May 14th

Hollande "a l'étoffe" pour être président, selon Villepin (AFP, le 14 mai 2012)

By manu
François Hollande "a l'étoffe" pour être président de la République, a déclaré lundi l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, sans révéler pour qui il avait voté lors du second tour de la présidentielle. "Je suis convaincu qu'il a l'étoffe", a-t-il dit sur France 2. "Il (François Hollande) est préparé. C'est quelqu'un qui a concentré sa vie sur cet objectif. L'objectif de diriger... Il a des décisions difficiles à prendre, il a peu de temps pour faire ses choix", a ajouté Dominique de Villepin>. "Je crois que c'est un homme qui est capable de faire des synthèses... Nous avons besoin aujourd'hui d'équilibre dans notre pays. C'est la rude tâche qui est la sienne", a-t-il poursuivi. Dominique de Villepin n'a pas voulu indiquer s'il avait voté pour François Hollande au deuxième tour de l'élection présidentielle. "Ce serait une erreur que de vouloir jouer ces élections législatives comme un troisième tour de l'élection présidentielle", a-t-il poursuivi. "Il faut se préoccuper en politique en permanence de l'intérêt général français", a relevé l'ancien Premier ministre. L'ancien Premier ministre s'était clairement prononcé pendant l'entre-deux-tours contre Nicolas Sarkozy, dénonçant "les gages" donnés à "l'extrémisme". Dominique de Villepin a accusé à cet égard lundi l'UMP d'avoir "dérivé". "Je crois qu'il faut être en proposition et ne pas chercher à flatter telle et telle partie de l'électorat", a-t-il ajouté. Dominique de Villepin a souligné enfin "la nécessité de ne pas se limiter à une simple politique d'austérité" en Europe. "Nous avons besoin de croissance", a-t-il ajouté en mettant en garde contre les "risques de dérives populistes", non seulement en France, a-t-il dit, mais aussi aux Pays-Bas, en Autriche, en Finlande "et aussi dans certains pays d'Europe centrale". "C'est une menace pour l'Europe aujourd'hui", a-t-il insisté, en qualifiant de "sérieux avertissement" l'échec enregistré par Angela Merkel en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. "Nous devons trouver une stratégie d'équilibre pour l'Europe" permettant de "conjuguer rigueur et croissance, sans pour autant creuser les déficits", a-t-il conclu.
May 12th

Dominique de Villepin, "La nouvelle donne européenne" (Le Figaro, le 12 mai 2012)

By manu

La nouvelle donne européenne

 

L’élection française change la donne en Europe.  Plus qu’aucune élection des dernières années, l’élection de dimanche dernier a été lue par les opinions publiques européennes et mondiales à l’aune de la grande crise que nous traversons et de leurs propres préoccupations. Qu’on lise les journaux européens ou qu’on rencontre des responsables, comme je l’ai fait cette semaine en Europe centrale, il en ressort une idée : une stratégie centrée exclusivement sur l’austérité est vouée au rejet et à l’échec et cela même s’il est légitime de prendre en compte les préoccupations des Allemands mises en avant par Angela Merkel face au risque de laxisme.

Il y a là un paradoxe majeur. A l’heure où ils semblent avoir perdu confiance, les Français feraient-ils encore l’histoire, mais sans en avoir clairement conscience ? La nouvelle, au-delà de l’élection d’un homme, c’est que les Français ont retrouvé le levier d’Archimède perdu depuis longtemps. Contre toute attente, il y a aujourd’hui des marges de manœuvre inespérées pour la France  comme pour l’Europe. S’il y a un état de grâce, c’est bien là. C’est aussi un fait politique dont il faut prendre acte dès maintenant, sans attendre l’issue des législatives, et qui s’impose à tous, à gauche comme à droite.

Ne laissons pas passer l’histoire, car la fenêtre de tir sera brève, tant les logiques politiciennes vont essayer de reprendre le dessus. La France doit faire un choix et l’assumer clairement.

Il ne s’agit plus pour notre pays d’endosser une stratégie d’austérité sans fin. L’exigence de croissance est désormais sur la table et personne n’a rien à gagner à faire marche arrière.

Il ne s’agit pas davantage pour la France de prendre la tête des pays du sud endettés pour rompre les digues de la rigueur. L’élection grecque, au même moment, est un signal d’alerte que nous devons entendre. Ne laissons pas se déchirer toute l’Europe en camps antagonistes.

Il y a un chemin d’équilibre à trouver qui ne saurait être un chemin de confrontation, mais le choix d’un compromis constructif. Bâtir ce nouveau consensus, c’est la responsabilité de la France aujourd’hui, en s’appuyant sur l’esprit d’union nationale et d’union des Européens autour de l’intérêt commun.

Comment faire ?

Première exigence, gardons nous de faire des législatives un troisième tour : ni revanche des tenants de l’austérité, ni surenchère des partisans du laisser-aller financier. Ce serait une erreur historique alors même que nous avons besoin d’un débat politique vigoureux, équilibré et tourné vers l’avenir. Le peuple français a parlé et ce message de croissance doit désormais être incorporé par les programmes de toute la gauche comme par ceux de la droite, qui doit comprendre qu’on ne gagne pas une élection en menant la bataille d’hier. Sachons-nous adapter à ces nouveaux enjeux, dans le respect de nos convictions et de nos différences.

Deuxième exigence, soyons dès aujourd’hui en initiative sur le front européen. François Hollande a aujourd’hui la lourde tâche d’imprimer une marque et une vision en faisant levier sur les prochains rendez-vous, le conseil informel de l’UE, la rencontre du G8, le sommet de l’OTAN. C’est dans les premiers jours que se cristallise l’image mondiale d’une présidence. Cela suppose un axe fort et c’est celui de la réconciliation.

Réconciliation européenne, d’abord, grâce à une stratégie de croissance et de stabilité qui aille au-delà d’un compromis boiteux entre relance de la consommation et rigueur budgétaire et qui évite les affrontements stériles. Il faut des réformes structurelles pour la compétitivité, pour l’innovation et la recherche en Europe, pour une politique énergétique commune. Il faut des euro-obligations affectées au financement de grands projets. L’exigence prioritaire, c’est de refonder la relation franco-allemande, de façon plus ambitieuse pour nos deux pays et pour l’Europe. Mais il faut également sortir du huis clos franco-allemand en développant une approche plus collégiale de l’Europe.

Réconciliation des rives de la Méditerranée ensuite en faisant de la présidence de François Hollande le temps du rapprochement et du dialogue stratégique, notamment avec le Maghreb. La relation avec l’Algérie reste un frein psychologique de notre politique étrangère et même de notre identité mondiale. Nous devons retrouver une politique arabe dans un contexte où stabilité ne saurait plus être synonyme de statu quo.

Réconciliation du nord et du sud dans une mondialisation qui multiplie les incompréhensions, enfin. Le G8-G20, auquel Nicolas Sarkozy a su donner une nouvelle impulsion au lendemain de la crise de 2008, doit s’atteler à une régulation de la mondialisation fondée sur des bases crédibles de réciprocité et de juste échange. Le cycle de Doha, bloqué, doit laisser la place à une nouvelle approche. A l’échelle du monde, nous devons mesurer à quel point nous devons aller plus loin dans notre partenariat avec certains pays-clé comme la Russie ou la Turquie, indispensables à toute ambition mondiale, sans parler de la Chine avec laquelle nous devons poser les bases de la confiance, à l’heure où elle aussi s’engage dans le renouvellement de ses dirigeants.

Ne gâchons pas cette chance historique de faire entendre le message de la France. C’est le combat du gaullisme, c’est l’héritage d’un demi-siècle de construction européenne, c’est la vocation de la France depuis toujours de chercher le dialogue  et de jeter des ponts.

 

Dominique de VILLEPIN

 

Ancien Premier Ministre



May 11th

LA PAGE BLANCHE...

By JARDRY JEAN-MICHEL

Cinq jours seulement depuis la victoire de FH, l'impatience de l'analyse doit-elle guider nos réfléxions, la confirmation d'un silence réfléchi suffit-elle à définir une stratégie, la chasse aux informations de couloir parfois vicieuses, vengeresses ou désabusées peut-elle satisfaire notre curiosité militante, l'avenir de NS, le futur de FH, le sort de FB, les alliances de MLP, le combat de JLM doivent-ils troubler nos nuits et parasiter nos consciences ?
J'en doute. L'analyse impartiale et honnête du présent devrait nous suffire, nous devrions ouvrir un "journal collectif" des faits marquants qui se sont déroulés depuis le 7 Mai et qui vont continuer les semaines et mois à venir..avec son lot de surprises, de déceptions, de confirmations, d'espoirs , de trahisons aimables et de reniements justifiés et mondains !
Le rouleau compresseur de l'actualité internationale politique, économique, financiere ou géopolitique va fatalement briser des rêves, l'esquive ne sera plus une arme, une France politique nouvelle est en gestation,  une Europe corrigée sera nécessaire, un monde multipolaire confirmé .
Une page blanche de notre avenir commun est offerte, le nouveau Président conforté par une puissance inégalée de pouvoirs locaux, régionaux, nationaux va devoir l'écrire. Pourra t-il le faire avec son seul statut d'homme de gauche ou celui de Président rassembleur du peuple et de tous les talents disponibles, au dessus des partis ?
Les temps sont et seront difficiles, dans la tempête certains vont défendre leurs ports d'attache pour vivre, les naufragés de la présidentielle chercheront un radeau pour survivre, le mois qui vient sera celui de la déraison, des enchères gratuites, des bouffonneries, de la suffisance, de l'arrivisme arrogant, chacune et chacun voulant conserver ou gagner son poste de parlementaire "inutile"..à la lumière du quinquennat écoulé ...
La lutte sera farouche et cinglante mais aussi tellement dérisoire , le  18 juin date symbolique,  nous aurons les forces ploitiques en présence identifiées et authentiques, le jeu des alliances et des reports aura fait ses ravages.
Les marchés auront manifesté leur fiel ou leurs encouragements, l'Allemagne aura choisi son destin,  l'Europe sa vision et FH sa vérité.
Les conditions de sortie du silence seront alors réunies pour Dominique de Villepin, l'heure du choix, du traçé de la voie, du renouveau de l'action  pourront être affirmés. L'Intérêt général deviendra LA seule et unique priorité du Président pour dompter sans drame une crise incendiaire et tenace par ce président normal. Les hommes d'Etat sortiront de l'ombre, ils existent  aujourd'hui,  beaucoup se taisent...pour les absents de cet ultime rendez vous il restera..l'exil égoîste mais tellement grisâtre !

May 6th

François Hollande élu président de la République (Reuters, le 6 mai 2012)

By manu
François Hollande a été élu dimanche président de la République, selon les estimations des instituts de sondage.

Harris Interactive/Viadeo donne le candidat socialiste vainqueur à 51,9% des voix contre 48,1% au président sortant Nicolas Sarkozy, avec une abstention à 18,6%.

Apr 27th

Dominique de Villepin: "Halte au feu" (Le Monde, 27 avril 2012)

By manu
Halte au feu ! La campagne du premier tour a été indigente. Celle du second devient indigne. L’instrumentalisation de faits divers, l’improvisation de bien des propositions, le débauchage sans vergogne de voix extrémistes, tiennent aujourd’hui lieu de débat. Les lignes rouges républicaines sont franchies une à une. Je veux le dire aujourd’hui avec gravité. C’est une route sans retour.
Apr 25th

55,81%, VICTOIRE DE JANUS ? OU...

By JARDRY JEAN-MICHEL

Dans la mythologie romaine, Janus est un dieu à une tête mais deux visages opposés, gardien des passages et des croisements, divinité du changement.., de la transition..
Avec 55,81 % les scores cumulés de FH et de NS représentent-ils la victoire d'un même système avec deux visages ? Autrement dit ces deux acteurs veulent-ils le maintien "rustiné" d'un monde épuisé, en entretenant des  fausses querelles de boutiquiers repus, pour égarer ou distraire un peuple inquiet.

Apr 18th

Une attente prometteuse !

By Lee73

Cette morne campagne s'achève donc, dans sa première partie, dès dimanche prochain. La victoire prévisible du candidat socialiste le 6 mai devra être mesurée à la même aune que celle de François Mitterrand en 1981. La France ne s'est pas réveillée socialiste le 11 mai, il y a désormais plus de trois décennies ; elle ne se révèlera pas davantage acquise aux thèses du PS le 7 mai prochain. La victoire de François Hollande sera au moins autant celle du rejet brutal d'un président sortant ayant failli à sa mission.

Apr 17th

L'ex-ministre chiraquienne Brigitte Girardin votera Hollande (AFP, le 17/04/2012)

By manu
L'ex-ministre de l'Outre-mer de Jacques Chirac Brigitte Girardin, une proche de Dominique de Villepin, a annoncé mardi à l'AFP qu'elle voterait pour le candidat PS François Hollande "dès le premier tour", pour "mettre fin à une politique qui, pendant cinq ans, a affaibli notre pays". "Souhaitant mettre fin à une politique qui, pendant cinq ans, a affaibli notre pays, a divisé les Français et a remis en cause la politique pour l'outre-mer que j'avais mise en place entre 2002 et 2005, mon vote personnel se portera sur François Hollande dès le premier tour, sans qu'il s'agisse d'un quelconque ralliement au candidat socialiste", écrit Mme Girardin dans un communiqué à l'AFP. "Seul Dominique de Villepin paraissait susceptible de mener cette politique de rassemblement des Français si nécessaire pour redresser notre pays. Son empêchement à participer à la campagne pour l'élection présidentielle ne m'amène pas à soutenir un autre candidat", ajoute Mme Girardin, qui a tenté en vain avec l'ex-Premier ministre de collecter les 500 signatures de maires. "Par fidélité et affection à l'égard de Jacques Chirac, j'ai toujours désapprouvé toute instrumentalisation de sa parole et aujourd'hui, je reste sur cette position", ajoute Mme Girardin alors que le co-auteur des mémoires de Jacques Chirac affirme que l'ex-président allait voter François Hollande. Le bureau de Jacques Chirac, dans une mise au point à l'AFP, a indiqué que "personne n'est habilité à s'exprimer" en son nom et qu'il ne fera "aucune déclaration publique dans le cadre de ce scrutin".
Apr 11th

SANS DDV, QUEL CHOIX ?

By JARDRY JEAN-MICHEL

Dans douze jours, au soleil levant nous devrons faire un choix dans la solitude et le silence, l'absence de Dominique nous épargne t-elle l'exercice du devoir. Doit-on se rendre aux bureaux de vote ? se réfugier dans l'abstention, barrer un bulletin en le rendant nul, chahuter sa conscience par la provocation intime d'un vote extrême. Rien ne m'autorise à tracer une ligne de conduite, mais l'évocation ardente d'une synthèse cruelle de cette campagne ne m'est pas interdite..

Apr 3rd

L’espérance volée des partisans de Dominique de Villepin (Le web-journal de l'Essonne, Essonne Info)

By manu

La défaite de Dominique de Villepin dans la course aux cinq cents parrainages ne démotive pas les militants de République solidaire. Anne-Béatrice Delange pousse son « coup de gueule » contre ceux qu’elle juge à l’origine « d’un déni manifeste de démocratie ».
Anne-Béatrice Delange, militante du mouvement de Dominique de Villepin République solidaire dans le département, a tenu à faire parvenir à la rédaction d’Essonne Info la « honte » qu’elle ressent face à cette « candidature bâillonnée d’un ancien Premier ministre privé de s’exprimer devant les électeurs ». Évoquant les pressions des grands partis « exercées sur les élus pour qu’ils ne lui [NDLR : Dominique de Villepin] donnent pas leur signature », cette ancienne adjointe au maire de Bures-sur-Yvette (1983-1989), admire le « courage » de Dominique de Villepin « face à la frilosité d’une majorité plus soucieuse de garder ses postes d’élus que de l’intérêt de la France ».

« Notre espérance pour la France nous a été volée ! »

N’ayant pu déposer avant la date butoir du vendredi 16 mars, les cinq cents parrainages au Conseil constitutionnel – qui apublié samedi la liste des parrainages -, Anne-Béatrice Delange renvoie dos à dos le PS et l’UMP. Engagée au RPR, avant de le quitter pour des raisons familiales en 1995 et de rejoindre la mouvance villepiniste en 2007, dans l’éventualité d’une candidature de celui qui était encore Premier ministre, face à Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, considère que ces « deux partis qui s’octroient le monopole du pouvoir », sont à l’origine « d’un déni manifeste de démocratie ».
« Alors qu’un candidat qui ose prononcer les mots de « devoir » et d’« intérêt général », il faut l’éliminer de la compétition et le bâillonner pour qu’il ne  vienne pas déranger les rapaces qui par leur inconscience plongent la France dans une situation qui se dégrade de jour en jour et accueillent les ouvriers qui viennent exposer leur détresse à coups de gaz lacrymogène, de CRS… »
« Nous n’allons pas rester inactifs sur le bord du chemin et  regarder sans réagir les autres candidats s’emparer de son programme comme des rapaces allant jusqu’à reprendre sans vergogne ses termes puisqu’ils ont réussi à le priver du droit à la parole et à la candidature que tant de nos concitoyens (jamais interrogés par les sondages mais bien présents) appelaient de leurs vœux. Lors de nombreux tractages que nous avons effectués sur les marchés de l’Essonne, nous avons pu constater que la candidature de Dominique de Villepin suscitait une grande espérance et qu’il jouissait d’un fort coefficient de sympathie. »
Comme beaucoup de militants engagés à République solidaire, Anne-Béatrice Delange continuera à « soutenir sans relâche Dominique de Villepin et à faire connaître ses idées en vue d’échéances futures. »

 

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