être solidaire et encore moins conserver ou améliorer son système social sans la création de richesse.

Les partis politiques ?

L’UMP devenu les prémisses même d’une dictature sans précédent : Parti nationaliste à outrance, un Xavier Bertrand qui avait annoncé un nombre record de militants sous son secrétariat. Le seul résultat aujourd’hui c’est que nous sommes nombreux à avoir refusé les propos et la nouvelle doctrine de l’UMP. Les instances dirigeantes cautionnent  les erreurs du gouvernement.

Le PS devenu le « non » à tout, le « oui » aux ambitions personnelles. Aucune proposition face à la crise ; aucune proposition concernant les retraites : ah ! si ! restons comme nous sommes ! tout va bien le déficit importe peu !

Le PC devenu l’ombre de lui-même (à Evreux il n’en reste plus que 2) vous en avez croisé vous ?

Les Ecologistes ça bouge un peu mais pas une seule proposition économique et sociale !

Le chemin sera long… le temps sera court… mais avec Dominique De Villepin ensemble construisons le présent et l’avenir !

Philippe BRENNETOT

Rubrique "témoignages" & "contributions"

Vous pouvez nous envoyer vos contributions ou bien répondre à l'une de ces questions : Pourquoi avez-vous adhéré à République Solidaire ? Comment imaginez-vous la France dans dix ans ? Quelles sont vos attentes de la politique ? Vous pouvez nous écrire à : resovillepincom@gmail.com

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